International
Etats-Unis

Le temps est écoulé pour Donald Trump en Iran

epa12925358 US President Donald J. Trump takes questions from the press during an executive order signing event in the Oval Office of the White House in Washington, DC, USA, 30 April 2026. EPA/AARON S ...
Keystone

«Le temps est écoulé» pour Donald Trump

L'heure limite sonné pour le président américain: après 60 jours de conflit, il doit désormais obtenir l'autorisation du Congrès pour poursuivre son intervention militaire en Iran. Mais il pourrait bien faire la sourde oreille.
01.05.2026, 06:2101.05.2026, 06:21

Le président américain Donald Trump arrive vendredi à l'heure limite de 60 jours pour obtenir l'autorisation du congrès dans le conflit contre l'Iran. Mais son gouvernement laisse entendre qu'il ignorera cette obligation.

Selon la constitution, seul le congrès des Etats-Unis d'Amérique a le pouvoir de «déclarer» la guerre. Une loi adoptée en 1973 permet cependant au président de déclencher une intervention militaire limitée pour répondre à une situation d'urgence créée par une attaque contre le pays. Le même texte exige que le président, s'il engage des troupes américaines plus de 60 jours, obtienne une autorisation du pouvoir législatif, différente d'une déclaration de guerre.

Le conflit avec l'Iran a débuté le 28 février, mais la notification officielle de la Maison-Blanche au Congrès concernant le début des hostilités n'est intervenue que deux jours après. Vendredi représente donc la date limite de 60 jours pour obtenir l'autorisation des parlementaires pour poursuivre le conflit, sans quoi Donald Trump serait dans l'obligation de retirer les forces américaines.

👉Notre suivi en direct de la guerre en Iran👈

Mais son gouvernement argue du contraire. «Nous sommes dans un cessez-le-feu actuellement, ce qui signifie, de notre point de vue, que l'horloge des 60 jours est suspendue», a déclaré jeudi le ministre de la défense, Pete Hegseth, lors d'une audition au Sénat.

epa12924734 US Secretary of Defense Pete Hegseth testifies before the Senate Armed Services Committee in the Dirksen Senate Office Building in Washington, DC, USA, 30 April 2026. Hegseth appeared befo ...
Pete HegsethKeystone

«Les hostilités qui ont commencé le samedi 28 février sont terminées», a ajouté un haut responsable de l'administration. «Il n'y a pas eu d'échanges de tirs entre les forces armées américaines et l'Iran depuis le mardi 7 avril».

Un blocus américain toujours en cours

Cet argument a été rejeté par l'opposition démocrate. Pour le chef de la minorité au Sénat, Chuck Schumer, «Pete Hegseth ne peut pas se contenter de mettre le compte à rebours sur pause quand des troupes américaines sont toujours exposées au danger».

Malgré le cessez-le-feu, la marine américaine procède en effet toujours à un blocus du détroit d'Ormuz. «Depuis 60 jours, les républicains se sont tourné les pouces», a accusé Chuck Schumer. «Et bien, je dis à mes collègues: le temps est écoulé», a-t-il ajouté, appelant les sénateurs républicains à commencer à s'élever contre la guerre en Iran.

Senate Minority Leader Chuck Schumer, D-N.Y., speaks on fair elections and the Supreme Court's ruling to strike down a majority Black congressional district in Louisiana, at the Capitol in Washin ...
Chuck SchumerKeystone

Depuis le déclenchement du conflit, les démocrates ont tenté à plusieurs reprises de faire adopter un texte prévoyant de limiter les pouvoirs militaires de Donald Trump contre l'Iran, en vain. Mais certains élus républicains ont prévenu que, passé ce délai de 60 jours, ils pourraient commencer à exiger de l'exécutif qu'il obtienne une autorisation du congrès.

Sans l'appui de suffisamment d'entre eux, les démocrates ne disposent cependant pas de réels recours pour que le gouvernement respecte la date limite. (jzs/ats)

Trump menace l'Iran de destruction totale
Video: extern / rest
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
1 Commentaire
Votre commentaire
YouTube Link
0 / 600
1
Cette décision radicale plonge le marché pétrolier dans l'incertitude
Est-ce la fin de l'Opep? La question se pose après le départ annoncé mardi par les Emirats arabes unis, car si ce n'est pas le premier pays à quitter le groupe, c'est de très loin le plus important à franchir le pas.
Avant que la guerre au Moyen-Orient ne chamboule les flux énergétiques du Golfe, les Emirats arabes unis étaient le quatrième plus grand producteur des 22 membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés (Opep+), derrière les deux mastodontes du cartel que sont l'Arabie saoudite et la Russie, puis l'Irak.
L’article