Vingt-sept journalistes ont été tués dans le monde depuis janvier
Vingt-sept journalistes ont été tués dans le monde depuis début janvier. Deux tiers des victimes (16) sont de la responsabilité des autorités israéliennes, a affirmé vendredi l'ONG genevoise Presse Emblème Campagne (PEC), à deux jours de la Journée mondiale de la liberté de la presse.
Après les records observés depuis 2023 avec plusieurs conflits importants dans le monde, le nombre de victimes reste significatif.
Au Proche et au Moyen-Orient, neuf personnes ont été tuées au Liban, six dans la bande de Gaza, un en Iran et un en Syrie. Toutes sauf une ont succombé à des tirs israéliens. «Inacceptable», selon le président de la PEC Blaise Lempen. Il dénonce dans un certain nombre de cas une «volonté délibérée» de tuer des journalistes, ce qui constitue un «crime de guerre».
L'Etat hébreu justifie ces décès en accusant ces personnes d'être affiliées au Hamas ou au Hezbollah. Dans tous les cas, tant que celles-ci ne combattent pas, elles ne peuvent être éliminées au regard du droit international, ajoute l'ONG.
La PEC dénonce l'impunité pour les responsables des tirs, de même que l'absence de réaction de la communauté internationale. En dehors du Proche-Orient et du Moyen-Orient, sept autres pays ont fait face à des décès de journalistes cette année, dit encore l'ONG . (tib/ats)
