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Tristan Brenn défend le travail de la SRF dans l'affaire Patrick Fischer

Tristan Brenn défend le travail de la SRF dans l'affaire Patrick Fischer

Le rédacteur en chef de la SRF, Tristan Brenn, réagit pour la première fois à l'affaire Patrick Fischer, défendant le travail journalistique et dénonçant l'hostilité envers les journalistes.
25.04.2026, 11:1825.04.2026, 11:18
epa12755009 Switzerland ́s head coach Patrick Fischer during the Men's Ice Hockey quarterfinal match between Finland and Switzerland at the Milano Cortina 2026 Winter Olympic Games in Milano, Ita ...
Patrick FischerKeystone

Le rédacteur en chef de la SRF Tristan Brenn s'exprime pour la première fois sur l'affaire concernant l'ex-sélectionneur de l'équipe suisse de hockey Patrick Fischer. Dans une interview accordée à Schweiz am Wochenende, il défend le travail journalistique et dénoncé l'hostilité publique dont sont victimes les professionnels des médias.

Brenn indique être en congé sabbatique prévu de longue date, mais avoir été impliqué dans toutes les décisions concernant l'affaire Fischer. Son adjoint et directeur des informations télévisées Gregor Meier a défendu publiquement la décision du rédacteur en chef.

Tristian Brenn se dit préoccupé par la manière dont les journalistes sont accusés publiquement. Cela met en danger le journalisme indépendant dans son ensemble: «Tous ceux qui effectuent des recherches se demanderont:» Est-ce que je souhaiterais me retrouver dans une telle situation?

Avec du recul, il porte un regard critique sur l'intervention du journaliste de la SRF Pascal Schmitz dans l'émission «10vor10», à l'origine de l'affaire. «C'était factuellement et journalistiquement correct, mais faisait de notre repoter une cible», selon Brenn.

Réactions «sous-estimées»

La décision de ne pas voir Schmitz cette semaine à l'antenne comme présentateur a été prise la semaine dernière, d'un commun accord avec le journaliste. «Egalement pour le protéger après les attaques massives dont il a été victime», poursuit Tristan Brenn. La rédaction en chef est en contact étroit avec Pascal Schmitz. Elle analyse la situation ainsi que les accusations actuelles.

La Weltwoche a révélé dernièrement que Schmitz avait tenu il y a plusieurs années des propos «grossiers, obscènes et insultants» sur les réseaux sociaux. Son employeur se distancie fortement de ces propos, selon Tristan Brenn. Et d'ajouter que les déclarations privées d'il y a 15 ans sur les réseaux sociaux n'ont rien à voir avec l'affaire Fischer. De plus, Pascal Schmitz n'a jamais commis de faute en tant qu'employé de la SRF. On ignore la date à laquelle il sera de retour derrière les caméras.

Dans un premier temps, la rédaction en chef a probablement sous-estimé la colère qui allait naître de l'affaire, selon Brenn. Mais Patrick Fischer est une personnalité publique. Il a «compromis la participation aux Jeux olympiques de Pékin, mis en danger la santé d'autrui et induit le public en erreur». Ainsi, compte tenu de l'intérêt public et si c'était à refaire, il est «certain» que la SRF publierait à nouveau ses révélations.

«Pas d'autre choix que de publier»

Le rédacteur en chef souligne encore que la conversation entre Pascal Schmitz et Patrick Fischer, lors de laquelle ce dernier a révélé avoir falsifié un certificat Covid pour aller en Chine, n'a pas eu lieu «en off». Si ça avait été le cas, un accord entre les deux parties aurait été nécessaire avant de publier l'information. Or Patrick Fischer a évoqué spontanément, lors du tournage d'un portrait, la falsification du certificat.

Dès lors, «ce n'était pas un abus de confiance. Nous n'avions pas d'autre choix que de publier», tranche Tristan Brenn. En effet, en tant que chaîne publique, la SRF ne peut pas cacher délibérément un fait pertinent et documenté. (dal/ats)

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