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VTT: Van der Poel veut marquer l'histoire à Crans-Montana

Mathieu Van der Poel veut marquer l'histoire du cyclisme en Valais

Le Néerlandais vient d'annoncer que son grand objectif de la saison était le titre mondial en VTT, qu'il espère décrocher à Crans-Montana. Alex Moos ne l'en croit pas capable mais s'il y parvient, «MVDP» réaliserait un fantastique quadruplé.
09.01.2025, 05:28
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Les Valaisans avaient plein de raisons de se réjouir lorsque, fin septembre 2020, leur canton a été désigné pour accueillir les Mondiaux de VTT en 2025 (sept disciplines dans sept lieux durant deux semaines). Ils en ont désormais une de plus, car Mathieu Van der Poel, l'un des cyclistes les plus doués de sa génération, vient de confirmer que son objectif principal de la saison sera le titre mondial de cross-country à Crans-Montana (14 septembre).

«Si je pouvais choisir, j'aimerais devenir champion du monde de VTT cette année. Je n'y suis pas encore parvenu, et j'y pense toujours»
«MVDP» au media Sporza

Si le petit-fils de Raymond Poulidor y pense aussi fort, c'est d'abord parce que c'est la dernière récompense qui manque à son formidable palmarès. Le polyvalent néerlandais a déjà remporté au moins une couronne mondiale en cyclo-cross, en gravel et sur la route. Il ne lui en manque qu'une en VTT pour réaliser un incroyable quadruplé, terminer les travaux du salon et poser le seul trophée qui lui manque au-dessus de la cheminée. Or il a toutes les qualités pour se hisser au sommet de la discipline et l'a déjà prouvé par le passé.

«MVDP» a fini 3e aux Mondiaux de cross-country (2019), il a été deux fois 2e du classement général de la Coupe du monde (2018 et 2019) et est même devenu champion d'Europe (2019). Mais il a aussi chuté aux JO de Tokyo (2021) ainsi qu'aux Mondiaux de Glasgow (2023), deux souvenirs douloureux qu'il espère exorciser cette saison.

Moos n'y croit pas

Sur le papier, le projet est alléchant. Van der Poel a l'âge de l'expérience et de la fougue (30 ans le 19 janvier prochain) et il n'a pas à choisir entre les Mondiaux de VTT et de la route, puisque la seconde compétition, organisée au Rwanda deux semaines après le rendez-vous de Crans-Montana, propose un parcours trop vallonné (5500m de dénivelé sur 270 kilomètres) pour ses qualités. L'Union cycliste internationale (UCI) a d'ailleurs déjà promis que le tracé africain sera «le plus difficile de l'histoire».

Le problème, pour «MVDP», c'est que le parcours valaisan de cross-country est plus exigeant que celui d'autres épreuves de Coupe du monde, avec ses trois passages extrêmement techniques. «Ce n'est pas un tracé taillé pour lui», assène Alex Moos, ex-coureur sur route, cyclo-crossman et vététiste, aujourd'hui directeur sportif du team BMC.

Van der Poel en visite chez Canyon à Coblence.
Van der Poel en visite chez Canyon à Coblence. Image: Instagram

Le Valaisan connaît bien le parcours de Crans-Montana, puisqu'il y a accompagné ses coureurs la saison dernière lors de l'épreuve de Coupe du monde, sorte de répétition générale à un an des Mondiaux. Et il en est convaincu: «MVDP» aura beaucoup de mal à devenir champion du monde le 14 septembre prochain.

«Van der Poel est bien plus à l'aise sur un parcours roulant et artificiel, avec des montées en force, des faux-plats montants. L'épreuve des Mondiaux de Glasgow (2023) et celle de Lake Placid en Coupe du monde (2024) étaient faites pour lui, mais pas le tracé de Crans-Montana, qui sera réservé à des gars comme Flückiger et Pidcock, ainsi qu'à tous ceux qui étaient devant sur le circuit Coupe du monde l'an dernier, et qui s'investissent beaucoup plus dans la discipline.»

C'est justement l'autre problème auquel le Néerlandais est confronté: son manque de pratique en cross-country, et donc de repères.

«S'il veut être performant, il doit faire beaucoup plus de courses de VTT dans la saison, car c'est un autre pédalage que celui du cyclo-cross. S'il n'enchaîne pas les épreuves sur trois ou quatre mois en cross-country, il ne pourra pas rivaliser avec les meilleurs aux Mondiaux.»
Alex Moos

Or le coureur d'Alpecin-Deceuninck n'a pas vraiment prévu de faire des heurs supp' dans les bois cette saison. Il a déjà annoncé qu'il viserait à nouveau le doublé Tour des Flandres et Paris-Roubaix, avant de se mettre au service de son sprinter Jasper Philipsen sur le Tour de France, une course qu'il «n'aime pas trop».

epa11481856 Belgian rider Jasper Philipsen of Alpecin - Deceuninck celebrates with his teammate Dutch rider Mathieu van der Poel after winning the 16th stage of the 2024 Tour de France cycling race ov ...
Philipsen avait chaleureusement remercié Van der Poel après sa victoire à Nîmes l'an dernier.Image: EPA AP POOL

Il ne lui restera alors que 49 jours (l'écart entre la dernière étape du Tour et la course de Crans-Montana) pour penser au titre mondial de cross-country, et planifier le casse du siècle, celui qui lui permettra d'obtenir enfin le dernier joyau qui manque à sa couronne.

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