Voici la raison du carton rouge d'Embolo
Tout semblait aller mieux pour la Nati, menée 1-0 à la pause. Au retour des vestiaires, l'Argentine se montrait fébrile et refusait de jouer, tandis que Dan Ndoye avait fini par égaliser. Mais cinq minutes seulement après le but du 1-1, Breel Embolo a soudain écopé d'un carton rouge.
Au départ, c'est pourtant l'Argentin Leandro Paredes qui avait été averti pour un tacle sur l'attaquant suisse. Mais l'arbitre a ensuite été appelé par la VAR pour revoir les images. Il a alors constaté que Paredes n'avait commis aucune faute et qu'à l'inverse, Embolo avait simulé, une action condamnable d'un jaune.
Le carton rouge de Breel Embolo ⬇️
L'avertissement a donc été retiré au milieu de terrain argentin et adressé à l'attaquant suisse. Comme il s'agissait de son deuxième carton jaune, ce dernier a été expulsé. Embolo est ainsi devenu le quatrième joueur de l'histoire de la Coupe du monde à recevoir un deuxième carton jaune pour simulation, le premier depuis le Ghanéen Asamoah Gyan en 2006.
Cette situation illustre l'une des nouveautés de ce Mondial. Depuis le début de la compétition, la VAR peut intervenir pour corriger une situation de deuxième carton jaune, l'attribution d'un corner et donc l'identité d'un joueur sanctionné d'un avertissement.
La scène entre Paredes et Embolo rappelle exactement celle du match Etats-Unis–Paraguay, plus tôt dans la compétition. Tim Ream avait été averti à tort, alors que Miguel Almirón avait simulé. Après intervention de la VAR, l'arbitre avait finalement inversé la sanction. Heureusement pour Almirón, il ne s'agissait que de son premier carton jaune.
La sanction infligée à Breel Embolo, sorti du terrain en pleurs, peut sembler cruelle, surtout dans un match aussi important. D'ailleurs, même le célèbre consultant argentin de beIN Sports, Omar da Fonseca, a jugé sévère une telle expulsion après intervention de la VAR. Cependant, il ne s'agit ici que de la stricte application du nouveau règlement.
(roc)
