«Plus déterminés que jamais»: Infantino et la FIFA contre-attaquent
«Il est de plus en plus évident qu'il existe un effort concerté et continu de la part de certains pour saper la Fifa et son président», a déclaré l’instance samedi soir, dans un communiqué publié sur le réseau social X.
Dans sa prise de position, la Fifa n’a pas précisé quels articles ni quels acteurs elle visait. Elle s’est contentée d’affirmer que, dans les récentes publications médiatiques, des allégations non étayées et des affirmations manifestement fausses avaient été diffusées au sujet de l'instance et de son président.
Le communiqué de la Fifa
FIFA statement, attributable to FIFA spokesperson:
— FIFA Media (@fifamedia) August 8, 2026
Echoing the recent statements of CONMEBOL and CAF, as well as discussions with FIFA Member Associations and Confederations from around the world, FIFA will not support, facilitate or tolerate any process concerning the election…
La Fifa affirme vouloir «renforcer l'organisation» et «poursuivre le travail visant à rendre le football véritablement mondial», assurant «rester pleinement concentrée sur cette mission». L'instance basée à Zurich prévient aussi:
Après l’échec de son projet de commercialiser la Fifa, Gianni Infantino fait face à des critiques d’une ampleur inédite depuis son accession à la présidence, il y a dix ans. Le Suisse avait très récemment porté un projet – présenté fin juillet – visant à vendre à des investisseurs privés des participations dans les compétitions de la Fifa.
Après quelques jours seulement, le patron de l’instance mondiale du foot a dû abandonner son projet sous une forte pression. L’UEFA (l'instance européenne), en particulier, avait vivement critiqué ses plans. La fédération norvégienne de football, présidée par Lise Klaveness, a appelé Gianni Infantino à se retirer immédiatement, estimant qu’il avait perdu toute confiance.
Les Européens semblent faire bloc contre le Valaisan et menacent de boycotter les compétitions de la Fifa. Les fédérations d’Angleterre, de Suède, du Pays de Galles et de Serbie ont ouvertement retiré leur soutien au dirigeant controversé – pour l'instant seul candidat à sa réélection lors du prochain congrès de la Fifa qui aura lieu en mars 2027.
Oui à l’examen critique, non à la désinformation
Le communiqué de l'instance poursuit en affirmant que ceux qui ne bénéficient pas du soutien des associations membres de la Fifa ne devraient pas tenter d’obtenir, par des accusations, des insinuations ou de la désinformation, «ce qui ne peut être obtenu dans le cadre des procédures démocratiques établies de la Fifa».
L'instance affirme aussi qu'elle «accueille favorablement toute analyse objective. Toutefois, cette analyse ne saurait servir de prétexte pour déformer les faits, amplifier des allégations non fondées ou créer des diversions visant à entraver les progrès».
Infantino conteste tout comportement fautif
Samedi, il a en outre été révélé que l’UEFA avait versé, fin 2011, une importante indemnité à six chiffres à une ancienne collaboratrice de Gianni Infantino, à l’époque où celui-ci était secrétaire général de l’instance européenne, et avait financé une formation pour cette femme. Il s'agit d'une enquête du Telegraph, qui présente cette ex-collaboratrice comme étant l'ancienne maîtresse d'Infantino.
L’UEFA a indiqué que ce versement avait été effectué conformément aux règles alors en vigueur pour les collaborateurs quittant l’organisation. Ces dispositions ont été durcies depuis 2016.
Avant de devenir président de la Fifa, Gianni Infantino a travaillé pendant seize ans pour l’UEFA. Selon le Telegraph, la collaboratrice concernée avait alors rapidement accédé à un poste de direction nettement mieux rémunéré. Gianni Infantino a nié avoir eu un intérêt personnel dans l’évolution de carrière de cette femme.
(sda/yog)
