Le prologue pour Godon ++ Wawrinka déjà sorti
Dorian Godon signe un fracassant retour sur le Tour de Romandie
Deux ans après ses deux succès sur le Tour de Romandie, Dorian Godon a récidivé en enlevant le prologue de l'édition 2026. Le Français réalise une saison tonitruante avec sa nouvelle formation Ineos.
Après s'être imposé sur son vélo de champion de France, le puncheur avait le sourire bien visible derrière sa moustache fournie. "J'adore les courses à +fromage+", s'est-il amusé devant la presse, en référence au prix décerné au vainqueur. Godon a concédé avoir saisi une opportunité sur un TdR difficile: "Dès que j'ai vu le parcours du Romandie, j'ai serré les fesses, car il y a beaucoup de montagne au programme. Il n'y aura pas beaucoup de possibilités pour moi."
Si les victoires d'il y a deux ans avaient le goût du déclic pour celui qui ne s'était jamais imposé sur le World Tour, ce début d'année 2026 a au contraire la saveur de la revanche, pour celui dont le contrat n'a pas été reconduit par son ancienne équipe Decathlon-AG2R au terme de la saison 2025. Roulant désormais pour la formation dirigée par Dave Brailsford, il compte cinq succès de prestige cette année: deux sur Paris-Nice (dont un contre-la-montre par équipes), deux sur le Tour de Catalogne et désormais une sur le Tour de Romandie.
"Physiologiquement, j'arrive à mes 30 ans, je suis donc dans mes plus belles années, a-t-il avancé. J'axe sur le côté sprint, à savoir des efforts de 30 secondes ou d'une minute, ce qui me convient mieux que lorsque je faisais des vrais entraînements de grimpeur."
Un succès qui n'est pas sans contrariété: Godon n'a pas pu arborer son maillot tricolore autant qu'il l'aurait souhaité à la faveur de ses résultats flamboyants. Mercredi, il portera le maillot jaune du leader du Tour de Romandie. "Un problème de riche", a-t-il conclu, goguenard.
Godon remporte le prologue du Tour de Romandie, Pogacar 5e
Le Français Dorian Godon a remporté mardi le prologue du Tour de Romandie à Villars-sur-Glâne. La star de l'épreuve Tadej Pogacar a dû se contenter du 5e rang, juste derrière le Suisse Mauro Schmid.
L'ogre slovène ne gagnera pas toutes les étapes de cette 79e édition du Tour de Romandie, auquel il participe pour la première fois cette semaine. Deux jours après avoir enlevé Liège-Bastogne-Liège pour la quatrième fois, le champion du monde est tombé sur plus fort que lui dans les rues de Villars-sur-Glâne (FR).
Dorian Godon a mis tout le monde d'accord sur ce parcours de 3,2 km peu technique et propice aux coureurs puissants pour s'emparer du maillot jaune de leader. Il a terminé son effort solitaire en 3'35, reléguant son premier poursuivant, le Portugais Ivo Oliveira, à plus de six secondes.
Le sprinteur de 29 ans s'était révélé en 2024 sur le Tour de Romandie en gagnant deux étapes à Fribourg et à Vernier (GE). Champion de France sur route en 2025, il avait déjà remporté une étape sur Paris-Nice et deux autres sur le Tour de Catalogne en mars.
Les protagonistes du Tour de Romandie auront droit mercredi à une 1re étape en boucles autour de Martigny (départ et arrivée). Ils devraient en découdre dans la longue et difficile montée vers Ovronnaz (8,9 km, à 9,7% de moyenne). Le sommet se situe néanmoins à plus de 30 km de l'arrivée.
Wawrinka battu d'entrée à Aix-Provence
Stan Wawrinka (ATP 106) est toujours en quête d'un premier succès sur terre battue en 2026. Le Vaudois a été éliminé d'entrée dans le Challenger d'Aix-en Provence mardi.
Finaliste malheureux l'an dernier dans la commune des Bouches-du-Rhône, Stan Wawrinka a été battu 6-3 6-4 en 1h21 par l'Autrichien Sebastian Ofner (ATP 83) au 1er tour. Les 90 points perdus dans l'aventure feront chuter le 16e de finaliste du dernier Open d'Australie au-delà de la 120e place du classement ATP.
L'ex-no 3 mondial, qui avait déjà été battu dès son entrée en lice dans ses trois premiers tournois joués sur terre battue cette saison (Challenger de Naples, Masters 1000 de Monte-Carlo et ATP 500 de Barcelone), en est désormais à cinq défaites consécutives. Son dernier succès date du 23 février, au 1er tour de l'ATP 500 de Dubai.
Stan Wawrinka n'a pas à rougir de cette défaite, subie face à un joueur qui tient la forme (Sebastian Ofner a gagné deux Challengers en mars, et a passé un tour dans le Masters 1000 de Madrid la semaine passée). Mais il a été largement dominé, perdant trois fois son service et ne convertissant aucune des trois balles de break qu'il s'est procurées.
Six Suisses et Suissesses en qualifications à Paris
Les Entry Lists des qualifications de Roland-Garros ont été dévoilées mardi par les organisateurs.
Six Suisses et Suissesses tenteront de décrocher leur ticket pour le tableau final du deuxième tournoi du Grand Chelem de la saison.
Leandro Riedi (ATP 129), Jérôme Kym (ATP 173) et Remy Bertola (ATP 212) ont passé le "cut" des qualifications chez les messieurs, tout comme Rebeka Masarova (WTA 124), Celine Naef (WTA 209) et Susan Bandecchi (WTA 213) dans le simple dames. Les qualifications doivent démarrer le lundi 18 mai sur la terre battue parisienne.
Cinq représentants de Swiss Tennis sont déjà assurés de figurer dans les tableaux principaux de simple. Stan Wawrinka (ATP 106) recevra une invitation pour sa dernière apparition dans un tournoi qu'il avait remporté en 2015, alors que Belinda Bencic (WTA 12), Viktorija Golubic (WTA 81), Simona Waltert (WTA 97) et Jil Teichmann (grâce à un classement protégé) ont été admises directement chez les dames.
Eder Militao opéré à une cuisse, probable forfait pour le Mondial
Eder Militao devrait être indisponible plusieurs mois et contraint de déclarer forfait pour le Mondial 2026 avec la Seleção.
Le défenseur brésilien du Real Madrid a été opéré avec succès à la cuisse gauche, selon son club.
"Notre joueur Éder Militão a subi aujourd'hui (mardi) une intervention chirurgicale réussie pour une rupture du tendon proximal du biceps fémoral de la jambe gauche", écrit le Real Madrid dans un communiqué, sans préciser la durée de l'absence.
Opéré dans une clinique en Finlande, sous la supervision des des services médicaux du club, le défenseur de 28 ans "commencera sa rééducation dans les prochains jours". Son absence est estimée à au moins cinq mois selon la presse espagnole et brésilienne.
Victime de blessures successives depuis deux ans, dont deux ruptures des ligaments croisés, Militao devrait donc manquer la Coupe du monde 2026 aux Etats-Unis, au Canada, et au Mexique (11 juin - 19 juillet). Un énorme coup dur pour le joueur comme pour son sélectionneur Carlo Ancelotti, son ancien coach à Madrid, qui le considère comme "l'un des meilleurs défenseurs du monde".
Jacques Cornu a tiré sa révérence
Le sport motorisé suisse est en deuil: l'un de ses plus illustres représentants, le Neuchâtelois Jacques Cornu, est décédé ce lundi à l'âge de 72 ans des suites d'une longue maladie, a appris Arcinfo.
Cornu s'est fait connaître dans les années 1980, quand il est arrivé en championnat du monde d'abord en tant que pilote privé, avec peu de moyens. Mais il s'est fait remarquer malgré un matériel peu compétitif, prenant notamment un incroyable deuxième rang en 250 cm3 à Assen lors du GP des Pays-Bas en 1984. Il a ensuite fait son chemin, devenant pilote d'usine dès 1985 avec le projet Parisienne et le team dirigé alors par Michel Métraux, le grand-père des soeurs golfeuses Kim et Morgane Métraux.
Pour l'anecdote, le "grand Jacques", comme il était surnommé, avait commencé la moto parce qu'il n'avait pas les moyens de se payer une voiture avec son salaire de mécanicien. Sur deux roues, il a trouvé sa voie. Le Neuchâtelois a d'abord brillé en devenant plusieurs fois champion de Suisse à la fin des années 1970, avant de passer à l'étage supérieur.
Eclectique, il a également brillé en endurance, remportant notamment le titre mondial en 1982 et les 24 Heures du Mans l'année suivante. Les gains empochés en endurance lui ont d'ailleurs permis de financer une partie de ses débuts en Grand Prix.
Il a mis un terme à sa carrière en 1990. Ensuite, la moto a continué de faire partie intégrante de son existence. Il a transmis son expérience à plusieurs générations de motards par le biais de la Cornu Master School, dont le but premier était d'apprendre aux pilotes à maîtriser leur engin afin d'éviter les accidents.
Sa santé lui a joué des tours lors de ses dernières années. Mais comme lorsqu'il pilotait sur les circuits, le Neuchâtelois a fait face et s'est accroché tant qu'il en a eu la force.
Sinner passe en quarts de finale à Madrid
Le no 1 mondial Jannik Sinner s'est hissé mardi en quart de finale du Masters 1000 de Madrid. L'Italien a dominé le Britannique Cameron Norrie (ATP 23) 6-2 7-5 en 8e de finale.
Jannik Sinner, qui avait perdu un set au tour précédent contre le Français Benjamin Bonzi, a cette fois largement dominé la première manche mais a eu un peu plus de difficultés dans la seconde. Il s'est imposé au final en 1h26.
L'Italien en est désormais à 25 succès consécutifs dans des tournois estampillés Masters 1000, lui qui a triomphé successivement à Paris l'automne dernier puis récemment à Indian Wells et Miami dans cette catégorie. Au tour suivant, il affrontera le Tchèque Vit Kopriva (ATP 66) ou le prometteur Espagnol Rafael Jodar (ATP 42).
Bruno Berner nouveau coach de Xamax
Bruno Berner est le nouvel entraîneur de Neuchâtel Xamax. Le technicien de 48 ans prendra ses fonctions le 1er juillet, a annoncé le club de Challenge League.
Ancien international suisse (16 capes), Bruno Berner s'est engagé pour une saison avec les Rouge et Noir. L'ex-joueur de Grasshopper, Bâle ou Leicester succédera à Anthony Braizat, dont le contrat n'a pas été renouvelé par les dirigeants neuchâtelois.
Le Zurichois occupait récemment un poste d'entraîneur-assistant en Australie. L'ancien latéral avait découvert l'élite du football suisse en tant que coach principal avec Winterthour, avant de se retrouver aux rênes de Grasshopper entre juillet 2023 et avril 2024.
"Je me réjouis de cette mission à Neuchâtel Xamax et j’espère qu’avec de la patience, de la ténacité et un travail précis, nous connaîtrons le succès ensemble", explique-t-il, cité dans le communiqué de Xamax.
Teddy Riner sera de la partie au Lausanne Grand Slam
Les amateurs suisses de judo seront gâtés cet été.
La première édition du Lausanne Grand Slam (28-30 août) pourra compter sur la présence de la superstar française Teddy Riner (37 ans), ont annoncé ses organisateurs mardi dans un communiqué.
Sacré pour la troisième fois champion olympique des plus de 100 kg en 2024 à Paris, Teddy Riner n'a pas disputé la moindre compétition depuis qu'il a été opéré d'un coude en début d'année 2025. Le géant de 2m04 et quelque 140 kilos a pour ambition de décrocher un quatrième titre olympique individuel en 2028 à Los Angeles.
"Revenir à la compétition est toujours un moment fort. Lausanne est une étape importante pour me remettre dans le rythme et retrouver des sensations", explique dans le communiqué du Lausanne Judo Grand Slam Teddy Riner, qui espère certainement briller dès cet automne à l'occasion des Mondiaux de Bakou (4-11 octobre).
Vegas égalise à 2-2 face à Utah
Vegas a égalisé à 2-2 dans le 1er tour des play-off de NHL qui l'oppose à Utah. Les Golden Knights sont allés s'imposer 5-4 après prolongation lundi sur la glace du Mammoth.
La franchise de l'Arizona, chez qui le portier bernois Akira Schmid est surnuméraire depuis le début de la série, a forcé la décision sur une réussite de Shea Theodore après 19'08 en "overtime". Elle avait égalisé à 4-4 à la 51e minute.
Les Golden Knights, qui restaient sur deux défaites d'affilée dans la série, ont joué à se faire peur dans cette rencontre. Ils menaient ainsi 3-0 après 23'26, mais ont concédé quatre buts consécutifs pour se retrouver menés 4-3 à la 46e.
A l'Est, Pittsburgh peut toujours espérer renverser Philadelphia. Les Penguins ont signé lundi leur deuxième victoire consécutive face aux Flyers, s'imposant 3-2 pour n'être plus menés que 3-2 dans ce derby de Pennsylvanie.
OKC "balaye" Phoenix au 1er tour des play-off
Tenant du titre, Oklahoma City s'est hissé sans trembler au 2e tour des play-off de NBA. Le Thunder a "balayé" les Suns en quatre matches en s'imposant 131-122 lundi à Phoenix.
OKC, qui affichait le meilleur bilan de la Ligue au terme de la saison régulière (64 victoires-18 défaites), signe ainsi son troisième "sweep" consécutif au 1er tour des séries finales. Le Thunder affrontera les Lakers ou les Rockets de Clint Capela en demi-finale de la Conférence Ouest.
Oklahoma City a une nouvelle fois pu compter sur son MVP Shai Gilgeous-Alexander pour faire la différence lundi. Le meneur canadien a réussi 31 points, distillant 8 passes décisives. Son équipe a brillé derrière la ligne des 3 points, avec 50% de réussite dans cet exercice (17/34).
Tête de série no 1 à l'Est, Detroit (60-22) est en revanche au bord du précipice. Les Pistons se sont inclinés 94-88 lundi sur le parquet d'Orlando, qui mène désormais 3-1 dans cette série. Le Magic, qui a dû passer par les barrages pour disputer les play-off, n'a pas gagné la moindre série depuis 16 ans.
Cooper Flagg (Mavericks) élu rookie de l'année
Cooper Flagg (19 ans) a été élu meilleur rookie de l'année, a annoncé la NBA lundi.
Le phénomène des Dallas Mavericks, no 1 de la dernière draft, Flagg succède au palmarès à deux joueurs des San Antonio Spurs: Stephon Castle (2025) et Victor Wembanyama (2024).
L'ailier-fort américain est sorti en tête du vote d'un panel de cent personnalités des médias suivant la ligue nord-américaine. Il devance de 26 points seulement l'arrière des Charlotte Hornets Kon Knueppel.
Elu meilleur lycéen du pays en 2024, puis meilleur basketteur universitaire lors de sa seule saison avec Duke (2025), Cooper Flagg a réussi une saison à la hauteur des attentes. Il est le premier rookie à trôner en tête de son équipe aux points, interceptions, rebonds et passes décisives depuis Michael Jordan (1985).
Si les Mavericks, en période de transition, sont restés scotchés en bas du classement (12es à l'Ouest), Flagg a cumulé de solides statistiques individuelles avec en moyenne 21 points, 6,7 rebonds et 4,5 passes par match. Plus tôt ce mois-ci, avec 51 points inscrits face à Orlando, il est devenu le plus jeune joueur de l'histoire de la NBA à signer une performance à plus de 50 points.
"Je veux gagner chaque course", lance Pogacar avant le TdR
Tadej Pogacar n'a pas caché ses ambitions pour sa première participation au Tour de Romandie. A la veille du prologue, le magicien slovène s'est déclaré confiant en vue de la victoire finale.
Devant un parterre de journalistes qui se sont pressés pour s'entretenir avec lui lundi, le quadruple vainqueur du Tour de France est arrivé d'un pas lent, avec un visage impassible qui trahit son ambition. "Je veux gagner chaque course à laquelle je prends part, a souligné d'entrée le grand favori de cette 79e édition. C'est un tracé difficile, avec un seul contre-la-montre mardi (réd: le prologue à Villars-sur-Glâne), mais qui me convient."
Pour la première course à étapes de son calendrier 2026, Pogacar est surtout en quête de certitudes en vue d'un potentiel 5e sacre sur les Champs-Elysées. "Je ne peux pas rester à la maison toute l'année et ne sortir que pour le Tour de France. J'ai besoin de courses afin de me jauger", s'est justifié le double champion du monde en titre.
Dimanche, le coureur de 27 ans a remporté Liège-Bastogne-Liège, seulement 48h avant de prendre le départ du TdR. Pour son 4e succès sur la Doyenne, le Slovène a confirmé sa forme étincelante en imprimant un rythme démentiel face à la promesse Paul Seixas dans la côte de La Redoute, qui compte pourtant un passage à 22%: 25 km/h de moyenne sur le tronçon, une explosivité dont il compte bien faire usage sur les routes romandes.
Si d'aucuns ne voient Pogacar défaillir lors des six étapes de la boucle romande, un élément pourrait cependant jouer contre lui: pour tenter de gagner Paris-Roubaix, le leader de la formation UAE a dû prendre du poids afin de gagner en stabilité sur les terribles pavés du Nord.
Mais ce poids supplémentaire, superflu sur des courses à étapes, ne l'inquiète pas outre mesure: "Si j'avais deux kilos de graisse en trop, je m'inquiéterais. Ici, les un ou deux kilos de muscles que j'ai en plus ne me gênent pas en vue de la semaine à venir".
Sa sérénité et son statut devraient lui permettre de lever les bras une nouvelle fois en Suisse, lui qui s'était emparé du tricot arc-en-ciel de champion du monde à Zurich en 2024.
Fribourg a-t-il perdu plus qu'un match?
Auteur d'un superbe début de match, Fribourg a perdu pied dans le tiers médian dimanche. Les Dragons se sont inclinés en prolongation 5-4, mais ils y croient pour l'acte VI mardi chez eux.
Le plan se déroulait sans accroc. 3-0 après les seize premières minutes de jeu, un power-play qui transforme l'essai après dix secondes, une triangulation magique et un but chanceux, tout semblait sourire à un Fribourg à l'heure. Dans cette série, l'équipe qui a marqué en premier s'était toujours imposée. Jusqu'à ce dimanche soir.
Dès la 18e, la machine noire et blanche s'est grippée. Davos a repris ses esprits et retrouvé son hockey. A trente secondes de la fin du premier tiers, les Grisons ont inscrit le premier but d'une remontada que certains redoutaient parmi les supporters des Dragons.
Cette réussite de Calle Andersson a redonné espoir aux Davosiens. "Le 3-1 leur a donné de l'énergie", a reconnu le coach fribourgeois Roger Rönnberg. Le deuxième tiers a d'ailleurs commencé comme un calvaire XL pour ses hommes. A la 23e, le goal de Frehner a fait douter les Fribourgeois. Huit minutes plus tard, le 3-3 de Jung a secoué la patinoire en mettant les Fribourgeois sur les pattes arrière. Le 4-3 de Stransky (36e) mettra un nouveau coup derrière la nuque de Sprunger et ses coéquipiers.
Une personne qui a dû cogiter à coup sûr dans le car en revanche, c'est Nathan Marchon. Le numéro 97, excellent dans cette finale, a offert le power-play victorieux à Davos en envoyant le puck au-dessus du plexi et alors qu'il n'était pas sous pression.
"On a eu tellement de chances de tuer cette rencontre, c'est vraiment dommage", a regretté Rönnberg. Sans nommer les opportunités de ses ouailles, on peut imaginer que le Suédois va longtemps se remémorer l'action de Dorthe à la 58e, puis le tir de Seiler presque dans l'enchaînement. Un peu comme le poteau d'Arola à l'occasion du 3e acte à la 59e. Sauf que Fribourg avait pu s'imposer à la 89e grâce à Sprunger.
"Rien n'a changé, a souri le coach fribourgeois à la question de voir son équipe le dos au mur. On doit gagner quatre matches. Personne n'a été champion avec seulement deux victoires. On a ce match à la maison et j'apprécie cette situation."
Benoît Jecker se réjouit aussi de cette dernière rencontre devant le public fribourgeois: "Hormis ce soir, on a toujours gagné à l'extérieur. C'est frustrant. Il faudra utiliser le public à la maison. On n'a jamais réussi à en profiter, mais on le fera mardi pour ce qui sera de toute façon le dernier match à Fribourg cette saison. Ce sera d'autant plus beau de fêter ça avec eux mardi."
Rester positif. La bonne attitude à avoir, à n'en pas douter.
Une 79e édition promise à Tadej Pogacar?
Le Tour de Romandie débute mardi à Villars-sur-Glâne. Le prodige slovène Tadej Pogacar est à la fois le favori annoncé et la plus grande attraction de cette 79e édition qui se terminera dimanche.
Les meilleures équipes cyclistes au monde s'apprêtent à sillonner les routes romandes. Décryptage des principaux enjeux d'une édition où l'actuel meilleur cycliste du monde rêve d'ajouter une nouvelle épreuve à son formidable palmarès.
Dès mercredi autour de Martigny, certains pourraient perdre des plumes dans la longue montée vers Ovronnaz. Après deux étapes où les puncheurs auront leur chance, le peloton retournera en terre fribourgeoise pour l'étape-reine de ce TdR: le tracé entre Broc et Charmey (149,6 km) samedi s'annonce décisif en vue du classement général de ce TdR, avec notamment la triple ascension de l'exigeant col du Jaun en point d'orgue.
L'ultime étape entre Lucens et Leysins donnera une dernière opportunité de glaner de précieuses secondes, même si la montée finale semble trop régulière pour créer de grosses différences entre les favoris.
Parmi ses adversaires annoncés, l'Allemand Florian Lipowitz sort du lot avec sa deuxième place début avril au classement général du Tour du Pays basque, derrière la promesse Seixas. Le vainqueur du maillot blanc de meilleur jeune du dernier Tour de France devrait être le chef de file de la formation Redbull Hansgrohe, avec à ses côtés le quadruple vainqueur de la Vuelta Primoz Roglic, peu en vue en 2026. Le Britannique Oscar Onley (Ineos Grenadiers) et le Français Lenny Martinez (Barhain Victorious) ont également les armes pour se glisser dans la lutte pour le maillot jaune.
