Werro bat son record ++ Djokovic forfait
Lindsey Vonn a été opérée une troisième fois de la jambe gauche
Lindsey Vonn a été opérée une troisième fois de la jambe gauche mercredi, a-t-elle annoncé sur Instagram. L'Américaine s'est gravement blessée dimanche lors de la descente olympique de Cortina.
"J'ai eu ma troisième opération aujourd'hui et ça a été un succès. Le mot +succès+ a un sens complètement différent par rapport à il y a quelques jours. Je fais des progrès et, même s'ils sont lents, je sais que ça va aller", a-t-elle écrit, en partageant une photo d'elle allongée sur un lit d'hôpital, où on voit sa jambe gauche consolidée par un impressionnant fixateur externe qui semble aller du tibia à la hanche en passant par le fémur.
La "Speed Queen", superstar attendue des JO à Cortina où elle visait l'or olympique en descente à 41 ans, seize ans après son titre à Vancouver, a chuté treize secondes après s'être élancée sur la piste de l'Olimpia delle Tofane dimanche.
Déséquilibrée sur une bosse en percutant une porte avec son bras droit, elle a été projetée en l'air et a violemment percuté la piste, sans perdre ses skis. Ses hurlements de douleurs ont été entendus par les téléspectateurs qui regardaient la course à la télévision.
La championne olympique 2010 de descente tentait un incroyable pari en convoitant l'or olympique après une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche survenue fin janvier à Crans-Montana (Suisse).
Elle avait repris sa carrière l'hiver dernier après presque six années d'absence et faisait figure de grande favorite des JO-2026 avec un impressionnant bilan de sept podiums en huit courses cet hiver, dont deux victoires, avant sa chute à Crans-Montana.
Pour Patrice Morisod, "Franjo, c'est l'insouciance"
Triple champion olympique à Bormio après sa victoire en Super-G mercredi, Franjo von Allmen est encore parvenu à se sublimer. Tentative de décryptage du phénomène bernois avec Patrice Morisod.
En dehors de l'hôtel des Suisses à Bormio, Franjo von Allmen se refait une petite tournée de questions devant la presse helvétique. Ce n'est plus un marathon médiatique à ce niveau, mais un Ironman. Dans ses poches, l'athlète de Boltigen tient précieusement ses trois médailles d'or qui font de lui désormais l'égal de Toni Sailer, Jean-Claude Killy et Janica Kostelic. Il les sort pour les photos avec ce sourire sincère qui semble ne jamais le quitter.
Ce sourire, justement, c'est ce qui fait en partie la différence selon Patrice Morisod, consultant de la RTS et ancien entraîneur des Suisses et des Français. "Ce flow, il l'a depuis un moment, explique le Valaisan. Il est dans la zone, mais pour moi, sa qualité première, c'est l'insouciance qu'il dégage. Il transpire tellement la joie de vivre et la joie simple de skier qu'on a l'impression que derrière, il n'a absolument aucune pression. Et je le comparerais un peu à Carlo Janka avec la joie de vivre en plus. Franjo, aujourd'hui, il aurait été le même s'il n'avait pas fait de médaille."
On sait que certains coureurs apprécient moins certaines conditions ou préfèrent quand la piste est verglacée. Franjo von Allmen donne le sentiment d'être à l'aise en toutes circonstances. "Franjo est rapide partout, mais il commet aussi encore des erreurs, relève le spécialiste. On l'a vu à Kitzbühel lors de la descente, quand il se laisse embarquer à la Hausberg avec tout son haut du corps. Là ça ne passe pas. On l'a vu à Wengen, quand il tente une ligne kamikaze au Kernen-S. Ce jour-là, il aurait pu gagner la course en se relevant 5 mètres avant. Mais non, il choisit d'aller au bout de ses idées. Je pense que c'est un bon plan. Ca lui a permis d'aller chercher trois médailles d'or, on doit juste tirer notre chapeau et le laisser un petit peu tranquille maintenant pour qu'il puisse faire une bonne fin de saison. Parce qu'il va lui falloir récupérer après ces journées incroyables."
Le Bernois ne sait pas encore quand il va rentrer en Suisse. Certainement qu'il ne sera plus en Valteline vendredi, mais à la maison. Il aura droit à quelques jours de repos, puisque les prochaines courses ne sont programmées qu'à la fin du mois à Garmisch avec une descente et un Super-G au programme sur la Kandahar.
Surprise d'entrée à Milan: la Slovaquie bat la Finlande
La Slovaquie a créé la surprise lors du premier match du tournoi olympique de Milan mercredi. Portée par Juraj Slafkovksy, elle s'est imposée 4-1 face à la Finlande, championne olympique en 2022.
Médaillée de bronze à Pékin, la Slovaquie a prouvé d'entrée qu'elle disposait d'un effectif capable de se mêler à nouveau à la chasse aux breloques. Outre un excellent gardien (Samuel Hlavaj, 38 arrêts mercredi), elle est emmenée par un joueur de grande classe: Juraj Slafkovsky, qui avait crevé l'écran aux derniers JO.
L'attaquant du Canadien de Montréal, no 1 de la draft NHL en 2022, a ouvert le score (8e) avec un dribble qui a laissé pantois le portier finlandais Juuse Saros. Il a également marqué le 3-1 en power-play, d'un tir aussi précis que puissant (51e).
La Finlande a répliqué dans le tiers médian, aussi à 5 contre 4, sur une réussite d'Eeli Tolvanen, parfaitement décalé par Joel Armia (25e). Mais Dalibor Dvorsky a redonné l'avantage aux Slovaques (48e), peu avant le deuxième but de Slafkovsky.
La Slovaquie, qui a corsé l'addition dans le but vide (58e), prend les commandes du groupe B en attendant le duel entre l'Italie et la Suède en soirée (21h10). Elle affrontera le pays hôte vendredi pour son deuxième match.
800 m indoor: Audrey Werro bat à nouveau son record de Suisse
Audrey Werro (21 ans) tient la grande forme. La Fribourgeoise a battu son record de Suisse du 800 m indoor pour la deuxième fois de l'année en s'imposant lors du meeting de Belgrade.
La Suissesse a été chronométrée en 1'57''27, ce qui constitue la meilleure performance mondiale de l'année. Elle a ainsi battu de 22 centièmes son précédent record établi voici dix jours à Val-de-Reuil.
Lea Meier 7e de l'individuel, doublé français
Lea Meier a permis au biathlon suisse de redresser la tête mercredi sur le site olympique d'Anterselva. Elle a pris une belle 7e place dans l'individuel, où les Françaises ont signé le doublé.
Sixième concurrente à s'élancer sur les 15 km du parcours, Lea Meier a pris les commandes en franchissant la ligne d'arrivée et est longtemps restée sur le podium provisoire. Auteur d'un excellent 19/20 sur le pas de tir, la Grisonne de 24 ans a terminé à 32''9 de la surprenante médaillée de bronze, la Bulgare Lora Hristova.
Sans cette faute commise sur son premier tir debout, Lea Meier aurait pris place sur le podium. Mais pas question de faire la fine bouche après cette performance de choix. Ses compatriotes Aita Gasparin (35e), Amy Baserga (39e) et Lena Häcki-Gross (42e) ont en revanche manqué leur affaire.
La Française Julia Simon a quant à elle décroché à 29 ans son premier titre olympique en solo. Avec une seule faute sur le pas de tir (19/20), elle a devancé de plus de 50'' sa compatriote Lou Jeanmonnot (18/20). Il s'agit de la deuxième médaille d'or de la délégation française aux JO 2026, après la victoire du relais mixte de biathlon.
Le TAS rejette le recours de la biathlète italienne Passler
Le Tribunal arbitral du sport a rejeté mercredi le recours de l'Italienne Rebecca Passler.
Celle-ci avait été provisoirement suspendue avant les JO de Milan-Cortina par l'agence italienne antidopage pour un contrôle positif à un produit interdit.
La chambre ad hoc du TAS, installée à chaque édition des Jeux pour trancher les litiges olympiques, n'a "pas compétence pour examiner" cette requête, puisque l'athlète n'a "pas épuisé les voies de recours internes", précise la juridiction dans un communiqué.
La biathlète de 24 ans peut encore saisir la Commission nationale d'appel de l'agence antidopage italienne, "à condition de le faire avant le 12 février" c'est-à-dire ce jeudi, ajoute le TAS.
Lors d'un contrôle réalisé hors compétition le 26 janvier, l'analyse de l'échantillon avait révélé la présence de létrozole, un anti-oestrogène utilisé dans le traitement du cancer du sein. Ce produit, dans la catégorie des modulateurs hormonaux et métaboliques, est interdit par l'Agence mondiale antidopage.
Sélectionnée pour les Jeux olympiques sur le site d'Anterselva, Passler a été suspendue provisoirement par l'agence antidopage italienne le lundi 2 février.
Fatigué, Djokovic déclare forfait pour l'ATP 500 de Doha
Le récent finaliste de l'Open d'Australie Novak Djokovic a déclaré forfait pour l'ATP 500 de Doha (16-21 février).
L'ex-no1 mondial a pris cette décision en raison d'une "importante fatigue", ont annoncé mercredi les organisateurs du tournoi sur Instagram.
L'actuel 3e du classement ATP devait disputer au Qatar son premier tournoi depuis sa finale à Melbourne, où le patron du circuit Carlos Alcaraz (ATP 1) l'a privé le 1er février d'un 25e titre record en Grand Chelem. Il devrait faire son retour sur le circuit ATP au Masters 1000 d'Indian Wells (4-15 mars).
En l'absence du Serbe, qui se concentre à 38 ans presque exclusivement sur les Masters 1000 et les tournois du Grand Chelem, les principales têtes d'affiche à Doha seront Alcaraz et son dauphin Jannik Sinner, qui disputeront tous deux leur premier tournoi depuis l'Open d'Australie.
Un historique 3e titre pour von Allmen, Odermatt en bronze
Immense Franjo von Allmen!
Le Bernois de 24 ans a cueilli mercredi à Bormio son troisième titre dans ces JO 2026, s'imposant en super-G après ses triomphes en descente et dans le combiné par équipe. Marco Odermatt décroche pour sa part une médaille de bronze de consolation.
Impérial dans la descente olympique samedi et parfaitement secondé par Tanguy Nef lundi en combiné, Franjo von Allmen a une nouvelle fois maîtrisé son sujet sur la Stelvio mercredi. Parti avec le dossard 7, il a signé le meilleur temps avec 0''13 d'avance sur le futur médaillé d'argent américain Ryan Cochran-Siegle.
Dixième à s'élancer, Marco Odermatt a pour sa part manqué le coche. Battu pour 0''28, le Nidwaldien ne cachait pas sa déception dans l'aire d'arrivée. Mais il doit pour l'heure se contenter d'une deuxième médaille, après l'argent du combiné conquis avec Loïc Meillard. Il n'a plus que le géant samedi pour se parer d'or.
Les deux autres Suisses ont manqué leur affaire. Cités parmi les sérieux outsiders, Stefan Rogentin (9e) et Alexis Monney (10e) ont terminé à plus d'une demi-seconde du podium. Déçus, le Grison comme le Fribourgeois quitteront donc Bormio sans la moindre médaille dans leurs bagages.
"FvA" est aussi, et de manière plus étonnante, le premier Suisse à s'adjuger le titre olympique en super-G chez les messieurs (et seulement le quatrième Suisse à décrocher un podium). Il rejoint par ailleurs Vreni Schneider, qui était jusqu'ici la seule représente de Swiss-Ski (messieurs et dames confondus) a avoir remporté trois titres olympiques en ski alpin.
Wawrinka passe le 1er tour et revient dans le top 100
Stan Wawrinka (ATP 106) a passé sans encombre le 1er tour de l'ATP 500 de Rotterdam mercredi.
Le Vaudois a dominé le "lucky loser" de 17 ans Thijs Boogard (ATP 1048) 6-3 6-4. Cette victoire lui assure un retour dans le top 100 du classement mondial lundi prochain.
Invité par les organisateurs d'un tournoi qu'il a remporté en 2015 pour son seul sacre "indoor", Stan Wawrinka a mis 1h23' pour prendre la mesure de l'espoir néerlandais, repêché dans le tableau principal après le forfait d'Aleksandar Vukic (ATP 88).
L'ex-no 3 mondial a eu besoin d'un break dans chaque set pour faire la différence. Il s'est emparé une première fois du service adverse dans le sixième jeu, avant d'enfoncer le clou en signant le break d'entrée dans la deuxième manche.
Stan Wawrinka fera donc son retour dans le top 100, qu'il avait quitté en juillet 2024. Il aura un joli à défi à relever jeudi en 8e de finale à Alex De Minaur (ATP 8). L'ex-no 3 mondial a perdu - nettement - l'unique duel livré face à l'Australien, sur la terre battue de Monte-Carlo en 2024 (6-3 6-0).
Tottenham se sépare de l'entraîneur Thomas Frank
Tottenhama annoncé mercredi se séparer de son entraîneur danois Thomas Frank, huit mois seulement après son arrivée.
La décision a été prise au lendemain d'une 11e défaite en championnat qui plonge les Spurs à la 16e place.
"Les résultats et les performances ont conduit le conseil d'administration à conclure qu'un changement à ce stade de la saison était nécessaire", précise dans un communiqué le club du nord de Londres, battu 2-1 la veille à domicile par Newcastle.
Les excuses de Laegreid ne passent pas
Au lendemain de la déclaration choc du biathlète Sturla Holm Laegreid qui a confessé une infidélité, son ex-compagne a affirmé qu'il était "difficile de pardonner".
Après avoir décroché la 3e place en individuel sur 20 km mardi à Anterselva, Laegreid avait fait sensation en confessant un écart, en direct au micro de la chaîne norvégienne NRK. "Il y a six mois, j'ai rencontré l'amour de ma vie: la plus belle et la meilleure personne au monde", avait relaté le Norvégien de 28 ans.
"Et il y a trois mois, j'ai fait la plus grosse erreur de ma vie et je lui ai été infidèle", avait-il ajouté, disant avoir vécu "les pires semaines de (s)a vie" et que le sport avait pris "la place arrière ces derniers jours".
Mercredi, son ex-compagne, dont le nom n'a pas été publié, a réagi auprès du journal norvégien Verdens Gang (VG). "C'est difficile de pardonner. Même après une déclaration d'amour devant la planète entière", a-t-elle écrit dans un SMS au quotidien.
"Je n'ai pas choisi d'être placée dans cette position et c'est douloureux de m'y retrouver", a-t-elle précisé.
De son côté, Laegreid a dit espérer "ne pas avoir gâché la journée de Johan". "C'était peut-être vraiment égoïste de ma part d'accorder cette interview", a-t-il dit à quelques journalistes. "Je ne suis pas vraiment ici mentalement", a-t-il ajouté.
L'ex-star du biathlon norvégien, Johannes Thingnes Boe, a jugé que cette confession était tombée "vraiment au mauvais moment et au mauvais endroit".
L'OM et Roberto De Zerbi se séparent "d'un commun accord"
L'OM et son entraîneur Roberto De Zerbi ont mis fin à leur collaboration "d'un commun accord".
L'annonce a été faite dans la nuit de mardi à mercredi, dans le sillage de la lourde défaite de dimanche face au PSG (5-0) en Ligue 1.
"A la suite d'une concertation réunissant l'ensemble des parties prenantes de la direction du club (...) il a été décidé d'opter pour un changement à la tête de l'équipe première", indique un communiqué publié par le club, évoquant "une décision collective, difficile, prise au terme d'une réflexion approfondie dans l'intérêt du club pour répondre aux enjeux sportifs de cette fin de saison".
"L'Olympique de Marseille tient à remercier Roberto De Zerbi pour son investissement, son engagement, son professionnalisme et son sérieux, marqués notamment par la 2e place obtenue lors de la saison 2024/25" de la Ligue 1, ajoute la même source.
L'Italien de 46 ans avait été nommé entraîneur de l'OM pour trois saisons en juin 2024. De manière retentissante, le club phocéen a été éliminé de la Ligue des Champions fin janvier aux portes des barrages, en s'inclinant lourdement (3-0) à Bruges. Il pointe au 4e rang de la Ligue 1, à 12 longueurs du PSG.
Capela gagne le "derby" suisse
Clint Capela et les Rockets ont gagné le "derby" suisse au menu de la soirée de mardi en NBA.
Houston a battu les Clippers de Yanic Konan Niederhäuer 102-96. Les deux équipes doivent se retrouver mercredi soir, toujours au Texas.
Les deux intérieurs helvétiques sont restés discrets mardi à Houston, où ils ont tous deux eux droit à 13 minutes de jeu. Le Genevois Clint Capela n'a pas marqué de point, se contentant de 3 rebonds et 1 contre pour un différentiel de -5.
Le "rookie" Yanic Konan Niederhäuser a, lui, inscrit 3 points, capté 4 rebonds et contré 2 tirs, pour un bilan de -7. Le Fribourgeois a par ailleurs fait sa première apparition sur le parquet en même temps que Capela, à 5'36 de la fin du premier quart-temps.
Les Rockets ont fait la différence grâce à un partiel de 15-2 qui leur a permis de prendre 15 longueurs d'avance à 9'15 de la fin du match (89-74). Emmenée par Kevin Durant (26 points, 6 rebonds), la franchise texane a ensuite bien géré cet avantage pour cueillir une septième victoire dans ses dix dernières sorties.
Les Suisses à la lutte pour les médailles en Super-G
Le Super-G olympique de mercredi (11h30) devrait offrir aux Suisses une occasion supplémentaire de briller. Le quatuor Odermatt, von Allmen, Monney et Rogentin fait partie des favoris.
"Je pense que Marco (réd: Odermatt) va vouloir prendre sa revanche": consultant pour France Télévisions et ancien vainqueur sur la Stelvio, Luc Alphand fait du Nidwaldien son favori.
"En plus, ils vont arroser la piste, ce sera plus dur et donc plus difficile à tenir sur les skis, poursuit le Français aux 12 succès en Coupe du monde. La seule chose qui pourrait me faire douter, c'est le matériel. Marco ne s'est jamais plaint, mais je pense que certaines marques sont un peu mieux."
Heureusement, dans le camp suisse, on dispose de plusieurs cartouches en cas de défaillance du patron de la Coupe du monde. A commencer par Franjo von Allmen qui se présente avec deux médailles d'or autour du cou. L'athlète du Simmental pourrait entrer dans l’histoire en devenant le quatrième skieur à remporter trois médailles d’or lors d'une même édition, après Toni Sailer, Jean-Claude Killy et Janica Kostelic.
Mais le Bernois reconnaît que les planètes devront s’aligner. Le coureur de Boltigen a avoué avoir ressenti de la fatigue dans le bas de la descente du combiné.
Des conditions que le Fribourgeois de 26 ans affectionne. Mais il devra faire une manche propre de haut en bas. Sans ses fautes sur le haut, Monney compterait en tous cas une médaille et il aurait remporté la descente du combiné, tant il est fort sur le bas de la piste. " C’est frustrant, je vois depuis le début de la saison que je ne suis pas loin du podium , a confié le skieur des Paccots. Mais il y a souvent une petite faute de trop." Cette irrégularité explique pourquoi il n’a décroché qu’un seul podium cet hiver avec sa 2e place en Super-G à Livigno.
Quant à Stefan Rogentin, on le sait plus à l'aise dans cette discipline. Quatrième juste derrière Monney en 2024, le Grison est un modèle de régularité. Il s'est classé 13 fois dans le top 10 à l'occasion de ses 14 derniers Super-G.
Parmi les favoris, impossible de mettre de côté les Italiens Giovanni Franzoni et Dominik Paris, même si ce dernier semble plus à l'aise en descente. Et bien entendu l'Autrichin Vincent Kriechmayr, 2e en 2024 derrière le Norvégien Fredrik Möller. Ce dernier s'est déboîté l'épaule lors d'un entraînement de descente. Il conservait un secret espoir de prendre part à la course de mercredi, mais il faudra attendre la dernière minute pour avoir une confirmation ou non de sa participation.
Les skieurs suisses veulent poursuivre leur sans-faute
Le temps fort de la journée de mercredi côté helvétique sera le super-G messieurs, prévu dès 11h30. Swiss-Ski veut et peut poursuivre son sans-faute dans ces JO en ski alpin masculin.
Apaisé par l'argent conquis en combiné avec Loïc Meillard, Marco Odermatt reste avide de revanche après sa 4e place en descente. Le Nidwaldien est le favori à la succession olympique de l'Autrichien Matthias Mayer en super-G, discipline dont il est le champion du monde en titre. Il reste en outre sur une victoire, à Kitzbühel.
Seulement voilà, un homme semble jusqu'ici intouchable à Bormio: Franjo von Allmen. Devenu le premier double champion olympique du ski alpin masculin suisse grâce à ses sacres en descentes et en combiné par équipe (avec Tanguy Nef), le Bernois est capable de signer le "hat-trick" à Bormio.
Les deux autres Suisses en lice, Alexis Monney et surtout Stefan Rogentin, ont également les moyens de s'immiscer dans la lutte pour le podium. Mais gare aux Italiens, extrêmement à l'aise sur "leur" neige, mais aussi à l'Autrichien Vincent Kriechmayr qui s'est lui aussi enlevé une certaine pression avec l'argent du combiné.
Les qualifications des concours de snowboard halfpipe sont aussi au programme mercredi. Quatre représentants de Swiss-Ski seront en lice dès 19h30 chez les messieurs, parmi lesquels Jan Scherrer. Le médaillé de bronze de Pékin 2022, revenu à la compétition en décembre après une grave blessure aux côtes, a pour ambition première d'atteindre la finale. Mais la concurrence est féroce.
