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SPM: La Liberté, La Gruyère et La Broye Hebdo fusionnent

Une vue sur les differents titres du Groupe Saint-Paul, les journaux La Liberte, La Gruyere, La Broye et Le Messager mardi 28 septembre 2021 a Fribourg. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
Image: KEYSTONE

Bouleversement dans les médias fribourgeois

St-Paul Médias (SPM) se restructure et supprime 18 postes. Les rédactions de ses trois titres, La Liberté, La Gruyère et La Broye Hebdo vont fusionner.
30.04.2026, 09:3230.04.2026, 11:33

Le groupe de presse fribourgeois St-Paul Médias (SPM) se restructure et supprime 18 postes en équivalents plein temps (EPT). Ses trois titres, La Liberté, La Gruyère et La Broye Hebdo, ne formeront désormais plus qu'une rédaction commune sur trois sites.

La rédaction unique sera répartie entre Fribourg, Bulle et Payerne (VD). «St-Paul Médias SA (SPM) doit prendre des mesures douloureuses, mais nécessaires pour garantir la viabilité de ses trois titres», a indiqué jeudi Martial Pasquier, président du conseil d’administration de l'éditeur, sur le site de La Liberté.

Le personnel a été informé en matinée d'une restructuration «inédite dans l'histoire des journaux du groupe». Les décisions, présentées par Martial Pasquier et la directeur Serge Gumy, doivent prendre effet au début de l'an prochain. Elles concernent tant le personnel que l’offre et l’organisation des équipes.

De nouveaux habits graphiques

La restructuration répond à l'érosion des revenus traditionnels (abonnements et publicité). Elle devrait conduire à la perte de 18 EPT, soit 13 dans les rédactions et 5 au marketing. Elle impliquera par ailleurs une adaptation de l'offre éditoriale aux nouveaux horaires d’impression, celle-ci s'opérant chez Tamedia à Berne.

La Liberté et La Gruyère verront leur horaire de bouclage avancé, à 19h50 même pour la première. Le changement, «majeur», sera ponctué de nouveaux habits graphiques, y compris pour La Broye Hebdo, afin de faciliter la diffusion d’articles de part et d’autre.

«Sans que les journaux ne se ressemblent trop»
Serge Gumy

Le groupe de presse compte pour l'heure 113,2 EPT, sans les porteurs qui distribuent les journaux tôt le matin, dont 77,8 dans les rédactions, 33,6 au marketing et 1,8 à la direction. Les suppressions de postes interviendront par des licenciements, des départs à la retraite et des réductions de temps de travail.

Les sociétés des rédactions perplexes

Les sociétés des rédactions de La Liberté, La Gruyère et La Broye Hebdo demandent que le «dialogue social qui s’amorcera entre les représentants des rédactions, du département marketing et la direction soit à la hauteur du coût humain de ces annonces». En particulier pour limiter les licenciements, précise leur communiqué.

Ces annonces «douloureuses s’inscrivent dans un processus de restructuration qui met les équipes à l’épreuve depuis plus d’une année, relèvent encore les sociétés des rédactions. Au printemps 2025, des mesures d’économies, avec 5,8 postes supprimés alors, les avaient lourdement impactées, est-il rappelé.

Au-delà, la stratégie du groupe laisse les sociétés des rédactions perplexes, «puisqu’elle donne l’impression que nous produirons davantage de contenus... avec moins de personnel«. Surtout que les journalistes sont» déjà mis sous pression par une baisse constante des effectifs depuis plusieurs années«.

Disparition du Messager

Chaque titre affichera son profil propre. La Liberté sera le quotidien cantonal et la plateforme numérique d’information de SPM. La Gruyère, à Bulle, sera le journal du Sud fribourgeois paraissant trois fois par semaine. Enfin, La Broye Hebdo, à Payerne, couvrira l’actualité des Broye vaudoise et fribourgeoise, ainsi que du Vully.

La rédaction commune sera conduite par François Mauron, rédacteur en chef de La Liberté. Les rédacteurs en chef de La Gruyère François Pharisa et de La Broye Hebdo Delphine Francey seront membres de la rédaction en chef élargie. Ils siégeront au sein du conseil de direction de SPM, en y représentant les »sensibilités régionales«.

La Liberté restera un quotidien généraliste, mais donnera la priorité à l’information régionale, qui sera déclinée d’abord sur ses supports numériques. Son édition papier et e-paper se concentrera quant à elle sur «le recul et l’approfondissement", via des enquêtes, reportages, interviews et autres rendez-vous.

Au-delà, le portefeuille des titres de SPM a perdu l'une de ces entités il y a quelques mois à peine. L’hebdomadaire veveysan Le Messager, fondé en 1916 et basé à Châtel-St-Denis, a en effet paru pour la dernière fois le 19 décembre 2025. (jzs/ats)

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