Nantermod s'attaque aux secours dans le drame du Constellation
Philippe Nantermod défend les intérêts d'un jeune de 16 ans blessé dans l'incendie de Crans-Montana. Dans un courrier de mars dernier adressé aux procureures et consulté par la RTS, il assure que les «conditions et modalités» de la prise en charge de son client «ont joué un rôle déterminant dans l'évolution défavorable de son état de santé».
Aux côtés de l'avocat italien Fabrizio Ventimiglia, l'élu PLR est à l'origine d'une nouvelle instruction pénale ouverte par le Ministère public valaisan sur la tragédie. Cette dernière a coûté la vie à 41 personnes et fait plus d'une centaine de blessés la nuit du Nouvel An.
Selon le média public, la procédure porte sur la gestion des secours dans les instants qui ont suivi l'incendie. Elle est séparée de l'instruction pénale dans laquelle 13 prévenus sont actuellement poursuivis, dont le couple Moretti, gérants du Constellation.
Un manque de matériel essentiel
Dans sa lettre, Philippe Nantermod affirme que la gravité des blessures de son client «a été largement sous-évaluée», relate la RTS. L'adolescent aurait ainsi subi «des complications considérables auxquelles il aurait échappé au moins partiellement en cas d'une meilleure prise en charge». Une arrivée tardive des ambulanciers et un masque à oxygène mal placé sont notamment évoqués.
Représentant une jeune Italienne de 16 ans grièvement brûlée, Fabrizio Ventimiglia relève lui aussi des déficiences dans la prise en charge des blessés. Au 19h30 de la RTS, il déclare:
L'avocat italien a également écrit un courrier aux enquêtrices. Il y fait état de conditions qui ont «inévitablement entraîné une aggravation des brûlures, ainsi que des problèmes respiratoires».
Une nouvelle plainte pénale
Ce vendredi, le Ministère public valaisan a confirmé à l'ATS qu'une plainte pénale a été déposée par des avocats de victimes contre les secours qui sont intervenus lors de l'incendie.
Dans un communiqué, l'Organisation cantonale valaisanne des secours (OCVS) s'est dit pour sa part surprise des «allégations» portées contre son dispositif. Elle écrit que «les équipes engagées sur le terrain sont toujours composées de professionnels qualifiés spécifiquement formés à la gestion de situations d'urgence en contexte de victimes multiples» (jzs).
