Ces 5 races de chiens présentent de graves problèmes
Les museaux écrasés chez les chiens, divisent. Certains les trouvent attendrissants, mais ces animaux à la truffe aplatie suscitent souvent la pitié, surtout lorsqu’ils respirent difficilement, ronflent ou halètent.
Chez les chiens au museau aplati, le risque est élevé de développer un syndrome obstructif des voies respiratoires, appelé BOAS.
Chez ces chiens, le museau s’est considérablement éloigné de celui de leur ancêtre, le loup. Au fil de sélections ciblées, les museaux ont été toujours plus raccourcis. Au fil de l’évolution, le voile du palais, la langue et les muqueuses n’ont toutefois pas diminué dans les mêmes proportions.
Le carlin
Cela crée des obstruction, dont le résultat est un rétrécissement des voies respiratoires, avec des symptômes cliniques étendus.
Le symptôme le plus visible du BOAS est donc une respiration bruyante. Mais ce syndrome peut également réduire la capacité de mouvement des chiens, perturber leur sommeil ou diminuer la tolérance à la chaleur ou au stress.
Le bulldog français
Tous les chiens à museau court ne sont pas touchés de la même manière. Mais dans certains cas graves, l’affection peut entraîner un collapsus, voire la mort.
On savait déjà que les carlin, les bouledogue français et les bouledogue présentent un risque élevé de cette maladie respiratoire. Des chercheurs de l’Université de Cambridge et de la National Taiwan University ont désormais examiné, dans une étude, le risque encouru par 14 autres races à museau court.
Toutes les races ne sont pas touchées
Une étude menée auprès de 898 chiens montre que le risque de ces affections respiratoires varie fortement entre les 14 races analysées.
Le bulldog
Tous les chiens à museau court ne sont pas exposés de la même façon. Les deux races les plus touchées sont le pékinois et l'épagneul japonais, qui affichent des taux de maladie comparables à ceux du carlin, du bouledogue français et du bouledogue.
Cinq des 14 races étudiées sont considérées comme modérément menacées. Il s'agit du griffon bruxellois, du boston terrier, de l'épagneul king charles, du dogue de Bordeaux et du shih tzu.
Environ la moitié des chiens appartenant à ces races présentaient des symptômes du BOAS. En revanche, les staffordshire bull terrier, les chihuahuas, les boxers et les affenpinscher étaient moins touchés. Dans l’étude, ces chiens sont décrits comme «légèrement menacés».
Le pékinois
Les propriétaires de loulous de Poméranie et de bichons maltais, chez lesquels aucun cas clinique n’a été observé dans la population étudiée, peuvent être rassurés.
Chez les bichons maltais, la population analysée ne comptait toutefois que 32 chiens, un effectif faible par rapport aux autres races examinées. Les conclusions concernant le risque respiratoire de cette race demeurent donc quelque peu limitées.
Certains facteurs augmentent les risques
Les chercheurs ont également identifié les trois facteurs majeurs qui, selon leur intensité, augmentent le risque de maladie respiratoire.
Ces chiens présentent des risques respiratoires
Il s’agit du surpoids, d’un rétrécissement congénital des narines et d’un rapport défavorable entre la longueur du museau et celle du crâne, autrement dit un museau trop court par rapport au crâne.
Chez les affenpinschers, les shih tzus et les épagneuls king charles, le surpoids joue un rôle important. Quelques kilos en moins peuvent atténuer les râles chez ces trois races.
L'épagneul japonais
Le tour de cou constitue un autre facteur de risque. Les chiens au cou plus épais, comme les bouledogues, sont généralement plus souvent atteints de BOAS.
Les auteurs de l’étude écrivent que leurs résultats peuvent aider les éleveurs dans le choix des animaux reproducteurs.
Il est ainsi possible d’élaborer des standards de race présentant moins de caractéristiques nuisibles à la santé. Il importe également que, lors des expositions, les chiens présentant le plus grand risque de BOAS ne soient pas primés.
Les chercheurs autour de la responsable de l’étude, Francesca Tomlinson, du département de médecine vétérinaire de l’Université de Cambridge, écrivent:
Traduit de l'allemand par Joel Espi
