«D’énormes quantités de pollen» vont tomber sur la Suisse
Dans les régions de basse altitude du nord du pays, les premiers pollens de noisetier ont rapidement été suivis par ceux de l’aulne. Au sud, le phénomène a même commencé encore plus tôt.
Après un pic début avril, marqué par des concentrations élevées de bouleau, frêne, hêtre et chêne, la situation évolue désormais. Si certains arbres arrivent en fin de floraison, leurs pollens ont laissé des traces: les personnes allergiques ont fortement réagi ces dernières semaines, un phénomène favorisé par un temps sec et ensoleillé idéal pour leur dispersion.
Les graminées prennent le relais en Suisse
Depuis une dizaine de jours, ce sont les graminées qui entrent en scène. Très allergènes, elles représentent la principale cause de rhume des foins. Meteonews explique:
Dans le nord, les concentrations sont encore modérées, mais déjà élevées dans le sud. Et la tendance est claire, elles vont continuer d’augmenter, surtout en cas de temps sec et ensoleillé.
Les deux cartes du haut présentent les concentrations attendues ce mercredi soir, puis le jeudi en bas.
montage watson
Une saison longue et aggravée par le climat
La période des graminées s’étend généralement jusqu’à la fin de l’été, avec un pic en mai et juin. Et les perspectives ne sont pas rassurantes, le changement climatique tendant à avancer le début de la saison, prolonger sa durée et augmenter la concentration de pollen dans l’air. C'est notamment leur mode de reproduction qui les rend si redoutables:
Car «un seul brin d’herbe contient environ quatre millions de grains de pollen, et ce chiffre atteint même sept millions pour le seigle», rappelle Roger Perret, météorologue.
Mais la météo joue aussi un rôle et le climat également: les périodes de sécheresse plus fréquentes limitent aussi le «nettoyage» naturel par la pluie, ce qui maintient des concentrations élevées.
Une «pluie de soufre» spectaculaire
Au niveau des pollens disséminés ces jours, Meteonews signale qu'en parallèle, les conifères libèrent actuellement de grandes quantités de pollen, visibles à l’œil nu. Ce phénomène, surnommé «pluie de soufre», dépose une fine pellicule jaune sur les surfaces. Impressionnante, mais peu allergène, rassure enfin Roger Perret.
En résumé, la saison des allergies est bien lancée et promet d’être longue. Les personnes sensibles devront s’armer de patience ou prendre de la hauteur tant qu’il est encore temps, les graminées n'étant pas encore en floraison au delà de 1000 mètres. Mais d'ici fin mai ou juin, le pollen gagnera aussi les zones alpines. (hun)
