Son geste provocateur et antisportif lui a coûté très cher
Il y a quelques jours, la célébration du patineur de vitesse italien Pietro Sighel avait fait beaucoup réagir. Celui-ci avait volontairement franchi la ligne d’arrivée à l’envers, pour faire le show sur la glace de Milan et peut-être même chambrer ses adversaires. Il n’avait toutefois pas été disqualifié de sa course olympique.
Tshepiso Masalela, lui, n’a pas eu cette chance. Il faut dire que sa célébration dans les derniers mètres du 1 500 mètres de la Copernicus Cup, un meeting en salle organisé à Torun en Pologne, est d’un tout autre calibre.
Ce qu'il s'est passé ⬇️
Juste avant de remporter la course en 3'32"55, le Botswanais a longuement regardé le Français Azeddine Habz, avec qui il était au coude à coude, comme pour afficher sa supériorité, puis a mimé, dans les derniers mètres, un tir de pistolet en direction de la tête de son adversaire.
Si bomber le torse et narguer ses concurrents en les fixant est courant en athlétisme, le second geste, en revanche, n’a pas été du goût des officiels, qui ont immédiatement disqualifié Tshepiso Masalela, septième du 800 mètres aux Jeux olympiques de Paris 2024, pour comportement antisportif.
La victoire est donc revenue à Azzeddine Habz, crédité d’un chrono en 3'32"56, soit le troisième meilleur temps mondial de l’année en salle. Il s’était déjà imposé sur la distance au début du mois, lors du meeting de Karlsruhe en Allemagne.
(roc)
