Merci les gars, vous avez été magnifiques!
Vous disputez votre premier quart de finale d'un Mondial depuis 72 ans. Vous perdez contre le champion en titre après les prolongations. C'est une évidence: la Nati a réalisé un superbe tournoi.
Mais au-delà du froid résultat, il y a la manière. Ce dimanche matin, tous les membres de l'équipe de Suisse ont été admirables. Tous. Dans le jeu d'abord. Chacun d'eux s'est donné les moyens pour que le rêve fou – celui du pays entier – de gagner une Coupe du monde devienne réalité.
Il a fallu une malheureuse expulsion – celle de Breel Embolo, un deuxième jaune pour simulation après consultation de la VAR, qui va encore faire beaucoup parler – pour permettre à des Argentins complètement déboussolés, parce que la Nati leur donnait le tournis, de se remettre dans la match. Avant ce cruel coup du sort de la 72e minute, alors que le score était de 1-1, j'étais convaincu que la Suisse allait passer l'épaule et gagner.
Ensuite, elle a défendu héroïquement à 10 contre 11 pendant 45 minutes. Seule une prouesse individuelle de Julian Alvarez (114e) a pu donner l'avantage à l'Albiceleste. Les Suisses abattus? Rien du tout! Même avec un homme en moins, ils ont trouvé l'énergie pour attaquer et faire trembler leurs adversaires jusqu'au bout. Quelle débauche d'énergie!
Les Helvètes ont brillé par leur courage. Mais c'est tout leur comportement qui a été exemplaire. Même frustrés par le carton rouge d'Embolo, ils n'ont jamais cherché à pourrir le match. C'est le contraire absolu de la prestation ignoble des Paraguayens contre la France en 8e de finale.
Au micro de la RTS, aucun d'entre eux – Dan Ndoye, Manuel Akanji et le coach Murat Yakin – n'a vivement critiqué l'arbitre ni l'adversaire. Tous ont préféré souligner les mérites de leur superbe équipe. La classe mondiale, sur et hors du terrain.
Alors pour tout cela, un grand merci à cette magnifique Nati. Par votre jeu, et votre attitude exemplaire, vous avez fait briller notre pays à travers le monde entier durant tout ce tournoi. Vous nous avez offert un rêve. Mais surtout, vous nous avez rendu fiers.
