Le coach des skieurs suisses est sous le feu des critiques
Alors qu'il refermait le portillon de départ et jouait le titre olympique, lundi en deuxième manche du slalom des Jeux de Milan-Cortina, Atle Lie McGrath a enfourché. Pris de détresse, le Norvégien a quitté la piste et s'est réfugié en lisière de forêt afin de digérer seul l’instant. Les images ont fait le tour du monde.
Juste après cette élimination, une autre image, peut-être encore plus marquante, a également été largement relayée. On y voit d’un côté la déception et la rage d’Atle Lie McGrath, qui jette ses bâtons, et de l’autre, la joie de Thierry Meynet, l’entraîneur français des slalomeurs suisses, qui comprend que Loïc Meillard est champion olympique.
Cette réaction de Meynet, sous les yeux du skieur tout juste éliminé, n’a pas manqué de susciter des réactions en Norvège. «C’est la première chose que j’ai vue. Inutile d’en dire plus. Mon opinion est claire», a ainsi déclaré McGrath auprès de la chaîne publique norvégienne NRK. Avant d’ajouter que tout cela n’avait finalement que peu d’importance au regard de ce qu’il traverse actuellement, en référence au décès récent de son grand-père.
La consultante de la chaîne, Maria Tviberg, s’est montrée davantage véhémente envers le coach de Loïc Meillard. «Tu peux te calmer deux secondes? Ce n’est pas agréable. Je connais bien l’entraîneur, cela reflète bien qui il est», a-t-elle lâché à l’antenne.
La scène en vidéo ⬇️
De son côté, le coach de l’équipe norvégienne, Michael «Sutti» Rottensteiner, visiblement furieux, a expliqué à TV2 s’être immédiatement entretenu avec le clan suisse.
La légende norvégienne Kjetil André Aamodt a également été invitée à réagir. «C’est un peu antisportif. Je n’aurais pas accepté cela. Je comprends qu’il soit heureux, mais ils ont déjà remporté trois médailles d’or lors de ces Jeux. Ils ont eu suffisamment de raisons de célébrer», a-t-il déclaré, avant de temporiser: «C’est un peu particulier. Cela peut être instinctif. Je ne pense pas qu’il ait voulu faire passer un message avec ça».
Contacté par Le Parisien, Thierry Meynet s'est défendu, en ces termes: «Je suis serein, j’ai la conscience tranquille et je n’ai pas à m’excuser. Je n’ai pas célébré la défaite d’Atle, j’ai fêté le titre de mon athlète. Atle, je ne le vois pas enfourcher parce qu’il y a une bosse entre lui et moi. Je le vois simplement descendre à deux à l’heure dans la pente, et j’ai pensé à mon athlète. (...) Jamais je ne me permettrais de sauter de joie sur une erreur d’un athlète».
(roc)
