Aux JO, ce stade légendaire va vivre son dernier grand événement
Inauguré il y a presque 100 ans, San Siro s'offre vendredi un dernier frisson lors d'une cérémonie d'ouverture qui sera suivie par plus de deux milliards de téléspectateurs et mettra en scène la star américaine de la pop Mariah Carey ainsi que le ténor italien Andrea Boccelli.
Dès que la page olympique sera tournée, une nouvelle ère s'ouvrira pour San Siro, rebaptisé en 1979 Stadio Giuseppe Meazza en référence au double champion du monde (1934 et 1938) qui a porté le maillot de l'AC Milan et l'Inter.
Un nouveau stade sur un parking
Sur un gigantesque parking jouxtant leur stade, les deux ogres milanais, qui pèsent 39 titres de champion d'Italie et dix sacres en Ligue des champions cumulés, construiront une nouvelle enceinte de 71 500 places après bien des péripéties, reports et autres projets de déménagement en lointaine banlieue.
Le nouveau San Siro, du nom du quartier du nord-ouest de Milan où il est implanté, devrait coûter environ 1,2 milliard d'euros et être prêt pour l'Euro 2032 que l'Italie co-organisera avec la Turquie. Il lui faudra toutefois du temps pour avoir le renom de son illustre prédécesseur, qui sera en grande partie démoli pour laisser place à un parc et à des bureaux.
Surnommé la «Scala du football», en référence au célèbre opéra milanais, San Siro est un nom incontournable du football mondial, théâtre de deux phases finales de Coupe du monde (trois matches en 1934, six en 1990), quatre finales de Ligue des champions (1965, 1970, 2001, 2016) et 207 éditions de l’incandescent derby milanais.
Pas que du football
Devenu à la fin des années 1980 une cathédrale de béton avec ses onze piliers hélicoïdaux soutenant une structure métallique rouge couvrant partiellement son terrain, le plus grand stade italien (avec une capacité de 75 000 places) a aussi fait des infidélités au football, avec des combats de boxe ou un match de rugby.
S'y sont aussi produits Bob Marley, les Rolling Stones, David Bowie et plus récemment Beyonce, Taylor Swift et Maneskin. En attendant peut-être l'un de ces coups de théâtre dont l'Italie raffole: des responsables politiques locaux et des riverains espèrent encore torpiller le projet San Siro 2.0. (btr/afp)
