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La Slovaquie fait trébucher la Belgique ++ Un record pour Toscan

Amadou Onana (en rouge) et la Belgique sont tombés sur un os pour leur premier match de l'Euro.
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La Slovaquie fait trébucher la Belgique ++ Un record pour Toscan

Elles sont là, elles sont fraîches! Les infos sportives à ne pas rater.
17.06.2024, 20:22
team watson / ats
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Viktorija Golubic passe le premier tour

Viktorija Golubic, ici en action à Wimbledon l'an dernier, a signé une troisième victoire de rang à Birmingham après ses deux succès en qualifications ce week-end.
Viktorija Golubic, ici en action à Wimbledon l'an dernier, a signé une troisième victoire de rang à Birmingham après ses deux succès en qualifications ce week-end.Image: KEYSTONE/PETER KLAUNZER

Viktorija Golubic (WTA 78) a passé le cap du premier tour au tournoi de Birmingham. Sur le gazon anglais, elle est venue à bout de la Colombienne Camila Osorio (WTA 81) en trois sets, 6-4 1-6 6-4.

La Zurichoise de 31 ans et son adversaire, toutes deux sorties des qualifications, se sont échangé leurs mises en jeu quatre fois de suite dans le premier set. Golubic a ensuite signé un break blanc décisif à 4-4, puis a remporté la première manche sur son service.

Après un deuxième set à sens unique, la Suissesse a corrigé le tir dans le troisième avant de conclure sur sa première balle de match. Au prochain tour, elle affrontera la Canadienne Leylah Fernandez, qui l'avait battue en finale à Monterrey en 2021, pour une place en quart de finale.

La Belgique trébuche face à la Slovaquie

Amadou Onana (en rouge) et la Belgique sont tombés sur un os pour leur premier match de l'Euro.
Amadou Onana (en rouge) et la Belgique sont tombés sur un os pour leur premier match de l'Euro.Image: KEYSTONE/AP/Themba Hadebe

Deuxième surprise dans le groupe E de l'Euro. Après la victoire de la Roumanie contre l'Ukraine (3-0), la Slovaquie a battu la Belgique à Francfort lundi (1-0).

Ce sont pourtant les Belges qui ont réalisé un départ canon, emmené par un Jérémy Doku bien décidé à faire des différences sur son côté droit. Romelu Lukaku a toutefois raté la balle du 1-0 après une percée décisive de l'ailier de Manchester City.

Un peu trop en confiance, Doku a ensuite tenté un dribble dangereux près de son poteau de corner. Juraj Kucka a hérité du cuir dans la surface et son tir, renvoyé par Koen Casteels, le suppléant de Thibaut Courtois devant le but belge, est tombé dans les pieds d'Ivan Schranz. L'attaquant slovaque, du plat du pied, a plongé les Diables Rouges en plein doute (7e).

La VAR contre Lukaku

Muet lors de la phase de groupes du dernier Mondial qui avait vu la Belgique sortir prématurément, Romelu Lukaku ne s'est pas remis en confiance. Après son raté initial, il a perdu un face-à-face avec Martin Dubrovka (42e), avant de voir son but égalisateur être annulé par la VAR pour une position de hors-jeu (56e).

Et lorsque le buteur de l'AS Rome a repris victorieusement un bon service de l'entrant Loïs Openda en fin de match (86e), la VAR est à nouveau intervenue pour sanctionner une main du passeur décisif. Si elle veut éviter un nouveau camouflet dans une grande compétition, la Belgique devra se ressaisir samedi contre la Roumanie.

Toscan 5e du 400 m 4 nages à Belgrade

Marius Toscan a terminé 5e du 400 m 4 nages aux Européens
Marius Toscan a terminé 5e du 400 m 4 nages aux EuropéensImage: KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER

Marius Toscan a pris la 5e place de la finale du 400 m 4 nages lundi soir aux Européens en grand bassin de Belgrade. Le St-Gallois a nagé en 4'17''51, un nouveau record personnel.

Auteur du 6e temps des séries en 4'18''91, Marius Toscan (22 ans) a parfaitement négocié sa première finale sur la scène internationale. Il a retranché 1''29 à son meilleur chrono dans la discipline, établi en décembre dernier, échouant néanmoins à près de six secondes du podium. Le titre est revenu au Grec Apostolos Papastamos.

Seul autre Helvète en lice lundi soir, Jérémy Desplanches a logiquement échoué en demi-finales du 100 m brasse. Le Genevois, 15e en 1'01''67, s'est montré plus lent qu'en séries (1'01''36). Pas de quoi le rassurer avant de s'attaquer à la limite olympique sur 200 m 4 nages (1'57''94) samedi et dimanche en Serbie.

Neve Bradbury remporte la 3e étape après 105 km d'échappée

Katarzyna Niewiadoma, à gauche, a laissé la victoire à sa coéquipière Neve Bradbury.
Katarzyna Niewiadoma, à gauche, a laissé la victoire à sa coéquipière Neve Bradbury.Image: KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER

La 3e étape du Tour de Suisse dames entre Vevey et Champagne a souri à Neve Bradbury. L'Australienne (22 ans) s'est imposée devant sa coéquipière Katarzyna Niewiadoma après une échappée de 105 km.

Arrivées côte à côte sur la ligne, la Polonaise (29 ans) a laissé la victoire à sa jeune coéquipière, qu'elle avait rejointe dans l'échappée du jour à une centaine de kilomètres de l'arrivée. Les deux fuyardes de l'équipe SRAM/Canyon, dont la Genevoise Elise Chabbey fait aussi partie, étaient accompagnées de trois autres coureuses qui ont lâché prise dans le final accidenté de cette étape.

Bradbury a également profité de cette victoire pour faire un bond au classement général et se retrouver à la deuxième place, à 1'22'' de Demi Vollering. La Néerlandaise, qui a terminé l'effort du jour à 2'11'' de l'Australienne en compagnie des autres favorites, conserve toutefois son maillot jaune.

Elle tentera de succéder à Marlen Reusser, vainqueure de la dernière édition, à l'issue de la quatrième et dernière étape mardi, une boucle de 127,5 km à travers le Jura vaudois et neuchâtelois.

Neve Bradbury remporte la 3e étape après 105 km d'échappée

Le peloton du Tour de Suisse dames a bouclé la troisième des quatre étapes prévues.
Le peloton du Tour de Suisse dames a bouclé la troisième des quatre étapes prévues.Image: KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER

La 3e étape du Tour de Suisse dames entre Vevey et Champagne a souri à Neve Bradbury. L'Australienne (22 ans) s'est imposée devant sa coéquipière Katarzyna Niewiadoma après une échappée de 105 km.

Arrivées côte à côte sur la ligne, la Polonaise (29 ans) a laissé la victoire à sa jeune coéquipière, qu'elle avait rejointe dans l'échappée du jour à une centaine de kilomètres de l'arrivée. Les deux fuyardes de l'équipe SRAM/Canyon, dont la Genevoise Elise Chabbey fait aussi partie, étaient accompagnées de trois autres coureuses qui ont lâché prise dans le final accidenté de cette étape.

Bradbury a également profité de cette victoire pour faire un bond au classement général et se retrouver à la deuxième place, à 1'22'' de Demi Vollering. La Néerlandaise, qui a terminé l'effort du jour à 2'11'' de l'Australienne en compagnie des autres favorites, conserve toutefois son maillot jaune.

Elle tentera de succéder à Marlen Reusser, vainqueure de la dernière édition, à l'issue de la quatrième et dernière étape mardi, une boucle de 127,5 km à travers le Jura vaudois et neuchâtelois.

La furia roumaine assomme l'Ukraine

Les joueurs roumains ont régalé leurs supporters venus en nombre à Munich.
Les joueurs roumains ont régalé leurs supporters venus en nombre à Munich.Image: KEYSTONE/AP/Antonio Calanni

La Roumanie a déjoué les pronostics lundi à Munich face à une équipe d'Ukraine pourtant séduisante sur le papier. Les "Tricolori" l'ont emporté 3-0 au terme d'une partie qu'ils ont largement dominée.

Très solides défensivement pendant une demi-heure, les Roumains ont ensuite accentué leur pressing jusqu'à forcer une mauvaise relance d'Andriy Lunin. Le capitaine Nicolae Stanciu ne s'est pas fait prier pour punir cette erreur du portier du Real Madrid (29e).

Décevant, le trident offensif ukrainien composé de Mudryk (Chelsea), Dovbyk et Tsygankov (Girona) n'a tout simplement rien pu faire face au bloc mis en place par le sélectionneur roumain Edward Iordanescu.

La Roumanie a même mis K.O. son adversaire en deuxième mi-temps en quatre minutes. Une frappe lointaine de Razvan Marin (53e), sur laquelle Lunin n'a de loin pas été irréprochable, et une déviation de Denis Dragus (57e) après un corner joué à deux ont permis aux Roumains d'assurer leur première victoire dans ce groupe E.

"On devrait laisser la politique aux autres", estime Unai Simon

Le gardien espagnol Unai Simon estime que les footballeurs n'ont pas à s'occuper de politique
Le gardien espagnol Unai Simon estime que les footballeurs n'ont pas à s'occuper de politiqueImage: KEYSTONE/EPA EFE

Interrogé sur la prise de position de Kylian Mbappé "contre les extrêmes" dimanche, le gardien espagnol Unai Simon a estimé lundi que les joueurs "devraient laisser la politique aux autres".

"Kylian est un joueur qui a beaucoup d'influence dans le monde et dans la société. Les joueurs en général, nous avons beaucoup d'influence. Mais c'est un sujet politique, et je crois que nous avons la tendance à parler de certains sujets dont je ne sais pas si on devrait parler" a déclaré le gardien de l'Athletic Bilbao en conférence de presse au camp de base de l'Espagne pour l'Euro 2024.

"Moi je suis un joueur de football, et je pense que c'est la seule chose dont je devrais parler et laisser les sujets politiques aux autres", a-t-il ajouté en réponse à une question sur la prise de position de Kylian Mbappé dimanche à propos des élections législatives anticipées en France.

Le capitaine des Bleus a appelé "les jeunes à aller voter" car "les extrêmes sont aux portes du pouvoir", estimant que la jeune génération avait "l'opportunité de choisir l'avenir de notre pays". Il a défendu son coéquipier Marcus Thuram qui "n'a pas été trop loin" en expliquant samedi qu'il fallait "se battre pour que le RN ne passe pas", en assurant se "ranger" de son côté.

"Je suis contre les idées qui divisent. (...) J'espère qu'on sera encore fier de porter ce maillot le 7 juillet", a ajouté Mbappé.

Cette prise de position, largement commentée dans les médias français, fait aussi parler en Espagne. Le journal AS titrait ainsi lundi matin "Mbappé contre l'extrême droite", avant l'entrée en lice des Bleus contre l'Autriche (21h).

CE: Marius Toscan en finale du 400 m 4 nages

Marius Toscan s'est qualifié pour la finale du 400 m 4 nages à Belgrade
Marius Toscan s'est qualifié pour la finale du 400 m 4 nages à BelgradeImage: KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER

Marius Toscan sera présent en finale du 400 m 4 nages lundi soir aux Européens de Belgrade.

Le St-Gallois a signé le 6e temps des séries. En lice sur 100 m brasse lundi matin, Jérémy Desplanches s'est quant à lui hissé en demi-finales.

Toscan (22 ans) a nagé en 4'18''91, à 0''11 de son record personnel établi en décembre dernier. Seuls trois des huit finalistes se sont montrés plus rapides lors des séries, deux Hongrois sur les quatre inscrits n'étant pas autorisés à s'aligner en finale. Mais le St-Gallois devra exploser son record pour viser le podium.

Jérémy Desplanches a pour sa part décroché son ticket pour les demi-finales du 100 m brasse en terminant 16e des séries, en 1'01''36, à un peu plus d'une seconde de son record de Suisse de la spécialité. C'est surtout samedi et dimanche, sur 200 m 4 nages, qu'il espère briller en accrochant la limite olympique.

La Vaudoise Fanny Borer, 20e sur 200 m dos en 2'17''44, a en revanche échoué dès les séries. Le relais 4x200 m libre messieurs (Desplanches, Toscan, Tiago Behar et Gian-Luca Gartmann) a connu le même sort (10e en 7'25''45), tout comme la néophyte Vanna Djakovic sur 800 m libre (10e en 8'54''57).

Michel Aebischer, un héros discret

Michel Aebischer cultive une certaine discrétion
Michel Aebischer cultive une certaine discrétionImage: KEYSTONE/PETER KLAUNZER

Buteur et passeur lors du 3-1 contre la Hongrie samedi à Cologne à l'Euro, Michel Aebischer cultive une certaine discrétion qui peut trancher avec le bling-bling véhiculé par bien d'autres.

"Je sais ce que je peux apporter à l'équipe. Mes entraîneurs le savent aussi. Le reste m'importe peu", explique celui qui n'était, sur le papier, que la cinquième roue du char en ligne médiane derrière Granit Xhaka, Remo Freuler, Denis Zakaria et Vincent Sierro. Mais c'était sans compter le choix de Murat Yakin de le titulariser sur le flanc gauche avec comme mission de se recentrer en phase offensive.

"Au coach de décider"

"Dans le même temps, Rodriguez a glissé sur la gauche et Widmer a un peu reculé sur le flanc droit pour revenir sur quelques phases à une défense à quatre, précise le joueur de Bologne, présent devant la presse lundi. Cette flexibilité a, je crois, beaucoup gêné les Hongrois."

Michel Aebischer ne sait pas si ce schéma qui privilégie la supériorité numérique au cœur du jeu sera reconduit mercredi contre l'Ecosse. "Les Ecossais sont sans doute en train d'analyser notre match de samedi pour trouver la parade, poursuit-il. J'ignore, par ailleurs, les intentions de notre entraîneur. Nous n'avons pas encore parlé du match de mercredi. J'espère bien sûr jouer à nouveau. Mais c'est au coach de décider." De jouer plutôt pour mieux coller à la philosophie de Murat Yakin.

Sélectionné pour la première fois le 18 novembre 2019 lors de la rencontre gagnée 6-1 à Gibraltar où il avait relayé Ruben Vargas à la 85e minute, Michel Aebischer aura dû attendre son 21e match avec l'équipe de Suisse pour marquer enfin les esprits. "Il y a de si bons joueurs pour occuper les places en ligne médiane dans cette équipe de Suisse, sourit Michel Aebischer. Le fait de ne pas jouer ne me gêne pas. Être convoqué en équipe de Suisse est un immense honneur. Si je suis sur le banc, je peux vous assurer que je suis le plus grand fan de l'équipe."

Mais comme Thiago Motta à Bologne, Murat Yakin se rend compte gentiment que se priver encore longtemps d'un joueur au sens tactique aussi affiné serait une aberration.

"Notre équipe peut aller loin"

Celui qui "n'a plus pensé à rien lorsque le ballon a fini dans les filets hongrois pour le 2-0" garde les pieds sur terre. "Dans nos têtes, le match contre la Hongrie ne compte plus, lâche-t-il. Mercredi contre l'Ecosse, les compteurs seront remis à zéro. Les Ecossais vont réagir après la claque reçue contre l'Allemagne. C'est certain, affirme-t-il. Nous ne les sous-estimerons pas. Cette équipe sera dangereuse..."

A la Suisse de gagner comme samedi la bataille du milieu pour s'emparer du contrôle de la partie. "Même si nous ne devons pas nous projeter au-delà du match de mercredi, j'ai le sentiment que notre équipe peut aller loin dans ce tournoi", ajoute-t-il presque en s'excusant d'une telle audace.

A 27 ans, Michel Aebischer s'avance comme le porte-drapeau d'un football fribourgeois toujours en grande souffrance. "C'est vrai que le foot à Fribourg n'est pas vraiment au... top, glisse-t-il. Mais si mon parcours peut inspirer les jeunes, j'en serai très heureux." Ce parcours qui l'a mené du FC Heitenried à Bologne en passant par le FC Fribourg et les Young Boys est exemplaire. Loin de tout bling-bling, il l'a conduit là où il voulait aller.

Walsh encore très rapide en finale du 100 pap'

Gretchen Walsh (à droite) sera bien présente à Paris
Gretchen Walsh (à droite) sera bien présente à ParisImage: KEYSTONE/AP/DAVID J. PHILLIP

Au lendemain de son record du monde, Gretchen Walsh a de nouveau été très rapide en finale du 100 m papillon lors des Trials américaines à Indianapolis. Elle a ainsi validé son ticket pour Paris.

Walsh (21 ans) n'a pas réitéré son exploit de samedi, lorsqu'elle avait établi un nouveau record du monde en 55''18 en demi-finale. Mais elle a tout de même nagé en 55''31, le deuxième chrono de l'histoire, pour se qualifier pour les JO où elle fera figure de favorite dans la discipline.

"Je suis encore sous le choc. Me qualifier était mon objectif, mais avec un record du monde c'est complètement dingue", a réagi Walsh, qui sera accompagnée aux JO de la championne du monde 2022 Torri Huske, 2e d'une course folle en 55''52, 4e chrono de l'histoire juste derrière l'ancien record du monde de Sarah Sjöström (55''48).

Malgré le 5e temps de l'histoire, Regan Smith (55''62), médaillée olympique sur 200 m papillon et 100 m dos, n'a pris que la 3e place de la finale. Elle devra espérer une qualification sur une autre épreuve (200 m papillon, 100 m dos, 200 m dos).

DeChambeau triomphe, McIlroy craque

McIlroy a manqué ce putt sur le no 18, permettant ainsi à Bryson DeChambeau de gagner l'US Open
McIlroy a manqué ce putt sur le no 18, permettant ainsi à Bryson DeChambeau de gagner l'US OpenImage: KEYSTONE/EPA/ERIK S. LESSER

Bryson DeChambeau a remporté l'US Open dimanche à Pinehurst, à l'issue d'un nouveau final cruel pour Rory McIlroy. Le Nord-Irlandais a en effet commis un bogey fatal sur le dernier trou.

Après 72 trous et 4 jours de compétition sur le parcours piège de Pinehurst, aux nombreux greens en forme de dôme, tout s'est joué sur le no 18, où Rory McIlroy, privé de majeur depuis 10 ans, a connu une nouvelle désillusion.

Excellent pendant 14 trous, l'ex-no 1 mondial avait pris la main avant de commettre trois bogeys sur les quatre derniers trous. Sur le 18, il a manqué un putt d'à peine plus d'un mètre qui semblait facile (après en avoir manqué un de 76 cm au no 16) et aurait envoyé le quadruple vainqueur de majeur en play-off contre DeChambeau.

"Incroyable"

Placé dans la partie suivante, DeChambeau s'est à l'inverse sorti de deux situations pénibles sur cet ultime trou, pour finalement assurer le par et un succès avec un coup d'avance sur McIlroy. Ce dernier, déjà 2e l'an passé à l'US Open, compte ainsi 21 top 10 en majeur depuis sa dernière victoire.

"C'est incroyable", a commenté DeChambeau, qui a empoché une prime de 4,3 millions de dollars, va passer de la 38e à la 10e place au classement mondial, et se voit assuré de disputer les majeurs pendant 5 ans.

"Pouvoir me battre contre un si grand joueur est magnifique. Rater ce genre de putt, je ne le souhaite à personne", a-t-il indiqué. "Je n'ai pas été excellent aujourd'hui (dimanche) mais je me suis bien sorti des mauvaises situations."

Un duo à 2 coups

DeChambeau (30 ans), déjà vainqueur du tournoi en 2020, s'est ainsi offert un deuxième titre majeur. Membre du circuit LIV financé par l'Arabie saoudite, il brille cette saison sur les tournois majeurs, les seuls où les dissidents sont acceptés, avec une 6e place au Masters et une 2e au PGA Championship.

Les Américains Tony Finau et Patrick Cantlay ont partagé la 3e place à deux coups de leur compatriote. Largué dès les premiers tours, le no 1 mondial américain Scottie Scheffler n'a pris, lui, que la 41e place du tournoi à 14 coups du vainqueur.

Desplanches doit accrocher sa limite olympique à Belgrade

Après les spécialistes d’athlétisme, les nageurs ont également droit à leurs championnats d’Europe, dès ce lundi dans le grand bassin de Belgrade.

Si ces joutes ne constituent qu’une étape avant les JO de Paris pour Noè Ponti ou Roman Mityukov, Jérémy Desplanches veut et doit sortir le grand jeu.

1'57''94: ce temps, Jérémy Desplanches ne pensait avoir aucune peine à le réaliser le 30 juillet 2021 à sa sortie du grand bassin de Tokyo où il s'était paré du bronze olympique sur 200 m 4 nages grâce à un nouveau record de Suisse (1'56''17). Et pourtant, il n'est toujours pas redescendu sous les 1'58'' depuis.

La der' a donc sonné pour le Genevois. Il ira à Paris, en tant meilleur spécialiste suisse de la brasse pour le relais 4x100 m 4 nages. Mais, s'il ne réussit pas cette fameuse limite à Belgrade le samedi 22 (séries et demies) ou le dimanche 23 juin (finale), il pourrait bien ne pas obtenir le droit de s'aligner sur 200 m 4 nages.

Jérémy Desplanches sera en lice dès lundi à Belgrade, à l'occasion des séries du 100 m brasse. Il doit encore s'aligner sur 200 m libre en Serbie afin de prendre ses marques dans l'optique de son épreuve de prédilection, dans laquelle il a déjà conquis deux médailles européennes (or en 2018, argent en 2021).

Swiss Aquatics a retenu au total cinq nageuses et neuf nageurs pour Belgrade. Ces Européens ne sont qu'une étape sur la route des Jeux de Paris pour l'autre médaillé olympique Noè Ponti, le double médaillé mondial Roman Mityukov et le double médaillé européen Antonio Djakovic. Mais tous trois peuvent lorgner un podium en Serbie, comme Thierry Bollin et Lisa Mamié.

La France entre en scène contre l'Autriche

La France lance son Euro lundi contre l'Autriche à Düsseldorf avec un statut de favori dont elle a l'habitude. Mais elle se méfie d'une équipe "sous-évaluée" et habile au pressing.

Une statistique bonne pour la confiance: les Bleus ont systématiquement gagné leur premier match des grands tournois depuis douze ans que Didier Deschamps est sélectionneur. Finalistes de trois des quatre dernières grandes compétitions (Coupes du monde 2018 et 2022, Euro 2016), ils font figure de favoris, à l'égal de l'Allemagne à domicile ou de l'Angleterre.

Mais leur cuirasse a été griffée par leurs derniers résultats en amicaux, deux défaites contre l'Allemagne en septembre 2023 (2-1) et mars dernier (2-0) ou un nul poussif contre le Canada (0-0), le 9 juin.

Depuis le dévoilement de sa liste de 25 joueurs, Didier Deschamps assure avoir en tête son onze de départ pour l'Autriche, mais il doit évidemment s'adapter à la forme des uns et des autres. Le sélectionneur ne devrait pas aligner Aurélien Tchouameni, qui a repris l'entraînement, mais semble trop juste pour débuter.

Si Adrien Rabiot, qui n'a pas joué depuis le 20 mai, n'est pas assez remis, Youssouf Fofana pourrait commencer en milieu récupérateur aux côtés de N'Golo Kanté.

En charnière centrale, la place au côté de Dayot Upamecano se joue entre William Saliba et Ibrahima Konaté.

Sur les côtés, "DD" pourrait poursuivre le système asymétrique travaillé aux deux matches de juin, contre le Luxembourg (3-0) et le Canada: à trois défenseurs en phase de possession, pour profiter du talent de contre-attaquant de Théo Hernandez côté gauche.

A la perte de balle, le joueur de l'AC Milan doit réintégrer la ligne de quatre, aidé en couverture par ses coéquipiers dans sa zone, Marcus Thuram, Rabiot ou Fofana, et Upamecano.

Deschamps souhaite être "moins prévisible" pour l'Autriche, une équipe "sous-évaluée", répète-t-il depuis longtemps, et dont il faut redouter le fameux "gegenpressing", le contre-pressing intense dont le sélectionneur autrichien Ralf Rangnick est un adepte.

L'Autriche n'a plus perdu depuis sept matches, a passé 6-1 à la Turquie et battu l'Allemagne 2-0. La France l'affronte pour la troisième fois en grand tournoi, après un 8e de finale de Coupe du monde 1934 perdu en prolongation (3-2 a.p.) contre la "Wunderteam" du légendaire Matthias Sindelar, et une victoire au Mondial 1982 par la bande à Platini (1-0).

L'Angleterre bat la Serbie sans convaincre

Jude Bellingham (no 10) a inscrit le but de la victoire pour l'Angleterre face à la Serbie.
Jude Bellingham (no 10) a inscrit le but de la victoire pour l'Angleterre face à la Serbie.Image: KEYSTONE/AP/Martin Meissner

Un but de Bellingham a suffi au bonheur de l'Angleterre pour son premier match dans le groupe C dimanche (1-0). Mais les vice-champions en titre n'ont pas vraiment convaincu face aux Serbes.

Les Anglais ont pourtant fait honneur à leur statut de favoris en entame de match avec un certain Jude Bellingham à la baguette. L'homme providentiel du Real Madrid a rapidement montré qu'il allait occuper un costume similaire à celui qui est le sien avec les "Merengue".

Il s'est ainsi trouvé au bon endroit au bon moment pour propulser de la tête un centre dévié de Bukayo Saka au fond des filets de Predrag Rajkovic (13e). Il n'en fallait pas plus pour que la cohorte de supporters anglais ne reprenne à tue-tête "Hey Jude", le tube des Beatles inévitablement associé au Golden Boy.

Bellingham partout, Kane nulle part

Une statistique est d'ailleurs venue confirmer la mainmise de Bellingham sur le jeu des "Three Lions". A la mi-temps, il avait déjà touché 55 ballons. Son capitaine Harry Kane, qui fêtait une 23e apparition record pour l'Angleterre dans une compétition internationale, n'avait pu poser que deux fois le pied sur le cuir...

Le meilleur buteur de la sélection anglaise est malgré tout sorti de sa tanière en deuxième période, lorsqu'il a forcé une parade réflexe de Rajkovic permettant aux Serbes de garder espoir (77e). Un espoir que les Aigles n'ont jamais abandonné, même après l'ouverture du score précoce des favoris de ce groupe C.

Aleksandar Mitrovic aurait d'ailleurs bien pu égaliser à la 20e minute après une perte de balle fâcheuse de Trent Alexander-Arnold près de sa surface, mais la tentative de l'attaquant d'Al-Hilal a effleuré le poteau de Jordan Pickford. Malgré cet avertissement, les hommes de Gareth Southgate, parfois brouillons, n'ont pas réussi à marquer une deuxième fois. Ils auraient même pu concéder l'égalisation sans une belle parade de Pickford sur une frappe lointaine de Dusan Vlahovic (82e).

Le Danemark tenu en échec par la Slovénie

Slovènes et Danois n'ont pas su se départager dimanche pour ce premier match du groupe D.
Slovènes et Danois n'ont pas su se départager dimanche pour ce premier match du groupe D.Image: KEYSTONE/EPA/RONALD WITTEK

Le duel entre le Danemark et la Slovénie dans le groupe D a accouché du premier match nul de l'Euro 2024 dimanche (1-1). A Stuttgart, Erik Janza a répondu à l'ouverture du score de Christian Eriksen.

Le milieu de terrain danois avait mis son équipe sur les bons rails à la 17e minute, trois ans et quatre jours après son arrêt cardiaque survenu lors du premier match du Danemark au dernier Euro. Il a bien repris une subtile déviation de Jonas Wind après une touche rapidement jouée.

Les Danois ont dominé la suite de cette rencontre arbitrée par Sandro Schärer, le premier arbitre suisse à officier dans une grande compétition internationale depuis Massimo Busacca en 2010. Trop imprécis, ils n'ont toutefois pas su se mettre à l'abri des Slovènes.

Ces derniers en ont profité pour égaliser à la 77e minute grâce à une frappe déviée d'Erik Janza. Quelques instants plus tôt, Kasper Schmeichel était pourtant tout heureux de voir son poteau renvoyer une frappe de la pépite Benjamin Sesko.

Alisha Lehmann est une super footballeuse
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Pourquoi l’UEFA a refusé à l’Autriche cette chanson qui cartonne en Suisse
La Fédération autrichienne de football (ÖFB) souhaitait que L’Amour toujours de Gigi D’Agostino soit joué après les matchs de sa sélection à l’Euro. L’UEFA en a décidé autrement.

L’équipe d’Autriche a pris pour habitude de célébrer ses victoires et ses buts à domicile en jouant au stade le titre L’Amour toujours de Gigi D’Agostino. Une chanson enregistrée en 1999 et qui connut un franc succès aux débuts des années 2000, en discothèque comme dans les raves.

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