Gros coup dur pour Gottéron ++ Hintermann range ses skis
SUI-CZE: La Tchéquie avec Noskova et Bouzkova
La République tchèque ne pourra pas compter sur son no 1 Karolina Muchova (WTA 13) pour affronter la Suisse en qualification de la Billie Jean King Cup les 10 et 11 avril à Bienne.
Linda Noskova (WTA 14), qui s'est hissée en demi-finale du WTA 1000 d'Indian Wells, sera en revanche bien de la partie.
La capitaine tchèque Barbora Strycova pourra également compter sur Marie Bouzkova (WTA 33), Sara Bejlek (WTA 40) et Tereza Valentova (WTA 47) pour une rencontre dont le vainqueur décrochera son ticket pour le tournoi final prévu en septembre en Chine. La spécialiste de double Katerina Siniakova ne sera donc pas non présente dans la Swiss Tennis Arena.
La sélection suisse est connue depuis plus d'une semaine. Le capitaine Heinz Günthardt alignera à Bienne la St-Galloise Belinda Bencic (WTA 12), la Zurichoise Viktorija Golubic (WTA 75), la Bâloise Rebeka Masarova (WTA 110) - laquelle effectuera ses débuts en équipe de Suisse - et la Schwytzoise Céline Naef (WTA 228).
Durant donne la victoire aux Rockets
Un panier inscrit par Kevin Durant à 7''6 du "buzzer" a permis à Houston de battre La Nouvelle-Orléans 107-105 vendredi en NBA.
Les Rockets de Clint Capela sont ainsi repassés provisoirement au 3e rang de la Conférence Ouest, avec 41 victoires pour 25 défaites.
Kevin Durant fut l'homme du match avec ses 32 points, 6 rebonds et 5 assists. La superstar des Rockets a ainsi parfaitement su réagir après sa piètre performance (11 points) livrée deux jours plus tôt dans un match perdu face à Denver. Amen Thompson (23 points, 12 rebonds, 8 passes décisives) a également brillé face aux Pelicans.
En l'absence du pivot titulaire Alperen Sengun, touché au dos, Clint Capela a passé 22 minutes sur le parquet. L'intérieur genevois a fait son job, cumulant 9 points - à 4/6 au tir - 5 rebonds, 4 contres et 2 assists.
Les Rockets disputaient vendredi le premier des cinq matches consécutifs qu'ils doivent jouer à domicile. L'occasion peut-être d'enchaîner enfin à nouveau deux succès d'affilée: la franchise texane n'y est pas parvenue dans ses huit dernières sorties, connaissant à chaque fois une défaite suivie d'une victoire.
Les Blues de Pius Suter renversent les Oilers
Les Blues de Pius Suter ont cueilli un précieux succès vendredi en NHL. St. Louis a battu Edmonton 3-2 après prolongation, grâce notamment à un but de son centre zurichois.
Menés 2-0 à 10'04 de la fin du temps réglementaire après un but de la superstar d'Edmonton Connor McDavid, les Blues ont renversé une situation des plus compromises. Ils ont ainsi pu signer un sixième succès dans leurs sept dernières sorties.
C'est Pius Suter qui a sonné la révolte pour les Blues. L'international suisse a réussi son 10e but de la saison - et son 21e point - en reprenant à bout portant une superbe passe de Jonathan Breggren pour le 2-1 à la 53e minute.
St. Louis a égalisé à 2-2 à 3'46 de la fin du troisième tiers, avant de forcer la décision à 9'' de la fin de la période supplémentaire grâce à un but de Robert Thomas. Les Blues (64 points en 66 matches) restent ainsi à cinq longueurs de la 8e et dernière place disponible pour les play-off dans la Conférence Ouest.
Une finale Sabalenka - Rybakina, comme à Melbourne
Aryna Sabalenka (WTA 1) retrouvera Elena Rybakina (WTA 3) dimanche en finale du WTA 1000 d'Indian Wells, dans un grand classique du tennis féminin contemporain.
La Bélarusse reste sur deux défaites face à la Kazakhe, dont une en finale du dernier Open d'Australie.
Vendredi, Aryna Sabalenka a tout d'abord écarté sans difficulté la jeune Tchèque Linda Noskova (21 ans, WTA 14) 6-3 6-4. Elena Rybakina l'a rejointe en finale en battant l'Ukrainienne Elina Svitolina (WTA 9) 7-5 6-4. Elle est ainsi assurée de grimper à la 2e place mondiale lundi en doublant Iga Swiatek.
Sabalenka atteint ainsi pour la troisième fois la finale du tournoi californien, qu'elle n'a encore jamais remporté. Avant sa défaite l'an passé contre la Russe Mirra Andreeva, la Bélarusse avait été dominée en 2023 par... Elena Rybakina.
La Kazakhe de 26 ans a conquis les deux derniers grands titres du circuit, les deux fois contre Aryna Sabalenka en finale: le Masters en novembre puis l'Open d'Australie en janvier. Sabalenka mène toutefois 8-7 dans leurs confrontations.
"J'en ai assez de perdre des grandes finales. J'ai affronté des joueuses qui ont développé un tennis incroyable lors de ces finales, j'ai l'impression d'avoir manqué beaucoup d'opportunités", a-t-elle prévenu en conférence de presse. "Contre Elena c'est toujours hyper agressif, les premiers coups de raquette sont les plus importants, c'est du tennis très rapide", a-t-elle encore expliqué.
Russell remporte le premier sprint de la saison
George Russell a remporté samedi un sprint haletant au Grand Prix de Chine. Cette première course de 100 km disputée avec les nouvelles Formule 1 a été marquée par plusieurs changements de leader.
Charles Leclerc (Ferrari), a terminé 2e, tandis que son coéquipier Lewis Hamilton, vainqueur du sprint à Shanghai l'année dernière, a franchi la ligne d'arrivée en 3e position. Le champion du monde Lando Norris a terminé 4e au volant de sa McLaren et son coéquipier Oscar Piastri 6e.
Kimi Antonelli, au volant de la deuxième Mercedes, était 3e avant d'écoper d'une pénalité de 10 secondes dans la voie des stands pour avoir provoqué une collision dans le premier tour, ce qui l'a fait chuter à la 7e place. Il a finalement terminé 5e.
Russell et Hamilton - qui a pris un départ fulgurant, passant de la 4e à la 2e place - se sont livré une bataille acharnée en tête, échangeant leurs places à plusieurs reprises au cours des cinq premiers tours, tandis que Leclerc les talonnait de près, en 3e position.
Hamilton s'est retrouvé en tête dès le début du deuxième tour, son coéquipier mettant la pression sur Russell. Mais ce dernier a fini par prendre le large en tête, laissant les deux pilotes Ferrari se disputer la 9e place. Les pneus d'Hamilton ayant beaucoup souffert des premiers échanges, Leclerc en a profité pour dépasser son coéquipier à la fin du neuvième tour.
SL: Sion face au FC Zurich pour reprendre sa marche en avant
Sion se rend au Letzigrund samedi pour affronter le FC Zurich pour la 30e journée de Super League (18h00). Les hommes de Didier Tholot ont l'occasion de garder les places européennes dans son viseur.
À quatre journées avant la scission du championnat en deux groupes, les Sédunois (5es, 42 points) sont en ballotage favorable dans la lutte au top 6, avec six points d'avance sur la 7e place. En cas de victoire sur les bords de la Limmat face à un adversaire qui reste sur trois défaites de rang, Sion peut garder le contact sur Bâle (4e, 46 points) et un top 4 synonyme de campagne européenne la saison prochaine. Après trois matches sans victoire, les Valaisans doivent réagir face au mal classé du FC Zurich (10e, 31 points).
Vainqueur 2-1 à Berne lors de sa précédente sortie, le solide leader Thoune (68 pts) accueille Grasshopper, 11e et avant-dernier du championnat à 18h00. Enfin, Lugano (3e, 49 unités) se rend à Saint-Gall (2e, 54 points) pour tenter d'effectuer un rapproché vers la 2e place (20h30).
Coupe du monde: Odermatt peut classer l'affaire en super-G
L'antépénultième super-G messieurs de la saison est programmé samedi à 11h à Courchevel. Leader de la Coupe du monde de la discipline, Marco Odermatt peut classer l'affaire.
Lauréat des trois derniers petits globes dans la spécialité, Marco Odermatt mène le bal avec 158 points d'avance sur l'Autrichien Vincent Kriechmayr. Si le Nidwaldien venait à s'imposer samedi, Kriechmayr devrait donc terminer au pire 3e pour entretenir un semblant de suspense.
Difficile néanmoins d'imaginer une autre issue qu'un nouveau sacre de Marco Odermatt, qui s'est assuré la veille de remporter le classement général et celui de la descente. Depuis sa 28e place de Kvitfjell en mars 2022, il affiche un 7e rang comme plus mauvais résultat dans un super-G de Coupe du monde. Et cette saison, il a terminé les six courses disputées jusqu'ici dans le top 5, triomphant deux fois.
Sacré dans la discipline - ainsi qu'en descente et en combiné par équipe - aux JO de Milan-Cortina, Franjo von Allmen devrait à nouveau être l'un des ses principaux contradicteurs, au même titre qu'Alexis Monney et Stefan Rogentin. Et les Français ont forcément à coeur de briller devant leur public.
Ce super-G remplace celui qui avait dû être annulé à Garmisch-Partenkirchen le 1er mars. Un deuxième super-G est prévu dimanche à Courchevel, où la descente a été avancée à vendredi en raison des mauvaises conditions météorologiques pour samedi.
Depuis, la Suissesse n'a jamais été moins bien classée que 4e en Coupe du monde. L'Autrichienne Julia Scheib et la Suédoise Sarah Hector, vainqueures des deux derniers géants, figurent également parmi les favorites.
Fin de saison pour Sandro Schmid
Coup dur pour Fribourg-Gottéron avant d'attaquer les quarts de finale des play-off. Les Dragons vont devoir se passer de leur attaquant Sandro Schmid dont la saison est terminée.
Celui qui a longtemps porté le maillot de top scorer et qui a terminé l'exercice avec 38 points en 52 matches (10 buts) a malheureusement vu sa saison prendre fin lors de la dernière rencontre de la saison régulière lundi dernier contre Berne. Sur une charge à la bande, le patin du joueur de Morat s'est planté dans la glace et sa jambe a visiblement été touchée. Les caméras avaient suivi le centre fribourgeois qui a rejoint le vestiaire en boitant bas, mais sans l'aide de personne.
Dans le communiqué, le club parle juste de blessure au bas du corps.
Niels Hintermann dit stop: "Je ne veux plus risquer ma vie"
Niels Hintermann a annoncé vendredi mettre un terme à sa carrière. En 106 départs en Coupe du monde, le Zurichois de 30 ans a remporté deux victoires en descente et une en combiné.
Non-partant pour la descente de Courchevel, c'est dans la raquette d'arrivée de la station des Alpes françaises qu'Hintermann a annoncé sa retraite sportive au micro de la SRF. "Je ne souhaite plus risquer ma vie. Et je veux arrêter selon mes conditions, et non après avoir terminé dans les filets" a-t-il déclaré en direct."J'ai disputé la dernière course de ma carrière à Crans-Montana (réd. où il s'est classé 16e)."
Vainqueur en combiné à Wengen en 2017 et à deux reprises en descente à Kvitfjell en 2022 et 2024, le skieur avait connu un coup d'arrêt en octobre 2024, où il avait annoncé être atteint d'un cancer des ganglions lymphatiques. Guéri, il avait effectué son retour sur le Cirque blanc à Beaver Creek en décembre dernier. Sur les six courses disputées cet hiver, il a réalisé sa meilleure performance lors de la descente de Kitzbühel en terminant 6e.
Coupe du monde: 3e à Courchevel, Odermatt s'assure le général
Marco Odermatt a fait coup double à Courchevel! 3e de la descente vendredi, le Nidwaldien s'est assuré une 5e victoire d'affilée au classement général ainsi qu'un 3e globe de la spécialité de rang.
Avec ce 14e podium de la saison, Odermatt compte désormais 632 points d'avance sur son poursuivant brésilien Lucas Pinheiro Braathen alors qu'il ne reste que six épreuves au programme. Il ne peut également plus être rejoint au classement de la spécialité par son dauphin bernois Franjo von Allmen, qui a connu l'élimination après avoir manqué une porte.
Malgré un bon dernier secteur, le skieur d'Herigiswil a perdu trop de temps dans la partie intermédiaire pour venir inquiéter ses rivaux du jour. Déjà vainqueur en 2022 sur cette piste, l'Autrichien Vincent Kriechmayr s'est offert sa première victoire en descente depuis mars 2023 en 1'47''26, soufflant la victoire pour neuf centièmes à l'Italien Giovanni Franzoni, qui disputait sa première course de Coupe du monde à Courchevel.
Le Fribourgeois Alexis Monney a chuté sans gravité, alors qu'il était au contact de Franzoni sur le début du parcours, tandis que Niels Hintermann ne s'est pas présenté au départ.
127e match consécutif à au moins 20 points pour Gilgeous-Alexander
Le meneur canadien d'Oklahoma City Shai Gilgeous-Alexander a signé jeudi un 127e match consécutif en NBA à au moins 20 points. Il a dépassé la série record du légendaire Wilt Chamberlain.
Gilgeous-Alexander (27 ans), MVP et sacré champion en 2025 avec le Thunder, a atteint les 20 points marqués en cours de match jeudi contre Boston d'un long tir à deux points à 7 min 04 à jouer dans le troisième quart-temps. Ce record ne fait pas partie des plus marquants de la NBA, comme le nombre total de points inscrits par Kareem Abdul-Jabbar dépassé par LeBron James en février 2023, mais il symbolise l'épaisseur prise par le Canadien, et sa constance au plus haut niveau de performance.
Chamberlain avait établi son record entre octobre 1961 et janvier 1963, inscrivant une moyenne irréelle de 49,2 points par rencontre, là où "SGA" tourne à 32,5 points de moyenne depuis le début de sa série le 1er novembre 2024. Chamberlain avait vu sa série prendre fin à cause d'une expulsion au bout de 4 minutes de jeu (6 points). Il avait débuté une nouvelle série de 92 parties à au moins 20 points le match suivant.
Aucun autre joueur de NBA n'a atteint la centaine de rencontres à 20 points ou plus, pas même les grandes figures Oscar Robertson (79), Michael Jordan et Kevin Durant (72), Abdul-Jabbar (71), Kobe Bryant (63) ou encore LeBron James (49).
NHL: Nashville et Josi battus par la lanterne rouge
Les Nashville Predators du Suisse Roman Josi ont subi une défaite cuisante dans la course aux play-off de la NHL. Ils se sont inclinés 4-3 tab face à la lanterne rouge du championnat.
Le match à Vancouver s'est longtemps déroulé comme prévu pour les Predators, qui menaient 3-1 à quatre minutes de la fin. Mais les Canucks sont parvenus à égaliser une minute avant la sirène.
Le point supplémentaire qui aurait permis aux Predators de se hisser à une place provisoire en play-off a finalement été remporté par les Canadiens lors des tirs au but. Seul pointeur helvète de la soirée, Josi a passé près de 29 minutes sur la glace et a été crédité d'une passe décisive lors du 2-1 de Tyler Jost, auteur d'un doublé.
Les autres Suisses sur la glace ont obtenu de meilleurs résultats. Lian Bichsel a célébré avec les Dallas Stars une victoire convaincante 7-2 à domicile contre les Edmonton Oilers. Janis Moser a remporté avec les Tampa Bay Lightning une victoire 4-1 à domicile contre les Detroit Red Wings, et Pius Suter s'est imposé avec les St. Louis Blues à l'extérieur contre les Carolina Hurricanes 3-1.
"Pour la Swiss League, il est minuit passé", prévient Urs Kessler
Président de Swiss Ice Hockey depuis six mois, Urs Kessler fait face à de nombreux défis. L'heure pour la fédération est à l'autocritique, concède-t-il dans une interview à Keystone-ATS.
Urs Kessler, lorsque Martin Steinegger vous a proposé à fin 2024 de reprendre la présidence de Swiss Hockey League, votre première réaction, spontanément, a été négative. Qu'est-ce qui vous a finalement amené à accepter cette tâche exigeante?
"Après 38 ans de carrière aux Chemins de fer de la Jungfrau, dont 17 comme CEO marqués par la réalisation d'un mega-projet à plus de 500 millions de francs, je m'étais dit que le moment était venu de profiter de la vie, plutôt que de me lancer tout de suite de nouveaux grands défis. Je connaissais les difficultés rencontrées par mes divers prédécesseurs à la tête de la fédération, dont les structures sont complexes. Mais à la fin, ma passion pour le hockey a pris le dessus. Je suis alors allé me présenter aux 14 directeurs des clubs de National League. Et quand ils m'ont tous plébiscité, en février 2025, je ne pouvais plus dire non."
D'où vient votre passion pour le hockey sur glace?
"Le père de mon épouse a joué au plus haut niveau. Pour ma part, je n'étais pas assez talentueux mais j'ai toujours aimé ce sport. J'apprécie la vitesse de ce sport et son côté 'terre à terre'. A ce titre, il offre quelques similitudes avec la lutte suisse."
"Conduire une entreprise est tout autre chose que d'être à la tête d'une fédération. Certes, dans le tourisme, de nombreuses opinions s'opposaient déjà. Mais en hockey, presque chacun est un expert. J'ai dû apprendre à chercher en permanence des compromis, même s'il est impossible de satisfaire tout le monde. Il existe beaucoup d'intérêts particuliers dans les différentes ligues. C'est très dur d'arriver à ce que tout le monde tire à la même corde. En Swiss League, un des grands défis est qu'il est extrêmement difficile d'obtenir la promotion. La National League est en effet une ligue pour ainsi dire fermée. Pour cette raison, la Swiss League a perdu un peu de son attrait. Et sans promotion-relégation, l'écart avec l'échelon supérieur se creuse encore. Chacun cultive son pré-carré. Or, il conviendrait de toujours garder à l'esprit l'intérêt général du hockey suisse.
Est-il possible de trouver un compromis avec la National League?
"J'ai coutume de dire que le plus grand péril pour l'avenir vient des succès du présent. Lorsque les choses ne vont pas bien, les gens sont beaucoup plus enclins à coopérer. En ce moment, la National League se porte bien, le produit est en plein essor. Les clubs suisses ont remporté deux trophées en Ligue des champions. Le niveau s'est élevé. Mais à long terme, il faut se soucier de la base. C'est ce qui nous différence des pays scandinaves. Ceux-ci bénéficient d'une assise beaucoup plus large. Nous devons penser à long terme, à l'horizon 2035 par exemple. Je suis de près l'évolution de l'équipe nationale des M18 (reléguée en 2e division). Nous devons veiller à ne pas perdre le contact et à poser les jalons pour la prochaine génération."
"Nous devons faire preuve d'autocritique et nous améliorer dans tous les domaines. Etre plus efficaces. Une collaboration couronnée de succès nécessite l'engagement des deux parties, la National League et la fédération. Une société anonyme (SA) du hockey suisse - tout le monde sous un même toit - aurait pour effet de cimenter l'esprit d'équipe et de diminuer les frictions."
Quel serait votre scénario idéal pour la National League et la Swiss League?
"Idéalement, que chacune compte douze équipes. Mais pour le moment, ce n'est pas réaliste, la peur d'être relégué est trop forte. Mais nous avons besoin d'une deuxième division forte et professionnelle, dans une forme qui reste à définir. Toutes les variantes doivent être mises sur la table. Je pourrais m'imaginer une formule avec des clubs fermes ou des juniors. La Swiss League doit faire l'objet d'un nouveau positionnement. Il faut revoir sa commercialisation. Il y a urgence. Le système actuel nous fait perdre beaucoup de joueurs, ceux qui n'arrivent pas tout à fait à accéder au plus haut niveau. Or il convient de les garder. Car de nombreux joueurs ont besoin de temps pour s'épanouir. A mes yeux, il n'est pas minuit moins cinq, mais minuit cinq. Pratiquement n'importe quelle solution serait meilleure que le statu quo. Une possibilité serait d'avoir 20 équipes en 2e division - dix à l'est, dix à l'ouest. Les derbies renforcent l'attractivité. Nous devons trouver un compromis. Cela ne peut plus continuer comme ça."
Que peut faire la fédération pour renforcer la Swiss League?
"Des investissements sont nécessaires dans les infrastructures pour améliorer la couverture télévisée. Trouver de nouveaux sponsors est une tâche exigeante. Nous avons engagé Burger King, mais il en faut d'autres. Et nous devons améliorer la communication à l'interne, entre les ligues et le secteur amateurs."
Dans quelle mesure regrettez-vous le départ de Patrick Fischer du poste de sélectionneur national?
Quel devra être l'héritage laissé par ce Mondial 2026 à domicile?
"Il devra susciter l'euphorie. J'y vois une grande chance de motiver de nombreux jeunes pour la pratique du hockey. Il est important que cela se passe non seulement dans les régions où sont établis les grands clubs, mais aussi en périphérie. Une médaille serait déjà un bon résultat, car la pression sera plus forte que lors d'un Championnat à l'étranger."
Coupe du monde: Odermatt pour s'assurer le globe de la descente
L'avant-dernière descente de la saison de Coupe du monde a lieu vendredi à Courchevel (11h00). Le Nidwaldien Marco Odermatt doit réaliser un top 10 pour s'assurer le classement de la spécialité.
Avec 175 points d'avance sur son poursuivant et coéquipier Franjo von Allmen, Odermatt dispose d'une confortable avance construite au fil de la saison. Sur les sept épreuves de l'hiver, le skieur d'Hergiswil en a remporté quatre, et n'a terminé qu'une fois hors du podium à Crans-Montana, où il avait échoué à la 4e place. Lors du dernier passage du Cirque blanc dans la station des Alpes françaises en 2022, il avait terminé second de la descente, seulement battu par l'Autrichien Vincent Kriechmayr.
Seul le triple champion olympique bernois peut encore empêcher "Odi" de remporter un 3e globe de la spécialité d'affilée, mais la tâche s'annonce compliquée. Même en cas de succès de "FranJO", le leader du classement général peut se contenter d'une dixième place pour assurer mathématiquement son triomphe dans la discipline reine.
Toujours en quête d'un premier succès cet hiver, le Fribourgeois Alexis Monney a l'occasion de capitaliser sur sa bonne forme de fin de saison, lui qui a terminé 2e de la descente de Garmisch il y a deux semaines. Les Valaisans Justin Murisier et Arnaud Boisset figurent également par les dix Suisses au départ.
National League: Bienne prend l'avantage face à Berne
Bienne s'est imposé à domicile 4-3 dans le match aller du play-in de National League face à Berne jeudi. Mais Gaëtan Haas et ses coéquipiers ont galvaudé un avantage de 3 buts.
Les Ours ont remporté leurs deux duels à Bienne lors de la saison régulière, mais c'était avant l'arrivée de Christian Dubé à la bande du club de la cité bilingue. Désormais, l'ex-entraîneur de Fribourg-Gottéron a mis Bienne sur de bons rails en amont du match retour à Berne samedi.
Dos à dos après un tiers grâce aux réussites de Mark Sever pour Bienne à la 9e et de Waltteri Merelä à la 16e pour Berne, les Seelandais ont pris de vitesse leurs adversaires à la demi-heure de jeu. Fabio Hofer offert a redonné l'avantage à Bienne à la 31e, avant que Sever ne signe le doublé 73 secondes plus tard, profitant d'une défense bernoise trop passive.
Dans l'autre rencontre de play-in, Zoug et Rapperswil se sont quittés sur le score de 5-2. Après 40 minutes, les équipes étaient encore à deux partout, avant que David Sklenicka (50e), Fabrice Herzog (53e) puis Tobias Geisser (19e) ne fassent pencher le match en faveur des Zougois.
