Les Clippers prennent leur revanche ++ Wasserman soutenu
ATP 500 de Rotterdam: pas d'exploit pour Wawrinka
Le parcours de Stan Wawrinka (ATP 106) au tournoi ATP 500 de Rotterdam a pris fin. Le Vaudois a été battu 6-4 6-2 au 2e tour par l'Australien Alex de Minaur (ATP 8), tête de série no 1.
La tâche de Wawrinka était difficile face à un adversaire très solide. Le quadragénaire suisse, triple vainqueur en Grand Chelem, n'a d'ailleurs plus battu un joueur du top 10 depuis le tournoi de Stockholm en 2024.
Wawrinka a bien résisté durant la manche initiale. Après avoir perdu son deuxième jeu de service, il a réussi son seul break de la partie pour égaliser à 4-4. Mais il a ensuite concédé un autre break et de Minaur a conclu sur sa première balle de set.
Le Vaudois a été plus nettement dominé ensuite. Il a rapidement perdu son engagement deux fois pour se retrouver mené 4-1. L'Australien, sur la voie royale, n'a pas manqué l'occasion d'empocher le match après 1h09 seulement.
Les Suissesses loin des Suédoises sur le 10 km
Les Suissesses ont terminé loin des meilleures sur le 10 km des Jeux olympiques jeudi à Tesero. Nadja Kälin (14e) et Nadine Fähndrich (16e) n'ont rien pu faire face à la Suédoise Frida Karlsson.
Nadja Kälin, qui avait brillé en terminant 4e du skiathlon, n'a pas réussi à réitérer son exploit. Après un départ prudent, elle a accéléré en fin de course et rattrapé Nadine Fähndrich, laquelle s'était alignée pour oublier son élimination frustrante et précoce en sprint. Les deux Suissesses ont terminé à moins d'une minute du podium.
Déjà titrée en skiathlon samedi, Karlsson a devancé sa compatriote Ebba Andersson et l'Américaine Jessie Diggins avec une marge impressionnante de plus de 45 secondes. Depuis le début des courses de ski de fond, les Suédoises réalisent une véritable razzia, avec sept médailles empochées sur neuf possibles dont trois en or en trois courses.
La Suisse bat la France sans feu d'artifice
L'entrée en lice de l'équipe de Suisse jeudi à Milan face à la France ne s'est pas faite dans le feutré. Les Helvètes se sont imposés 4-0 grâce notamment à un doublé de Timo Meier.
Tout avait pourtant bien commencé pour la troupe de Patrick Fischer avec deux buts tombés très rapidement. En power-play, c'est Damien Riat qui a pu mettre ses copains dans les meilleures conditions alors que l'horloge n'affichait que 55 secondes de jeu. A la 4e, c'est Janis Moser qui a doublé l'avance helvétique sur un tir que le gardien d'Ajoie, Antoine Keller, a laissé filer au premier poteau.
Seulement après cette entrée tambour battant, les joueurs de Patrick Fischer ont eu tendance à s'endormir et à se mettre au niveau de leurs adversaires. La France de Yorick Treille, reléguée en deuxième division lors du dernier Mondial en Suède, a alors joué crânement sa chance et Leonardo Genoni a eu de la chance de ne pas voir le puck franchir sa ligne.
Lors du tiers médian, les Tricolores se sont créé trois bonnes chances de marquer dont un face-à-face de Douay repoussé par un Genoni toujours à l'heure. Les Suisses auraient cependant pu trois longueurs d'avance si le poteau droit de Keller n'avait pas contré l'envoi d'Andrighetto.
Ce 3-0 est tombé à la 51e de la canne de Timo Meier, mais c'est Roman Josi qui a offert ce but à l'Appenzellois. Le capitaine helvétique a comme d'habitude utilisé son patinage au-dessus de la moyenne pour déposer la défense française, contourner le but et servir sur un plateau l'attaquant des New Jersey Devils. Timo Meier qui ne traverse pas la période la plus faste de sa carrière avec seulement trois goals lors de ses 17 derniers matches en NHL.
Mais le bison d'Herisau a eu de la réussite à la 57e lorsque sa tentative de centre a fini au fond du but pour un doublé assez improbable. On l'a compris, la Suisse devra présenter autre chose pour la suite du tournoi, même si ce premier match était avant tout là pour permettre de trouver quelques automatismes.
La Suisse a maintenant un peu plus d'une journée de repos avant LE match contre le Canada de Sidney Crosby, Connor McDavid et Nathan MacKinnon vendredi à 21h10. Il s'agira de tout faire un peu mieux que lors de ce premier galop d'essai. Mais la Suisse a prouvé ces dernières années qu'elle possédait assez de ressources.
Super-G: Brignone rayonne, les Suissesses battues
Federica Brignone a remporté le Super-G olympique jeudi à Cortina. L'Italienne a devancé la Française Romane Miradoli et l'Autrichienne Cornelia Hütter, tandis que les Suissesses sont plus loin.
Presque comme un juste retour des choses. Après deux médailles de bronze à Pyeongchang (géant et combiné) et l'argent du géant à Pékin, la Valdôtaine peut enfin célébrer une médaille d'or. Revenue d'une double fracture tibia-péroné survenue en avril de l'année dernière, la Transalpine de 35 ans a tout fait pour pouvoir se présenter dans les Dolomites. 10e de la descente, elle savait qu'elle devrait être prête pour le Super-G et le géant.
La fille de Rosa Maria Quario s'était fixé cet objectif et a su le mener à bien. Pas la plus rapide sur le haut, elle s'est en revanche régalée dans la partie technique pour creuser des écarts irréversibles. Sur la deuxième marche du podium, on retrouve Romane Miradoli. Deuxième à St-Moritz et quatrième à Tarvisio, la Tricolore a cédé 0''41. Cornelia Hütter complète le podium à 0''52, soit un centième devant sa compatriote Ariane Rädler.
Corinne Suter peut elle aussi nourrir des regrets. La Schwytzoise était la plus rapide sur le haut avec 0''41 d'avance sur Federica Brignone avant de céder beaucoup de temps dans la partie plus technique.
Delia Durrer a fini au-delà de la 15e place, alors que Janine Schmitt a connu l'élimination.
Un bon nombre de skieuses n'ont en outre pas rallié l'arrivée, notamment Ester Ledecka, Emma Aicher et Sofia Goggia. Hyper aggressive juste avant d'attaquer la partie médiane avec 0''68 de bonus sur sa compatriote, la Bergamasque s'est retrouvée en sursis sur plusieurs portes avant d'en manquer une.
Les Suissesses commencent par une victoire contre l'Italie
L'équipe de Suisse féminine a entamé du bon pied le tournoi olympique. Silvana Tirinzoni et Cie ont dominé l'Italie sur le score de 7-4 jeudi à Cortina.
Le quatuor du CC Aarau a livré une prestation très propre pour son entrée en lice. Alina Pätz, Carole Howald, Selina Witschonke et Silvana Tirinzoni menaient 4-2 après cinq ends, et ont assuré leur succès en volant une pierre italienne au 8e end.
Quatre fois championnes du monde entre 2019 et 2024, les Suissesses visent une médaille dans ce tournoi. Elles disputeront leur deuxième match vendredi face à la Chine (14h05).
Leurs homologues masculins entrent quant à eux en lice jeudi après contre les Etats-Unis (14h05).
Un Ukrainien disqualifié pour son casque mémoriel
L'Ukrainien Vladislav Heraskevych a été disqualifié jeudi des épreuves de skeleton des JO 2026. Il voulait porter un casque honorant plusieurs coéquipiers tués lors du conflit avec la Russie.
"Il a été disqualifié", a indiqué à l'AFP un porte-parole du comité olympique ukrainien.
Dans un communiqué, le Comité international olympique (CIO) qui avait proposé mardi à Vladislav Heraskevych de porter un brassard noir à la place de ce casque, a confirmé qu'il n'avait pas été autorisé à prendre part aux épreuves "pour avoir refusé d'accepter les règles du CIO en matière d'expression des athlètes".
"Ce matin, à son arrivée sur le site de compétition, M. Heraskevych a rencontré la présidente du CIO Kirsty Coventry, qui lui a expliqué une dernière fois, la position du CIO. Comme lors des réunions précédentes, il a refusé de changer de position", a argué l'instance olympique dans son long texte explicatif.
Dans ces conditions, "la décision a été prise par le jury de la Fédération internationale (IBSF), en se basant sur le fait que le casque qu'il entendait porter n'était pas conforme à la réglementation", poursuit le communiqué.
"Le CIO a décidé en conséquence, avec regret, de lui retirer son accréditation pour les JO 2026. Malgré de nombreux échanges et discussions en personne avec M. Heraskevych (...), il n'a pas voulu faire de compromis", a ajouté le CIO.
"Son casque arbore les portraits de nos athlètes qui ont été tués par la Russie. Le patineur artistique Dmytro Sharpar, tué au combat près de Bakhmut; Yevhen Malyshev, un biathlète de 19 ans tué par les occupants près de Kharkiv; et d'autres athlètes ukrainiens dont la vie a été emportée par la guerre menée par la Russie", a-t-il souligné sur Telegram.
Halfpipe: Liu Jiayu dit "aller bien" après une terrible chute
La Chinoise Liu Jiayu a assuré depuis son lit d'hôpital avoir évité toute blessure grave et "aller bien" après une chute spectaculaire aux JO de Milan Cortina.
La vice-championne olympique 2018 a remercié ses fans pour leur soutien.
Agée de 33 ans, Liu Jiayu a lourdement chuté mercredi lors des qualifications du halfpipe et s'est cogné la tête contre la neige. Elle est restée immobile au sol de longues minutes, durant lesquelles elle a reçu des soins médicaux avant d'être évacuée sur une civière. Les examens médicaux n'ont révélé aucune anomalie au niveau de la colonne vertébrale, a indiqué l'agence de presse officielle Chine nouvelle.
"Merci à tous pour vos gentils messages", a écrit Liu Jiayu dans un post sur le réseau social chinois Weibo, accompagné d'un selfie d'elle, souriante, en blouse d'hôpital et faisant un signe "V" de la main. "Je viens de passer des examens à l'hôpital, rien de grave, tout va bien", a-t-elle souligné.
Le quotidien officiel China Sports Daily a salué jeudi "la combativité" de la sportive, qui participe à ses cinquièmes Jeux d'hiver. "Le sourire éclatant de Liu Jiayu a toujours marqué les esprits. Mais derrière cette apparente douceur se cache une battante, prête à serrer les dents et à tout donner pour l'honneur de son pays et pour sa passion, le snowboard", écrit le journal.
Selon le quotidien, la sportive a souffert de nombreuses blessures durant sa carrière et a subi trois opérations majeures à l'épaule.
Battus mardi à Houston, les Clippers prennent leur revanche
Les Clippers savourent leur revanche. Battus à Houston mardi, Yanic Konan Niederhäuser et ses équipiers ont battu les Rockets de Clint Capela 24 heures plus tard en NBA, toujours au Texas.
La franchise de Los Angeles s'est imposée 105-102 dans cette rencontre, la dernière pour les deux équipes avant le All-Star week-end prévu à Los Angeles dans l'antre des Clippers. Un week-end de gala auquel participera le "rookie" Yanic Konan Niederhäuser, retenu pour le tournoi des étoiles montantes ("Rising Stars").
Le pivot fribourgeois est resté discret mercredi à Houston. Aligné durant 10 minutes, il n'a pas marqué de point (0/1 au tir), réussissant tout de même 3 rebonds et 2 contres. Clint Capela a quant à lui eu droit à 16 minutes de jeu, cumulant 3 points, 5 rebonds et surtout 4 contres.
Cette rencontre s'est jouée dans les ultimes secondes. Kawhi Leonard a donné la victoire aux Clippers sur une action à 3 points à 2''0 de la fin, rentrant son tir puis le lancer-franc dont il a bénéficié pour une faute subie sur cette action. L'ailier de Houston Tari Eason a ensuite manqué la cible à 3 points au "buzzer".
Egalement sélection pour le "Rising Stars Challenge" du All-Star week-end, Kyshawn George a connu la défaite mercredi, la troisième d'affilée pour les Wizards. Washington s'est lourdement incliné (138-113) sur le parquet de Cleveland, où l'ailier valaisan a terminé meilleur marqueur de son équipe avec 17 points.
Wasserman soutenu par son comité exécutif
Le comité exécutif des Jeux olympiques et paralympiques de Los Angeles 2028 a soutenu mercredi le président du comité d'organisation Casey Wasserman.
Wasserman est dans la tourmente depuis fin janvier et l'apparition de son nom dans les fichiers de l'affaire Epstein.
M. Wasserman (51 ans), patron des prochains JO d'été et personnalité influente d'Hollywood avec son agence de gestion de stars, avait échangé des courriels salaces en 2003 avec Ghislaine Maxwell, l'ex-compagne de Jeffrey Epstein, emprisonnée pour avoir aidé le financier décédé à recruter des prostituées mineures, ce qu'il dit "regretter profondément".
Mis sous pression par des élus de Los Angeles et des personnalités du monde du spectacle qui demandent sa démission, Casey Wasserman a vu mercredi le comité exécutif des JO 2028 assurer dans un communiqué qu'il continuerait dans ses fonctions. "Vu les faits avancés et le leadership démontré ces dix dernières années, M. Wasserman doit continuer à diriger LA28 afin d'organiser des Jeux réussis", écrit le comité.
Nottingham se sépare de son entraîneur Sean Dyche
L'international suisse Dan Ndoye va découvrir un nouveau coach.
L'entraîneur de Nottingham Forest Sean Dyche a en effet été limogé mercredi après un match nul décevant contre Wolverhampton qui laisse les "Tricky Trees" proches de la zone de relégation (17e place).
"Le Nottingham Forest Football Club confirme que Sean Dyche a été démis de ses fonctions d'entraîneur principal", a déclaré le club dans un communiqué. "Nous tenons à remercier Sean et son équipe pour leurs efforts pendant leur passage au club et leur souhaitons bonne chance pour l'avenir."
Le match nul 0-0 à domicile contre Wolverhampton, dernier du classement, laisse Nottingham Forest avec seulement trois points d'avance sur West Ham (18e). Le propriétaire de Nottingham, Evangelos Marinakis, a déjà limogé cette saison deux autres entraîneurs: Nuno Espirito Santo en septembre, et Ange Postecoglou en octobre, après seulement un mois et neuf jours, dans la foulée d'une défaite contre Chelsea (3-0).
Benoît Schwarz-van Berkel et Cie pour un coup de maître
par Sascha Fey
Benoît Schwarz-van Berkel affiche déjà un palmarès remarquable. Mais il lui manque encore un grand titre sur la scène intercontinentale. A Cortina, les conditions semblent réunies pour un coup de maître.
Son expérience est grande. A 34 ans, Schwarz-van Berkel participe déjà à ses quatrièmes Jeux. En 2014 à Sotchi, il avait été plusieurs fois remplaçant dans l'équipe du skip Sven Michel. Quatre ans plus tard, à Pyeongchang, il a remporté la médaille de bronze avec le skip Peter De Cruz. Avec De Cruz, il a également remporté quatre médailles aux Championnats du monde (toujours en bronze) et trois aux Championnats d'Europe (une en argent, deux en bronze).
Mais après avoir terminé 7e aux Jeux olympiques d'hiver de 2022, le Genevois a décidé de rejoindre l'équipe du capitaine Yannick Schwaller dès la saison suivante, Peter De Cruz ayant par ailleurs pris sa retraite de joueur. La mayonnaise a rapidement pris, avec deux podiums aux Championnats du monde (argent et bronze) et deux aux Championnats d'Europe (argent et bronze).
Benoît Schwarz-van Berkel, qui joue en quatrième position, n'a donc plus qu'une médaille d'or mondiale ou olympique à décrocher pour embellir son palmarès. L'exploit est envisageable à Cortina d'Ampezzo, où son équipe a débarqué avec beaucoup de confiance. Peu avant Noël, les Suisses ont remporté leur premier Grand Chelem à Saskatoon. Auparavant, ils avaient dû s'incliner face à la Suède en finale des Championnats d'Europe.
Son équipe - qui comprend également Pablo Lachat-Couchepin et Sven Michel - a mis une touche finale à sa préparation olympique lors d'un stage d'entraînement de trois semaines. "C'est une phase que j'apprécie beaucoup. En plus d'avoir pu mieux récupérer, nous avons eu un peu plus de temps pour analyser notre jeu et travailler sur les détails", souligne Schwarz-van Berkel.
Le Genevois admet toutefois que les Jeux sont une compétition à part. "En fait, ce n'est pas différent sur le principe. Mais il y a toujours quelque chose qui vous rappelle l'importance de l'événement: un public nombreux, beaucoup de caméras. Et puis, en tant qu'être humain, vous y pensez avec émotion, c'est comme ça. Nous essayons toutefois de considérer chaque entraînement comme s'il s'agissait des JO. Tout l'art consiste à y parvenir. C'est un entraînement mental", conclut-il.
Hockey: La Suisse doit marquer les esprits d'entrée
L'équipe de Suisse masculine commence son tournoi olympique jeudi (12h10) contre la France à Milan. Il faudra tout de suite trouver les automatismes.
Enfin! Après douze ans d'absence, les joueurs de NHL font leur retour aux JO. En 2014, le Canada emmené par le légendaire Sidney Crosby avait décroché l'or. Les deux éditions asiatiques se sont ensuite déroulées sans les meilleurs joueurs de la planète.
Pour la Suisse, cela signifie que dix joueurs de la plus grande ligue du monde seront de la partie. On peut donc dire sans trop s'avancer qu'il s'agit de la meilleure équipe de Suisse de l'histoire.
Au Championnat du monde 2024 à Prague, Patrick Fischer avait pu compter sur sept joueurs de NHL, ce qui constituait un record. Là, il dispose d'un gardien (Akira Schmid), de trois défenseurs (Roman Josi, Jonas Siegenthaler et Janis Moser) et de six attaquants (Nico Hischier, Kevin Fiala, Timo Meier, Nino Niederrieter, Pius Suter et Philipp Kurashev) débarquant d'outre-Atlantique.
Reste la question des gardiens. Rien n'a encore filtré concernant les titulaires, mais on peut imaginer que Reto Berra sera le numéro 3. lui qui était sur la glace lors d'un entraînement optionnel. Septuple champion de Suisse et triple médaillé d'argent avec la Suisse au Mondial (2018, 2024 et 2025), Leonardo Genoni part sans doute avec les faveurs du pronostic face à Akira Schmid, encore novice à ce niveau.
La Suisse part clairement favorite de cette rencontre, où il s'agira tout de même de ne pas de prendre les Français de haut. En général sous Patrick Fischer, ce n'est pas le style de la maison. Il faut remonter à 2017 pour trouver trace d'une défaite contre un adversaire intrinsèquement inférieur. Il s'agissait de la France avec une défaite 4-3 tab à Paris lors du Mondial.
Si la Suisse veut s'épargner un huitième de finale, il lui faudra soit remporter son groupe et donc faire mieux que le Canada et la Tchéquie, soit terminer meilleur deuxième. Cela signifie qu'il faudra probablement marquer des buts pour avoir un goal average intéressant. Les deux autres groupes sont composés de la Finlande avec la Suède, la Slovaquie et l'Italie, et des Etats-Unis avec l'Allemagne, la Lettonie et le Danemark.
Malorie Blanc peut-elle refaire le coup de Crans?
L'équipe de Suisse dames n'a pas le même taux de réussite que les hommes. Victorieuse du super-G de Crans-Montana, Malorie Blanc peut cependant réaliser peut-être un exploit lors du super-G olympique.
Car "exploit" ne serait pas un mot galvaudé compte tenu des résultats en vitesse dans les Dolomites du côté des Suissesses. Mais qui sait? A St-Moritz, la Valaisanne de 22 ans avait mieux réussi en super-G (6e) qu'en descente (13e et 19e). A Crans, elle avait terminé 19e de la descente avant de remporter sa première victoire sur le circuit de Coupe du monde en super-G.
A l'instinct, "Malo" donne l'impression d'être un peu plus à l'aise. Seulement à Cortina, la skieuse d'Anzère redit son plaisir d'"observation et de découverte". Néophyte aux Jeux, Malorie Blanc ne compte pas une expérience gigantesque. On rappelle que la championne du monde juniors de super-G 2024 ne fait partie du Cirque blanc que depuis janvier de l'année passée. Elle avait connu des débuts fracassants en prenant la 2e place de la descente de St-Anton et la 9e du super-G.
Après Crans-Montana, Malorie Blanc a dû digérer et se reposer. "Ca m'a vraiment fait du bien de me reposer à la maison, a-t-elle confié. C'était vraiment important de pouvoir récupérer physiquement, mais surtout psychologiquement. Une fois à la maison, je crois que j'avais dormi. J'ai vraiment fait la larve parce que c'était ce qu'il me fallait, je crois, après une journée pareille. J'ai fait tout tranquille, j'ai essayé de ralentir un peu le rythme de vie et ça m'a fait du bien."
20e de la descente olympique dimanche, Malorie Blanc fut la moins performante des quatre athlètes helvétiques. Elle n'a donc pas été sélectionnée pour le combiné par équipe. "Nous avons constaté une fatigue mentale chez Malorie ces derniers jours", avait déclaré le coach Beat Tschuor pour expliquer cette décision.
Au niveau des favorites, il faudra compter avec les Italiennes, bien évidemment, avec notamment Brignone et Sofia Goggia. Breezy Johnson, Emma Aicher et les Autrichiennes devraient être aux avant-postes également, sans oublier la Norvégienne Kajsa Vickhoff Lie et la Tchèque Ester Ledecka, championne olympique de la discipline en 2018 à Pyeongchang.
Sion accueille Bâle, le LS chez le leader
Le FC Sion accueille jeudi soir un FC Bâle en difficulté (20h30). De son côté, le Lausanne-Sport fait face à un grand défi sur la pelouse du probant leader de Super League, le FC Thoune.
Après quatre matches nuls consécutifs, les Valaisans profiteraient grandement d'une victoire à Tourbillon. En cas de succès, ils reviendraient à deux points des Bâlois et pourraient même viser une place européenne en fin de saison.
Bâle apparaît presque comme la victime idéale, tant rien ne se passe comme prévu depuis quelques mois chez le champion en titre. Le remplacement de Ludovic Magnin par Stephan Lichsteiner sur le banc n'a pas vraiment résolu les problèmes des Rhénans, même s'ils se sont enfin relancés dimanche contre le FCZ après trois revers.
Lausanne fait de son côté face à une lourde tâche sur la pelouse du leader thounois. Après deux victoires pour commencer 2026, le LS est rentré dans le rang et reste sur un match nul contre Saint-Gall. Les promus bernois sont eux toujours irrésistibles, comme en témoigne leur série de six victoires consécutives en championnat.
Des adversaires moins attractifs pour la Suisse
L'équipe de Suisse de Murat Yakin connaîtra jeudi ses adversaires de la prochaine Ligue des Nations.
Après sa relégation en Ligue B, elle affrontera des équipes moins attractives qu'auparavant. Le tirage au sort est prévu dès 18h à Bruxelles.
Pour la première fois depuis la création de la Ligue des Nations en 2018, la Suisse évolue au second échelon. Ses adversaires ne seront donc plus l'Espagne, le Portugal ou l'Allemagne, comme lors des quatre premières éditions, mais des équipes de deuxième catégorie. Il devrait théoriquement en résulter plus de points, mais aussi moins de spectateurs lors des matches à domicile.
Concrètement, la troupe de Murat Yakin, classée dans le chapeau 2, pourrait affronter les équipes suivantes: l'Ecosse, la Hongrie, la Pologne, Israël (chapeau 1), la Slovénie, la Géorgie, l'Irlande, la Roumanie (du chapeau 3), ainsi que la Suède, la Macédoine du Nord, l'Irlande du Nord, le Kosovo (du chapeau 4). Les six journées auront lieu entre la fin septembre et la mi-novembre.
Le vainqueur de chaque groupe sera promu en Ligue A, le deuxième disputera les barrages en mars 2027 pour tenter de monter. Le troisième disputera également des barrages en mars 2027, mais pour éviter la relégation, tandis que le quatrième sera directement relégué en Ligue C.
En outre, comme lors des éditions précédentes, la Ligue des Nations pourrait servir de filet de sécurité pour certaines équipes qui auront échoué dans les qualifications pour l'Euro 2028. Le mode de fonctionnement n'est toutefois pas encore définitivement fixé.
