SC Fribourg en demi-finales de l'Europa League ++ Plainte du Barça
Alexis Monney opéré de la main droite
Alexis Monney a été opéré de la main droite, a annoncé Swiss-Ski vendredi. Le Fribourgeois de 26 ans a chuté lors du super-G des championnats de Suisse de Saint-Moritz samedi dernier.
Le spécialiste des épreuves de vitesse a subi une fracture du lunatum, un os situé au niveau du poignet. Il a été opéré mercredi avec succès, informe Swiss-Ski.
Alexis Monney devra porter une attelle pendant les deux prochains mois, mais il devrait être opérationnel pour les préparatifs estivaux en vue de la prochaine saison de Coupe du monde. Cet hiver, le skieur des Paccots est monté à deux reprises sur le podium (2e du super-G de Livigno et 2e de la descente de Garmisch).
Fin de saison régulière décevante pour les Suisses de NHL
La saison régulière de la NHL s'est achevée jeudi avec six derniers matches dans la Conférence Ouest. Dans le camp suisse, c'est la soupe à la grimace.
Déjà assurés de rater les play-off avec leur équipe respective, Roman Josi, Nino Niederreiter, Pius Suter et Philipp Kurashev ont connu des fortunes diverses jeudi. Josi a été ménagé pour le dernier match de Nashville, que les Predators ont perdu 5-4 face aux Ducks d'Anaheim.
Pius Suter s'est en revanche illustré avec St. Louis, délivrant un assist sur l'ouverture du score des Blues contre le Mammoth de l'Utah. Son équipe s'est finalement imposée 5-3 grâce à un triplé du Canadien Robert Thomas.
Nino Niederreiter et Philipp Kurashev ont eux croisé le fer lors de la rencontre entre Winnipeg et San José. Les Sharks sont sortis vainqueurs (6-1) de ce match qui a vu Kurashev faire son retour au jeu après 13 matches comme surnuméraire.
Ces quatre hommes, tout comme les Suisses des New Jersey Devils (Timo Meier, Nico Hischier et Jonas Siegenthaler), pourraient donc tous disputer le Mondial à Zurich et à Fribourg. Les deux seuls Suisses engagés dans les play-off sont Janis Moser (Tampa Bay) et Akira Schmid (Las Vegas).
Taylor Fritz sera de la partie au Geneva Open
Taylor Fritz (ATP 8) disputera pour la quatrième année consécutive le Geneva Open (17-23 mai). Les organisateurs de l'ATP 250 genevois ont annoncé sa participation vendredi.
Demi-finaliste sur la terre battue du Parc des Eaux-Vives en 2022 pour sa première participation, Taylor Fritz est pour l'heure le joueur le mieux classé à s'être engagé auprès des organisateurs. Il est le seul Américain à s'être hissé en finale d’un tournoi du Grand Chelem chez les messieurs depuis 2010 (US Open 2024).
Taylor Fritz (28 ans) s'avance comme l’une des quatre têtes d’affiche du tournoi avec Stan Wawrinka (ATP 107), Casper Ruud (ATP 12) et Alexander Bublik (ATP 11). Les organisateurs espèrent encore attirer de gros poissons, notamment le tenant du titre Novak Djokovic (ATP 4) qui avait conquis son 100e titre ATP l'an dernier à Genève. L'Entry List sera dévoilée mardi prochain, et elle sera complétée par trois "wild cards".
Sprunger et Fribourg ont "les armes pour bousculer" Davos
L'attente a trop duré. Fribourg-Gottéron veut briser sa malédiction face au HC Davos et à ses 31 titres dès samedi, après avoir perdu ses quatre premières finales de play-off en National League.
"C'est l'année ou jamais pour moi, pas pour Gottéron", avait lâché à Keystone-ATS le futur retraité et emblématique capitaine fribourgeois Julien Sprunger avant le début du quart de finale face à Rapperswil-Jona. N'empêche que l'occasion est trop belle pour ne pas la saisir, même si la jeune équipe du coach Roger Rönnberg devrait aussi avoir son mot à dire lors des années à venir.
Davos a certes impressionné tant au cours de la saison régulière, bouclée avec 17 points d'avance sur son dauphin Gottéron, que lors des play-off, dans lesquels ils n'ont perdu que deux matches (un face à Zoug, un autre face au double tenant du titre Zurich). Mais "on a les armes pour les bousculer", assure Julien Sprunger, interrogé à l'issue de la demi-finale face au GSHC.
Et pour cause: Gottéron affiche un bilan de deux victoires pour deux défaites face à la troupe du coach Josh Holden dans le championnat régulier. Les Dragons ont gagné deux fois à domicile, et se sont inclinés deux fois dans la "cathédrale" grisonne. Ils y ont tout de même subi une troisième défaite cette saison, en demi-finale de la Coupe Spengler.
"Ca va faire des heures de car", sourit le no 86. "Je pense que Davos est l'équipe à battre. On a eu de gros matches pendant la saison contre eux, on a perdu cette demi-finale de Coupe Spengler (3-1). C'est vraiment une excellente équipe. Davos sera le favori aussi dans cette finale", souligne-t-il plus sérieusement.
"Mais on n'a vraiment rien à perdre, on va vraiment essayer de tout donner", enchaîne le quadragénaire, pour qui la pression est légèrement retombée après ce quart de finale de tous les dangers face à Rappi (victoire au match no 7, en prolongation). "J'étais beaucoup plus calme dans la série face à Genève", glisse-t-il.
"J'ai réussi à me concentrer sur le hockey. Toutes ces émotions étaient très intenses, et je m'étais un peu perdu dans tout cela. En demi-finale j'ai vraiment essayé de profiter à fond, de donner tout ce que j'avais. Je me sentais beaucoup plus libre et beaucoup mieux sur la glace", assure-t-il.
Julien Sprunger n'a pas de souvenir des finales des années 90. "J'étais trop petit, j'avais 4-5 ans", rappelle-t-il. Le scénario de celle de 2013 est en revanche encore bien présent dans son esprit. Il se remémore ainsi tout d'abord l'après-finale: "Voir l'adversaire soulever la coupe, c'est toujours difficile".
Pas question de s'infliger les mêmes images 13 ans plus tard. "Quand tu te qualifies pour une finale, je crois que tu n'as qu'une envie, c'est d'aller au bout et de gagner", lâche-t-il. "Avec la saison qu'on a eue, avec les play-off qu'on a réussis jusqu'à maintenant, on sent qu'on a un potentiel. On a cette ambition d'aller au bout. Donc on ne pense qu'à la victoire", assure-t-il.
Julien Sprunger a bien l'intention de savourer chacun des derniers moments de sa carrière. "C'est assez extraordinaire de pouvoir jouer une finale lors de ma dernière saison. Avec cette qualification, c'est presque la fin rêvée. C'était pour ça qu'on s'est battu, qu'on a travaillé. Je pense qu'on l'a mérité grandement, et on en profite à fond", explique-t-il encore.
Malgré le soutien sans faille de son public, Gottéron n'affiche pas un bilan si impressionnant que cela à St-Léonard: 26 succès pour sept défaites, dont deux concédées en quart de finale face à "Rappi". Le HC Davos est en revanche quasi intouchable à domicile en championnat: 29 victoires, pour trois revers.
Or, pour triompher, il faudra gagner au moins une fois en terre grisonne, où le dernier échec du HCD remonte au 28 février face à Kloten. Dans le vestiaire fribourgeois, on se souviendra toutefois qu’on avait gagné à trois reprises à Davos en 2024/25, notamment en demi-finale d'une Coupe Spengler que les Dragons avaient remportée 24 heures plus tard.
La maîtrise du SC Fribourg
Le SC Fribourg a décroché avec la manière son ticket pour les demi-finales de l'Europa League.
Johan Manzambi et ses équipiers sont allés s'imposer 3-1 sur la pelouse du Celta Vigo en quart de finale retour, après l'avoir emporté 3-0 à l'aller.
Crédité de la passe décisive sur le premier but allemand une semaine plus tôt en Forêt-Noire, Johan Manzambi était une nouvelle fois titulaire dans les rangs du SC Fribourg. Le Genevois de 20 ans fut même à l'origine du 3-0, inscrit par Yuito Suzuki (50e).
Auteur d'un superbe solo le long de la ligne de touche, Manzambi a vu son tir être repoussé par le gardien de Vigo. Mais le ballon a été récupéré par Vincenzo Grifo, lequel a servi en retrait Suzuki. Ce dernier avait déjà marqué le 2-0 (39e), l'ouverture du score ayant été signée Igor Matanovic (33e).
Manzambi est sorti du terrain à la 71e minute. Le défenseur schaffhousois Bruno Ogbus est entré en jeu au même moment au sein de l'équipe du coach Julian Schuster, laquelle affrontera en demi-finale le Betis Séville de Ricardo Rodriguez ou le Sporting Braga.
Le Barça dépose une nouvelle plainte contre l'arbitrage
Eliminé en quart de finale de la Ligue des champions par l'Atlético Madrid, le FC Barcelone a déposé jeudi une nouvelle plainte auprès de l'UEFA, a annoncé le club catalan.
Le club catalan s'estime lésé par plusieurs décisions arbitrales litigieuses.
Dans un communiqué publié en fin d'après-midi, le Barça estime ainsi que plusieurs décisions lors de la confrontation face à l'Atlético (3-2 au cumul des deux matches) n'étaient pas "conformes aux Lois du Jeu, résultant d'une application incorrecte du règlement et d'un manque d'intervention adéquate du système VAR".
Le club catalan, qui a terminé les deux matchs à dix après les expulsions de Pau Cubarsi à l'aller et d'Eric Garcia au retour, s'estime lésé par plusieurs décisions litigieuses, notamment deux situations potentielles de pénalty qui n'ont pas entraîné d'intervention de l'aide à l'arbitrage vidéo.
"L'accumulation de ces erreurs a eu un impact direct sur le déroulement des matchs et sur le résultat final des rencontres, entraînant une perte sportive et économique importante pour le club", précise le champion d'Espagne en titre.
Le quintuple champion d'Europe "réitère les requêtes déjà adressées à l'UEFA" et propose de "collaborer avec elle afin d'améliorer le système d'arbitrage et de garantir une application plus rigoureuse, équitable et transparente" du règlement.
L'instance dirigeante du football européen avait déclaré "irrecevable" la première plainte barcelonaise au sujet d'une main potentielle sur un renvoi aux six mètres du défenseur madrilène Marc Pubill au match aller.
La Suisse battue pour les débuts de Jan Cadieux
Jan Cadieux a connu la défaite pour ses débuts à la tête de la sélection helvétique.
La Suisse s'est inclinée 3-1 devant la Slovaquie jeudi à Topolcany pour son premier match de préparation avant "son" Mondial.
L'équipe de Suisse a pourtant ouvert logiquement la marque dans cette partie, après 20 secondes de jeu seulement dans la période médiane. C'est l'attaquant de Langnau Dario Rohrbach qui a trouvé la faille d'un tir précis, après avoir récupéré la rondelle à la bande.
Mais les hommes de Jan Cadieux - lequel a été intronisé moins de 24 heures plus tôt après le licenciement de Patrick Fischer - n'ont pas su profiter du "momentum". Ils ont manqué le coche sur leur première supériorité numérique, obtenue peu avant la mi-match.
Les Slovaques, qui ont même bénéficié de la meilleure occasion de but durant cette première situation spéciale, ont en revanche pris le match à leur compte après avoir "tué" cette pénalité. Ils ont logiquement égalisé à la 32e grâce à Matus Vojtech, profitant d'un puck perdu par les Helvètes en attaque.
La troupe du sélectionneur Vladimir Orszagh a ensuite forcé la décision au troisième tiers. Jakub Melisko a inscrit le 2-1 à la 42e, son tir étant repoussé par Leonardo Genoni sur un joueur qui se trouvait devant lui, alors qu'Andrej Kukuca a scellé le score à 18'' de la fin dans une cage vide.
La Suisse, qui s'est heurtée à un excellent Roman Rychlik devant le filet slovaque, aura l'occasion de prendre sa revanche vendredi face au même adversaire. Elle disputera son premier match du Mondial le 15 mai, face aux Etats-Unis, à Zurich.
Des photographes blessés après le quatrième but munichois
Plusieurs photographes ont été blessés mercredi soir lors de la célébration du but de la victoire du Bayern Munich contre le Real Madrid (4-3) en quart de finale retour de la Ligue des champions.
L'un d'eux a perdu connaissance quelques minutes.
Après sa victoire à l'aller à Madrid il y a une semaine, le Bayern a été mené au score à trois reprises mercredi par le Real (0-1, 1-2, 2-3) avant d'arracher en fin de rencontre la victoire grâce à des buts de Luis Diaz et Michael Olise.
Après le but d'Olise, plusieurs supporters ont franchi les grilles de leur tribune et sont allés célébrer la victoire sur une partie du stade qui leur est interdite. Ils ont alors écrasé les photographes contre les panneaux publicitaires lumineux, en allant au contact de certains joueurs de l'autre côté.
Le photographe de Reuters, Kai Pfaffenbach, a publié sur son compte Instagram son protocole de prise en charge par la Croix-Rouge, qui fait état d'une perte de connaissance. "Pour ceux qui demandent, je vais bien. Quelques hématomes mais pas de fracture ou de lésion au cerveau", a-t-il écrit, en publiant une série de clichés où l'on voit les joueurs arriver et l'attroupement se créer. "Mais une question: comment cela a-t-il pu arriver?"
Sur d'autres photos, sous un autre angle, on voit les photographes pris en tenaille entre les joueurs venus célébrer la qualification, les supporters et les panneaux publicitaires.
"A notre connaissance, il y a déjà eu un échange à ce sujet entre le Bayern Munich et au moins certains des supporters concernés, au cours duquel ces derniers ont exprimé leurs profonds regrets quant à ces blessures involontaires et ont présenté leurs excuses", a ajouté Club Nr.12.
Il revient désormais à l'UEFA, une fois reçus les rapports du délégué et de la sécurité, de voir si elle se saisit du dossier en ouvrant une enquête pour ces incidents. Pour le dernier match à domicile de la phase de ligue de la C1 contre l'Union Saint-Gilloise fin janvier, la partie inférieure de la tribune sud des supporters du Bayern avait été fermée, après l'utilisation d'engins pyrotechniques contre le Sporting Portugal en décembre.
Alexander Manninger décède dans un accident de la route
L'ancien gardien de l'équipe d'Autriche Alexander Manninger a perdu la vie jeudi dans un grave accident de la route à Salzbourg. Agé de 48 ans, il a été victime d'une collision avec un train régional.
Au cours de sa brillante carrière, Alexander Manninger a disputé 33 matchs avec la sélection autrichienne. Avec Arsenal, il a remporté le doublé championnat-Coupe d'Angleterre en 1998. Il a ensuite joué notamment pour la Juventus et Liverpool.
Selon la police, la voiture de Manninger a été percutée et traînée par un train à 8h20 alors qu'il traversait un passage à niveau. Les premiers secours ont désincarcéré le Salzbourgeois, qui voyageait seul, de l'épave. Les tentatives de réanimation ont été vaines. Le conducteur du train n'a pas été blessé. Les causes de l'accident font encore l'objet d'une enquête.
Wawrinka aura son invitation pour Roland-Garros
Stan Wawrinka aura bien droit à une invitation à Roland-Garros. Les organisateurs ont en effet annoncé jeudi que le Vaudois "disputera son 21e et dernier Roland-Garros en 2026".
Ce sera "l'occasion pour les organisateurs de l’honorer à l’issue de son dernier match Porte d'Auteuil", peut-on lire dans un texte diffusé sur le site internet officiel du deuxième tournoi du Grand Chelem de la saison. Même si le mot "invitation" n'a pas été prononcé, aucun doute n'est permis.
Sacré en 2015 à Paris après avoir terrassé Novak Djokovic en finale, Stan Wawrinka (41 ans) n'est pas suffisamment bien classé - 107e lundi dernier - pour rentrer directement dans le tableau principal. Son nom n'apparaissait pas dans l'Entry List publiée mardi par le tournoi, le "cut" se situant au 103e rang.
Pour sa dernière porte d'Auteuil, Gaël Monfils va également recevoir une invitation. Le Parisien a en outre reçu carte blanche de la Fédération française (FFT) pour organiser une soirée d'adieux sur le court Philippe-Chatrier, avec des DJ, des chanteurs et de grands noms du tennis français et international, le 21 mai.
La répartition du "prize money" varie de 24'000 euros pour une défaite au 1er tour des qualifications en simple, à 2,8 millions pour les vainqueurs en simple (contre 2,5 millions l'an dernier). Atteindre le tour principal rapporte au minimum 87'000 euros (élimination au 1er tour).
Roland-Garros rémunère mieux le vainqueur que l'Open d'Australie (4,15 millions de dollars australiens en 2026, soit environ 2,5 millions d'euros), mais moins bien que Wimbledon (3,4 millions d'euros environ en 2025) et l'US Open (4,3 millions d'euros en 2025).
Bernardo Silva quittera bien Manchester City après la saison
Bernardo Silva va quitter Manchester City à la fin de la saison, a confirmé jeudi le club anglais. L'international portugais s'en ira après neuf ans et 19 titres sous le maillot bleu ciel.
Le départ du joueur de 31 ans était attendu depuis que l'entraîneur adjoint Pep Lijnders avait déclaré début avril que "toute belle histoire (avait) une fin" et qu'il serait "difficile" de le remplacer.
Bernardo Silva est arrivé dans le nord de l'Angleterre en 2017, un an après l'entraîneur Pep Guardiola qui a su capitaliser sur la justesse technique et la vision de jeu hors pair du Portugais. Ensemble, ils ont remporté six fois la Premier League et une Ligue des champions, en 2023.
Cette année, Manchester City a déjà gagné la Coupe de la Ligue, et lorgne à nouveau le Championnat et la Coupe d'Angleterre, avec une demi-finale à jouer contre Southampton (D2).
"Cette ville et ce club m'ont apporté bien plus que je n'aurais jamais pu l'espérer. Ce que nous avons remporté et accompli ensemble constitue un héritage qui restera à jamais gravé dans mon coeur", a réagi le joueur sur son compte Instagram jeudi, au moment de l'annonce du club.
Avec 451 apparitions en bleu ciel, pour 76 buts et 77 passes décisives, Bernardo Silva compte parmi les 10 joueurs ayant disputé le plus grand nombre de matches pour Manchester City. Mais personne n'a joué plus que lui dans l'ère débutée en 2008 par le rachat du club par un fonds d'Abou Dhabi.
Le joueur formé au Benfica Lisbonne, passé par Monaco, est attendu avec la sélection du Portugal à la Coupe du monde cet été. Il n'a pas indiqué où sa carrière le mènera ensuite.
La Suisse affrontera l'Australie juste avant le Mondial
L'équipe de Suisse affrontera l'Australie pour son dernier match amical avant son entrée en lice à la Coupe du monde 2026. Cette rencontre aura lieu le samedi 6 juin à San Diego (21h00, heure suisse).
Murat Yakin et ses joueurs doivent s'envoler pour les Etats-Unis le 2 juin. Ils rejoindront directement leur camp de base à San Diego, où il affronteront donc l'Australie quatre jours plus tard.
Les "Socceroos" figurent dans le groupe D du Mondial avec la Turquie, les Etats-Unis et le Paraguay. La Suisse ne les a affrontés qu'une seule fois dans son histoire, une rencontre qui s'était soldée par un match nul et vierge en septembre 2010.
Il s'agira du deuxième match de préparation des Suisses avant le Mondial nord-américain. Comme déjà annoncé, ils affronteront la Jordanie le 31 mai à Saint-Gall (15h00) avant de rejoindre la côte ouest des Etats-Unis.
La sélection de Murat Yakin entrera en lice le samedi 13 juin à Santa Clara (San Francisco) contre le Qatar puis affrontera la Bosnie le jeudi 18 juin à Los Angeles. Son troisième match de groupe est prévu le mercredi 24 juin à Vancouver face au Canada. Ces trois rencontres auront lieu à 12h00, heure locale (21h00 en Suisse).
Lausanne-Sport licencie son entraîneur Peter Zeidler
L'aventure de Peter Zeidler au Lausanne-Sport aura duré moins d'un an. L'entraîneur allemand a été démis de ses fonctions, a annoncé le club vaudois de Super League jeudi.
"La Direction générale a pris la décision de mettre un terme à sa collaboration avec Peter Zeidler, au regard de résultats jugés insuffisants au cours de la seconde partie de saison, ainsi que d’un manque de progression observé tant sur le plan collectif qu’individuel", peut-on lire dans un communiqué du LS.
Arrivé en juin dernier sur le banc lausannois suite au départ de Ludovic Magnin à Bâle, Zeidler n'aura donc pas survécu à la défaite 3-0 de ses joueurs dimanche à Sion. Ses assistants Markus Neumayr et Migjen Basha assureront l'intérim jusqu'à la fin de la saison, précise le LS.
Sous la houlette de l'ancien homme fort de Saint-Gall, Lausanne a disputé la phase de ligue de la Conference League cette saison, avant d'être éliminé aux portes des 8es de finale par le Sigma Olomouc.
Mais c'est surtout en championnat que la mayonnaise n'a jamais pris. Alors qu'ils avaient terminé la saison précédente dans le top 6, les Lausannois ont végété toute la saison sous la barre et disputeront dès le 25 avril le tour contre la relégation.
Fischer a parlé de son faux certificat à un journaliste de la SRF
Un faux certificat Covid a causé la perte du sélectionneur de l'équipe de Suisse Patrick Fischer, licencié mercredi. On apprend qu'il en a parlé spontanément à un journaliste alémanique.
C'est Pascal Schmitz, journaliste à la SRF, qui est à l'origine du licenciement de Patrick Fischer. Mercredi, dans l'émission "10 vor 10", le producteur et présentateur qui travaille à la SRF depuis 2013, a expliqué le déroulement des événements.
Selon lui, une rencontre aurait eu lieu il y a environ un mois dans le cadre d'un portrait du désormais ex-sélectionneur. Lors de cette rencontre, en présence de Schmitz, d'un autre collègue de la SRF et du responsable des médias de Swiss Ice Hockey, Fischer aurait évoqué, sans y être invité, le certificat Covid falsifié qu'il avait utilisé pour entrer en Chine lors des Jeux olympiques 2022.
"En tant que journaliste, on doit se demander: que faire de cette information ? La laisser de côté ou ne pas manquer à son devoir ? Nous avons opté pour la seconde solution", a expliqué Pascal Schmitz.
S'en est suivie une enquête journalistique classique. La SRF a demandé à consulter l'ordonnance pénale au parquet de Lucerne, invoquant un intérêt public prépondérant. "Sur cette base, nous avons ensuite confronté Patrick Fischer avec les faits", précise le journaliste.
C'est pour cette raison que Patrick Fischer et Swiss Ice Hockey ont décidé de rendre l'affaire publique lundi. Mais après l'avoir d'abord soutenu, la Fédération a finalement fait le choix de se séparer de l'entraîneur zougois mercredi soir.
L'Iran viendra au Mondial, "c'est sûr", dit le président de la FIFA
L'Iran disputera la Coupe du monde de football, "c'est sûr", a affirmé mercredi le président de la FIFA Gianni Infantino. La situation reste pourtant incertaine en raison du conflit au Moyen-Orient.
"L'Iran viendra, c'est sûr", a-t-il affirmé lors d'une conférence économique organisée par la chaîne de télévision CNBC à Washington. "Nous espérons qu'à ce moment-là (réd: au début de la compétition le 11 juin), la situation sera une situation pacifique, ce qui aiderait vraiment", a-t-il expliqué.
"Mais l'Iran doit venir, ils représentent leur peuple, ils se sont qualifiés, les joueurs veulent jouer", a affirmé M. Infantino, qui avait rendu visite à la sélection iranienne lors d'un stage de préparation à Antalya en Turquie fin mars. Il avait également assisté à un match amical de l'équipe d'Iran.
Il s'était alors déjà engagé sur une participation de l'Iran à la compétition mondiale même si le président américain Donald Trump, avec qui M. Infantino s'affiche régulièrement, avait auparavant estimé que les joueurs iraniens pourraient ne pas être en "sécurité" aux États-Unis.
Au début du conflit déclenché par les États-Unis et Israël le 28 février, l'Iran a évoqué un "boycott" de la compétition, avant de demander à la FIFA de déplacer ses matches des Etats-Unis au Mexique, ce que l'instance mondiale a refusé.
Après plusieurs semaines de frappes aériennes sur l'Iran et de représailles iraniennes contre Israël et les pays de la région, une trêve fragile est entrée en vigueur le 8 avril pour deux semaines. Mais Téhéran a verrouillé le détroit stratégique d'Ormuz et Washington impose depuis lundi un blocus sur les navires en provenance ou à destination des ports iraniens.
"Le sport doit être en dehors de la politique", a réaffirmé mercredi le patron de la FIFA. "D'accord, nous ne vivons pas sur la Lune, nous vivons sur la planète Terre. Mais si personne d'autre ne croit à la construction de ponts et au fait de les garder intacts et unis, alors c'est nous qui faisons ce travail", a expliqué M. Infantino.
Il a également estimé que la plus grande Coupe du monde jamais organisée (3 pays, 48 équipes) serait "une réussite" si elle était "réussie du point de vue de la sécurité, donc sans incident, et du point de vue du football, avec de grands matches et un football enthousiasmant".
