Bâle monte sur le podium ++ Paris gagne encore
Sebastian Korda dompte Carlos Alcaraz
Nouveau revers pour Carlos Alcaraz ! Défait par Daniil Medvedev en demi-finale à Indian Wells, le no 1 mondial n’a pas passé le cap du... 3e tour à Miami.
Carlos Alcaraz s’est incliné 6-3 5-7 6-3 devant Sebastian Korda (ATP 36) après 2h19’ de jeu. L’Américain avait servi pour le gain du match à 5-4 au deuxième set avant d’être rattrapé par ses émotions. Mais contre toute attente, il a retrouvé le fil de son tennis dans la dernière manche pour signer la plus belle victoire d'une carrière trop souvent freinée par les blessures.
Carlos Alcaraz sera toujours no 1 mondial dans deux semaines lorsqu’il lancera sa saison sur terre battue. Même s’il remporte le titre à Miami, Jannik Sinner ne pourra, en effet, le détrôner. Pour l’instant...
Fribourg-Gottéron dans de sales draps
Il est minuit moins dix pour Fribourg-Gottéron ! Battus 2-1 à Rapperswil, Julien Sprunger et ses coéquipiers sont menés 2-0 dans une série qui s’apparentait, sur le papier, à une simple formalité.
Malgré l’ouverture du score de Maximilian Streule à la 12e sur un service en or d’Andrea Glaser, les Fribourgeois ont lâché prise d’une manière presque inexplicable. Rapperswil pouvait renverser le cours du match au deuxième tiers grâce à des réussites de Tyler Moy (24e) et de Gian-Marco Wetter (35e). Melvin Nyffeler s’est, ensuite, occupé du reste avec une performance de choix dans sa cage – 36 arrêts – pour provoquer le désespoir des attaquants adverses.
Roger Rönnberg parviendra-t-il à renverser le cours de cette série ? Sur le plan tactique, l’entraîneur fribourgeois semble désarmer devant son compatriote Johan Lundskog qui parvient à exploiter pleinement le potentiel de son équipe. Un premier élément de réponse tombera mardi dans un acte III que Fribourg-Gottéron ne doit pas perdre. Sinon, cette série tournera au fiasco le plus cinglant de son histoire.
Auteur de 24 arrêts pour un premier "blanchissage" de la saison, Sandro Aeschlimann a parfaitement soutenu la comparaison avec Leonardo Genoni. Le portier du HC Davos a notamment réussi une parade magnifique devant Tomas Tatar à la 56e.
Dans les rangs zougois, l’absence du topscorer Dominik Kubalik a pesé. Sans son artificier tchèque, Zoug a tout simplement concédé une... dixième défaite de rang en play-off.
Audrey Werro: "Je me permets de rêver en grand"
"Tout était réuni ce soir. C’était le bon moment... "Audrey Werro ne cachait pas son immense joie avec cette médaille d’argent, sa première dans un grand rendez-vous. Son soulagement aussi.
"C’est le fruit d’un travail de nombreuses années après être passée si près par le passé. Je ne réalise pas encore vraiment, poursuit la Fribourgeoise. Dans un scénario idéal, j’aurais dû me placer tout de suite derrière Kelly Hodgkinson. Mais il y a eu beaucoup de mouvements au début. J’ai eu peur de toucher l’intérieur avec mon pied. C’est pourquoi j’ai préféré rester dans un premier temps en troisième position."
Audrey Werro était ravie par son chrono, ce nouveau record de Suisse en1’56’’64. "Un chrono presque incroyable, avoue-t-elle. Mais je peux encore aller plus vite. Je ne me fixe aucune limite. Je me permets de rêver en grand."
Deux nouvelles médailles pour la Suisse
Contrat magnifiquement rempli pour Audrey Werro ! La Fribourgeoise a cueilli la médaille d’argent du 800 m aux Mondiaux en salle de Torun.
En Pologne, Audrey Werro a signé un nouveau record de Suisse en 1’56’’64 pour n'être battue que par la Britannique Keely Hodgkinson (1’55’’30). Dans une course où il a fallu jouer des coudes, la Fribourgeoise a su accélérer au bon moment pour assurer sa deuxième place derrière une Hodgkinson qui a pleinement justifié son statut de favorite.
Cinq jours avant son 22e anniversaire, Audrey Werro monte pour la première fois sur le podium d’un Championnat du monde. Avec cette médaille d’argent, elle peut oublier ses mésaventures de l’an dernier en indoor. Aux mondiaux de Nanjing, elle était restée à un malheureux centième du podium deux semaines après avoir été victime d’une chute lors de la finale du 800 m des Européens d’Apeldoorn.
Blessée cet hiver au pied et à la cuisse, Angelica Moser a su revenir au plus haut niveau au bon moment. Il est vrai que Torun est, pour elle, une ville qu’elle adore depuis son titre aux Européens en salle de 2021.
MotoGP: Bezzecchi s'impose au Brésil
Les Aprilia ont signé un joli doublé lors du Grand Prix du Brésil MotoGP. La victoire est revenue à l'Italien Marco Bezzecchi devant son coéquipier espagnol Jorge Martin.
Bezzecchi a rapidement fait le trou pour aller cueillir le 8e succès de sa carrière dans la catégorie reine, et le 4e consécutif. Il s'est imposé avec un peu plus de trois secondes d'avance sur Martin. Celui-ci a retrouvé les joies d'un podium dominical après 490 jours d'attente et plusieurs blessures.
Le podium a été complété par l'Italien Fabio di Giannantonio (Ducati-VR 46), qui a résisté jusqu'au bout à Marc Marquez (Ducati). Le champion du monde espagnol, vainqueur du sprint samedi, n'a pas pu récidiver. Prévue à la base sur 31 tours, la course a été raccourcie à 23 boucles en raison de la dégradation de la piste.
Au championnat, Bezzecchi mène avec 56 points. Il précède Martin de 11 points.
Coupe de la Ligue anglaise: Manchester City domine Arsenal
Manchester City a remporté la Coupe de la Ligue anglaise en battant Arsenal 2-0 en finale à Wembley. C'est la neuvième fois de leur histoire que les Citizens gagnent ce trophée.
L'inattendu héros de la partie a été le jeune Anglais Nico O'Reilly. Au lendemain de son 21e anniversaire, le latéral gauche s'est fait l'auteur d'un doublé décisif (60e/64e) face à des Gunners qui n'ont pas été à la hauteur.
Le choix de Mikel Arteta de titulariser au but Kepa Arrizabalaga n'a pas été judicieux: l'Espagnol a commis une grossière erreur sur le 1-0 en relâchant un ballon anodin. En face, Pep Guardiola avait également aligné son deuxième gardien, James Trafford. Mais celui-ci n'a pas été sérieusement sollicité.
Avec désormais neuf victoires en Coupe de la Ligue, Manchester City n'est plus qu'à une longueur du record détenu par Liverpool.
Une trop lourde défaite pour le Lausanne-Sport
La fin de saison du Lausanne-Sport s’apparentera-t-elle à un hiver sans fin ? Une semaine après leur défaite 2-0 à domicile devant les Young Boys, les Vaudois ont coulé à Lucerne.
Ils se sont inclinés 4-0 contre une équipe qui, elle aussi, n’a plus rien à jouer dans ce championnat. Les largesses défensives des Lausannois n’ont pas pardonné face à un adversaire qui possédait dans ses rangs deux joueurs, Matteo Di Giusto et Pius Dorn, un ton au-dessus des autres.
Alvyn Sanches et David von Ballmoos furent les hommes de cette rencontre. Le Vaudois a ouvert le score à la 5e avant de commettre une erreur qui a entraîné le penalty d’Anto Grgic pour l’égalisation de la 65e.
Quant à von Ballmoos, il a réussi deux miracles devant Sanches et Edimilson Fernandes en fin de match pour marquer de son empreinte son grand retour au Wankdorf. L’ancien capitaine des Young Boys qui a été poussé vers la porte de sortie un peu brutalement a tenu à rappeler qu’il demeurait un excellent gardien.
Le FC Bâle sur le podium
Quatrième victoire en cinq matches pour le FC Bâle de Stephan Lichtsteiner ! Le champion en titre a donné une leçon de réalisme pour s’imposer 2-0 à Winterthour.
Souvent malmenés par la "lanterne rouge", les Rhénans ont frappé par Ibrahim Salah à la 15e et par Bénie Traoré à la 71e. Avec un but et un assist, Traoré fut bien l’homme du match. L’Ivoirien s’avance comme l’atout maître du FCB alors que Xherdan Shaqiri a commencé la rencontre sur le banc avant d’être introduit après la pause.
Avec cette nouvelle victoire, le FC Bâle se hisse provisoirement à la 3e place du classement avant le déplacement de Lugano à Berne. Quant à Winterthour, qui était invaincu lors de ses trois derniers matches, il accuse toujours 5 points de retard sur les Grasshoppers.
Super-G messieurs: pas le jour des Suisses, Paris gagne encore
Le dernier Super-G de la saison de Coupe du monde à Kvitfjell n'a pas souri aux Suisses. Alexis Monney a pris la 4e place derrière Dominik Paris et les Autrichiens Kriechmayr et Haaser.
On ne parlera pas de course à oublier pour les athlètes de Swiss-Ski en raison de la bonne 4e place du Fribourgeois. Parti avec le dossard 2, Alexis Monney a su profiter d'une piste dans un état plus acceptable que pour d'autres, compte tenu des conditions de neige molle et sur un tracé également emprunté par les dames plus tôt dans la journée.
Mais le skieur des Paccots fut le seul à régater face à un Dominik Paris dans une forme sensationnelle en cette fin de saison. Le Transalpin, vainqueur de la descente de samedi, a fait comme l'an dernier lorsqu'il avait enlevé l'une des deux descentes et le Super-G. Il signe son 26e succès en Coupe du monde, le 6e en Super-G. Ses 0''07 d'avance lui ont permis de devancer Vincent Kriechmayr. A 0''38, on retrouve un autre Autrichien, Raphael Haaser.
Stefan Rogentin s'en est pas mal sorti en terminant 6e à 0''93. Franjo von Allmen n'a lui pas trouvé un terrain à sa convenance sur ce Super-G. Le triple champion olympique a dû se contenter de la 10e place à 1''73.
Et que dire de Marco Odermatt? Le patron de la Coupe du monde, si fort dans la discipline, s'est totalement raté pour échouer à la 19e place. Cela signifie qu'il ne marque pas de points puisqu'il est hors du top 15. Heureusement qu'il avait déjà le globe en poche et n'avait aucune pression.
Pour retrouver pareille désillusion chez le Nidwaldien en Super-G, il faut prendre la machine à remonter le temps et filer en mars 2022 à...Kvitfjell. "Odi" avait alors pris la 28e place. Il a ensuite aligné 30 Super-G avec 21 podiums et un 7e rang à Wengen en 2025 comme pire résultat...
Mais Odermatt doit se préserver pour mardi et le géant d'Hafjell. C'est là qu'il devra puiser dans ses réserves pour conserver le globe du géant. Il possède 48 points de marge sur Lucas Pinheiro Braathen.
Super-G dames: Suter 2e, victoire et globe pour Goggia
Corinne Suter tient une forme olympique. La Schwytzoise a pris la 2e place du Super-G des finales de Coupe du monde à Kvitfjell dimanche derrière Sofia Goggia qui a aussi enlevé le globe.
Et un quatrième podium cet hiver pour Corinne Suter! Ou plutôt, quatrième podium en un mois. La skieuse de 31 ans affiche une confiance impressionnante. Et sans une fin de parcours "ratée", elle aurait pu remporter sa 7e course de Coupe du monde. Avant d'attaquer le schuss final, Suter comptait en effet 0''24 d'avance sur Goggia. Une légère erreur de ligne lui a cependant fait perdre 0''56 dans les derniers mètres de course pour échouer à 0''32 de la Bergamasque.
Tout sourire, Sofia Goggia a elle fait coup double en Norvège. La Transalpine de 33 ans a décroché son 29e succès, le 10e dans la discipline. Derrière les deux femmes, on retrouve un duo germanique composé de Kira Weidle-Winkelmann à 0''60 et Emma Aicher à 0''61.
La bataille pour le général continue d'ailleurs de faire rage, puisqu'Emma Aicher se plaît à mettre la pression sur Mikaela Shiffrin. Avec sa quatrième place, Aicher a repris 50 points sur Shiffrin qui n'est pas parvenue à entrer dans le top 15 et donc marquer des points. Mais l'Américaine possède encore 45 points de bonus à deux courses de la fin, le géant et le slalom. Si elle skie à son niveau, Shiffrin devrait pouvoir conserver assez d'avance et aller chercher son sixième gros globe pour égaler Annemarie Moser-Pröll.
Deuxième Suissesse en lice, Malorie Blanc a obtenu une bonne 9e place à 1''45. Elle a connu plus de soucis dans la partie technique.
Nouveau record pour LeBron James, Durant dépasse Jordan
LeBron James a dépassé un nouveau record, celui du nombre de matches de saison régulière disputés. Kevin Durant a lui doublé Michael Jordan à la 5e place des scoreurs de l'histoire de la NBA samedi.
LeBron James, qui étire à 41 ans une carrière à la longévité exceptionnelle, a disputé son 1612e match de saison régulière à Orlando, dépassant le record de Robert Parish, retraité depuis 1997. En comptant les play-off, LeBron a disputé 1904 rencontres NBA, de loin le plus grand total.
Le "King", dans sa 23e saison, un autre record, continue d'imprimer sa marque dans les statistiques historiques de la ligue nord-américaine, après s'être emparé il y a trois ans du record le plus prestigieux, celui du nombre de points inscrits par la légende Kareem Abdul-Jabbar.
Samedi, le quadruple champion NBA a inscrit 12 points, dont un puissant dunk en transition dès la première minute, lors du succès des Lakers 105-104 sur le parquet d'Orlando.
Les Lakers, 3es à l'Ouest (46v-25d), ont gagné pour la 9e fois d'affilée avec, comme depuis le début de leur série, un match à au moins 30 points de leur magicien slovène Luka Doncic (33 points, 8 passes), qui avait inscrit 60 points jeudi à Miami.
"KD", âgé de 37 ans et dans sa 17e saison, a inscrit 27 points afin d'aider les Houston Rockets à s'imposer sur le fil 123-122 face à Miami. Clint Capela n'a pas joué.
Il peut désormais viser la 4e place de ce classement historique occupée par Kobe Bryant (33'643 points), restant à distance du podium avec Karl Malone (36'928), Kareem Abdul-Jabbar (38'387) et évidemment LeBron James (43'241).
Le MVP sortant Shai Gilgeous-Alexander a brillé avec 40 points et 7 passes lors du 11e succès d'affilée du Thunder, champion en titre, à Washington 132-111. Des Wizards toujours sans Kyshawn George, probablement out pour la saison à la suite de sa blessure au coude gauche début mars.
Pius Suter buteur, Josi et Moser passeurs
Pius Suter a marqué lors de la victoire des Blues 3-1 sur son ancien club des Vancouver Canucks. Le Zurichois a inscrit son 11e but de l'exercice.
Suter a su tirer parti de ses 11 minutes de glace pour ouvrir le score au milieu du deuxième tiers sur un bon but "moche". L'ancien attaquant des Zurich Lions a sauté sur un rebond et poussé le puck au fond avec son corps après l'avoir touché de sa crosse. Le Suisse des Blues en est à 23 points en 52 matches cette saison.
Les Nashville Predators sont eux revenus dans la course aux play-off avec leur troisième victoire de rang, 4-1 devant les Golden Knights d'Akira Schmid (80% d'arrêts). Avec 73 points, ils occupent la dernière place en wild card. Mais la situation est très serrée avec Los Angeles à une longueur. Roman Josi a distillé une passe.
Une passe, c'est aussi ce qu'a réussi Janis Moser lors de la victoire du Lightning 5-2 sur les Edmonton Oilers. Le Bernois en est à 26 points en 66 rencontres. Il affiche en outre un +/- de +45, soit le deuxième total de la ligue derrière Nathan MacKinnon (57).
Les Suissesses en finale du Mondial, face au Canada
L'équipe de Suisse jouera la finale du championnat du monde dames de Calgary.
La skip Xenia Schwaller et ses équipières, qui ont battu la Suède 8-5 en demi-finale samedi soir, se frotteront au Canada au stade ultime dimanche (à 22h heure suisse).
Selina Rychiger, Fabienne Rieder, Selina Gafner et Xenia Schwaller ont forcé la décision après la pause suivant le cinquième end face aux Suédoises. Un coup de trois réussi dans la sixième manche leur a permis de mener 6-3, et elles ont enfoncé le clou avec un coup de deux dans le huitième end (8-4).
"Je suis très émue: mes équipières ont tellement bien joué et je suis si fière d’elles", a expliqué à l'issue de cette demi-finale Xenia Schwaller, citée sur le site de World Curling. "Une fois de plus, c’est la patience qui a fait la différence, comme cela a été le cas toute la semaine."
Le CC Grasshopper Club Zurich abordera en pleine confiance la finale, fort de ses 12 succès consécutifs dans ce tournoi. Mais la tâche s'annonce forcément compliquée face aux favorites canadiennes, emmenées par la skip Kerri Einarson, qui ont surclassé le Japon en demi-finale (11-3).
"Evidemment, gagner l’or serait formidable. Mais je veux pour l'instant savourer cette victoire en demi-finale et me reconcentrer dimanche", a encore déclaré Xenia Schwaller. "Nous sommes exactement là où nous voulons être. Nous jouons très bien, nous sommes confiantes et nous devons continuer à jouer de la même manière."
Finale Arsenal-City, lutte filiale Arteta-Guardiola
Manchester City et Arsenal lorgnent le premier trophée de la saison dimanche (17h30) en Coupe de la Ligue.
Cet affrontement est alléchant jusque sur le banc, entre le maître Pep Guardiola, 55 ans, et Mikel Arteta, 43 ans, son ex-disciple émancipé.
Le leader de Premier League, Arsenal, arrive à Wembley avec un vent favorable et un statut de quasi-favori face à un dauphin mancunien qui ressemble à une bête blessée, à l'aura déclinante et encore meurtrie par son élimination mardi en Ligue des champions.
Mais Guardiola, l'architecte de tous ses succès depuis 2016, sait mieux que quiconque à quel point une finale peut échapper à toute rationalité. Lui en a remporté un paquet, notamment quatre d'affilée en "League Cup", entre 2018 et 2021.
La première, il l'avait gagnée avec un jeune adjoint nommé... Mikel Arteta, fraîchement retraité des terrains et devenu un maillon essentiel de son staff au moment de la finale, gagnée 3-0 face à Arsenal et Arsène Wenger.
Depuis, l'élève s'est éloigné du maître, en quittant le nord de l'Angleterre pour devenir manager à son tour, dans le nord de Londres, en décembre 2019.
Pourtant, inspiration ne signifie pas imitation. L'entraîneur d'Arsenal a façonné son équipe avec ses idées, en recrutant les joueurs qui correspondaient à son projet, bref en imposant sa patte, quitte à prendre ses distances avec la philosophie "guardiolesque" dans laquelle il a baigné, comme bon nombre de ses contemporains.
Le club au canon mise sur sa robustesse défensive, la qualité et la diversité de ses coups de pied arrêtés, et un recours roublard aux "dark arts" (gain de temps ou autres techniques pour ralentir le jeu, par exemple) qui agace une grande partie de l'Angleterre.
"Pendant très longtemps, on a reproché à Arsenal d'être une équipe de gamins, incapable de tenir un résultat, qui se faisait malmener par les autres", l'a défendu Thierry Henry, légende du club, sur Sky Sports. "Est-ce qu'ils peuvent gagner +moche+ ? C'est exactement ce que fait l'équipe, et elle le maîtrise parfaitement".
Comme Simeone face au duo Real-Barça, Arteta se trouvait devant "deux équipes clairement supérieures: City, la meilleure au monde avec le ballon, et Liverpool, la meilleure au monde pour le récupérer. La question était alors la suivante: où Arsenal pouvait-il réellement se positionner, défier les principaux prétendants et, au final, gagner ?", a relevé Jamie Carragher, ex-international anglais de Liverpool.
"Arteta a estimé que tenter de battre Manchester City en se contentant de reproduire son magnifique jeu basé sur la possession était voué à l'échec. Il a trouvé une manière plus sombre et plus déterminée d'affronter son ancien maître", ajoute-t-il dans une chronique sur The Telegraph. "Il n'a pas encore réussi à remporter les plus grands trophées, mais il s'en approche".
Ses Gunners sont en effet encore en lice pour un quadruplé historique, en comptant également la Coupe d'Angleterre (quarts de finale contre Southampton) et la Ligue des champions (quarts contre le Sporting). Pour l'heure, il ne compte qu'un trophée majeur: la Coupe d'Angleterre, remportée en 2020 sept mois après son arrivée dans un Wembley vidé par la pandémie. En gagner un deuxième, contre Guardiola de surcroît, serait une victoire très symbolique.
Super-G: Odermatt pour faire le plein de confiance
Les deux dernières épreuves de vitesse de la saison sont programmées dimanche à Kvitfjell.
Marco Odermatt aborde sans pression l'ultime super-G masculin de l'hiver (dès 12h30), alors que Sofia Goggia peut s'offrir un premier globe dans la discipline.
Marco Odermatt s'est assuré sans combattre le petit globe du super-G après l'annulation des deux courses qui étaient programmées le week-end passé à Courchevel. Le Nidwaldien veut néanmoins faire le plein de confiance avant le géant de mardi, dans lequel il sera sous la menace de Lucas Pinheiro Braathen.
Chez les dames, la médaillée de bronze de la descente olympique Sofia Goggia aborde la dernière course (dès 10h45) avec une avance de 63 points sur Alice Robinson, et une 6e place lui suffira pour remporter pour la première fois le globe du super-G. L'Italienne en a déjà remporté quatre en descente.
Côté suisse, les regards se tourneront vers Malorie Blanc. La Valaisanne de 22 ans, victorieuse dans la discipline à Crans-Montana juste avant les Jeux, reste sur une 6e place à Val di Fassa. Elle peut encore espérer finir dans le top 5 final de la Coupe du monde de super-G.
