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Pourquoi la lutte contre les violences domestiques doit se poursuivre

Upset depressed teenager covering face with hands and crying, sad frustrated teen girl sitting on floor near sofa at home, having problems. Teenagers and mental health concept
Le conseiller fédéral Beat Jans veut lutter contre les violences domestiques.Image: Moment RF

Pourquoi la lutte contre les violences domestiques doit se poursuivre

Alors que la Confédération va mettre en service un numéro d'urgence, les violences domestiques ont enregistré une hausse ces dernières années.
27.04.2026, 15:4927.04.2026, 15:49

La lutte contre les violences domestiques doit encore se poursuivre, selon les cantons et le Conseil fédéral. Ils tiraient lundi le bilan des mesures prises jusqu'à présent, à quelques jours de la mise en service du numéro d'urgence national 142.

En 2025, 22 066 infractions liées aux violences ont été enregistrées, soit une hausse de 4,4% par rapport à l'année précédente, a rappelé Matthias Reynard, président de la Conférence des directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS), devant la presse. «Ces chiffres ne sont que la pointe de l'iceberg d'un phénomène systémique», a ajouté le conseiller d'Etat valaisan.

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Cantons et Confédération ont lancé il y a cinq ans une feuille de route pour lutter contre les violences domestiques et sexuelles. Le bilan est bon, a déclaré le ministre de justice et police Beat Jans. Mais des mesures sont encore nécessaires.

Le numéro court 142 pour les victimes de violences domestiques est issu de la stratégie mise sur pied par les cantons et le Conseil fédéral. Il sera actif dès vendredi, après des retards dans sa mise en service.

«Avec ce numéro, un accès simple immédiat et permanent à de l'aide est garanti», a déclaré Matthias Reynard. La ligne, ouverte 24h/24, sera gérée au niveau cantonal. Le personnel a été formé et les standards minimaux sont garantis dans chaque canton, a poursuivi Beat Jans.

La surveillance électronique des auteurs de violences domestiques doit aussi être renforcée. Un kit de démarrage sera mis à disposition de la plupart des cantons, a déclaré le conseiller d'Etat vaudois Vassilis Venizelos

Mais ces outils ne suffisent pas à eux seuls. Les offres de logements d'urgence sont encore trop faibles. L'accès à l'aide varie «beaucoup trop» selon les cantons, a déclaré Matthias Reynard. Les structures actuelles sont sous pression et certaines situations demandent des mesures plus spécifiques.

Cantons et Confédération entendent uniformiser encore davantage la lutte contre les violences. La réforme de la loi sur l'aide aux victimes (LAVI) du Conseil fédéral vise par exemple à faciliter l'accès à des premiers soins avec une documentation médico-légale gratuite.

Le gouvernement fédéral compte aussi présenter l'année prochaine un projet visant à mieux protéger les victimes dans les procédures civiles, mais aussi les enfants lors de l'attribution de la garde et de l'autorité parentale. Une nouvelle stratégie nationale doit être approuvée au printemps 2027. (ats)

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