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Pourquoi «Resident Evil Requiem» est le meilleur épisode de la saga

Le retour à l’horreur pure: l’ambiance poisseuse de la clinique de Rhodes Hill promet des sueurs froides aux joueurs.
Le retour à l’horreur pure: l’ambiance poisseuse de la clinique de Rhodes Hill promet des sueurs froides aux joueurs.Image: Square Enix

C'est une pure terreur

Vingt-huit ans après ses premiers frissons à Raccoon City, notre spécialiste replonge dans l'enfer de Capcom avec Resident Evil Requiem. Entre nostalgie sanglante, retour des rubans encreurs et zombies bavards, ce neuvième opus s’annonce comme l’apothéose d’une saga culte. Verdict après quelques heures de gore.
25.02.2026, 20:5825.02.2026, 20:59
Ludovic Laubscher / jvmag.ch

Ah! Resident Evil, une saga qui m’accompagne depuis ma tendre enfance. Ayant découvert le premier opus au jeune âge de 7 ans (je n’ai pas mal tourné, promis), la licence de Capcom m’accompagne maintenant depuis 28 années! Autant dire que ce nouvel opus, promettant de revenir aux sources en amorçant un retour à Raccoon City, là où tout a commencé, a su insuffler une grosse impatience chez moi…

Je ne vous cache donc pas l’immense plaisir d’avoir pu mettre mes paluches sur ce nouveau chapitre, sous-titré Requiem (alias RE9) et de pouvoir me replonger dans mes souvenirs d’enfance (oui, ça peut paraître bizarre; la nostalgie, hein!), mais aussi de découvrir de nouveaux éléments et autres secrets sur son lore.

Resident Evil Requiem - Trailer

Vidéo: youtube

Petit disclaimer! Je suis tenu d’éviter de parler du déroulement de l’histoire du jeu. Je ne l’aurais pas fait de toute manière, tant les surprises sont nombreuses. De ce fait, je vais strictement m’en tenir aux quelques premières heures du jeu. Sachez, cependant, que le meilleur n’y figure même pas.

Qui plus est, j’ai pris le parti de parcourir le jeu selon le souhait des développeurs; à savoir de jouer Grace à la première personne, Leon à la troisième personne et avec les rubans encreurs.

Si, comme moi, vous appréciez l’horreur, les scénarios de série B et les monstres en tous genres, accompagnez-moi une nouvelle fois dans une plongée dans l’univers terrifiante de Resident Evil!

Un nouveau départ impressionnant

Comme le montraient les différents extraits dévoilés, l’aventure nous est introduite via la perspective de Grace Ashcroft, fille de Alyssa Ashcroft et survivante de Raccoon City dans Resident Evil Outbreak. Travaillant pour le FBI, la jeune femme est convoquée pour enquêter sur de mystérieux meurtres ayant un lien avec les évènements de Raccoon et surtout, avec la mort de sa mère.

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Petit aparté concernant Resident Evil Outbreak et Outbreak File 2. À l’origine, il s’agit de deux jeux de l’ère Playstation 2 où il était possible d’y jouer en ligne, mais uniquement au Japon et aux USA. En effet, les versions européennes de Outbreak 1 et 2 sont sorties tronquées de ce fameux mode, retirant tout ce qui faisait la saveur de son gameplay centré sur l’entraide.

Même si les deux jeux comportent certaines contradictions concernant le lore établi, ils sont considérés comme canon, d’où le fait de retrouver Alyssa Ashcroft, jouable dans les deux opus. Qui plus est, Alyssa est déjà mentionnée dans un document dans le jeu Resident Evil VII. La boucle est bouclée.

C’est donc dans un contexte totalement inédit que le jeu me fait découvrir son prologue en me plongeant littéralement en pleine ville du midwest, aux côtés de badauds et autres civils. Et bon Dieu que la claque a été violente. Le monde semble tellement vivant, la circulation est dense et que dire de la pluie et ses clapotis sur le trottoir? Ceux qui ont joué à Cyberpunk 2077 connaissent cette sensation.

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Après avoir parcouru quelques mètres, une petite cinématique se lancera et c’est ici que l’aventure commence vraiment…

Comme un air de déjà-vu

Me voilà dans l’hôtel de Wrenwood et il affiche complet, enfin ça, c’était avant avoir vu l’état de ce dernier. L’ambiance est glauque, l’air est poisseux, et quelque chose cloche; je ne suis pas seule ici. Après une petite phase d’enquête et de frayeur, Grace va faire la rencontre d’un mystérieux personnage, et c’est ici que les choses vont se compliquer pour elle.

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Enlevée à son insu, Grace se retrouve enfermée, tête à l’envers, dans ce qui semble être un établissement hospitalier: bienvenue à la clinique de Rhodes Hill!

C’est là que je me rends compte de la prise en main de mon personnage: Grace est lente et n’est pas du tout une combattante; on parle d’une analyste du FBI, pas d’un soldat. C’est également une chose voulue de la part de l’équipe de développement de la rendre vulnérable et d’instaurer un sentiment d’insécurité. Inutile de le préciser, la fuite sera votre meilleure alliée, et l’affrontement devra être mûrement réfléchi.

Pour vous donner une idée, on est très proche du gameplay de Ethan dans Resident Evil VII, jusqu’à retrouver le même type d’inventaire et la possibilité de confectionner certains objets. Quant au fait d’avoir la perspective à la première personne, cela renforce l’immersion et empêche de voir ce qui pourrait se cacher dans la pénombre.

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En parlant de la confection d’objet, il est désormais possible d’utiliser le sang des différentes créatures afin de l’analyser pour découvrir de nouvelles recettes, mais aussi de créer de nouveaux objets. Une feature macabre, mais bienvenue.

Des mécaniques à l’ancienne…

Revenons maintenant à notre fameuse clinique de Rhodes Hill. Comme tout bon Resident Evil, l’endroit fait penser à un «manoir». On y retrouve un hall central, plusieurs ailes et, bien évidemment, une porte de sortie bloquée par un mécanisme qu’il va falloir compléter.

Rhodes Hill est extrêmement labyrinthique et il est facile de se perdre au début et ça, c’est sans compter le nombre assez impressionnant d’allers et retours qu’il va falloir faire. Oui, Requiem offre un véritable retour aux sources en proposant du «backtracking» à l’ancienne, comme c’était le cas sur les tout premiers opus de la saga.

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Il en sera de même pour les énigmes, c’est du RE tout craché, même si l’on est loin des puzzles d’un Silent Hill - pour ne citer que lui. L’exploration et la recherche de documents seront donc monnaie courante, et ce, pour mon plus grand plaisir.

Heureusement, il est toujours possible d’obtenir une carte des lieux, permettant de s’y retrouver, mais également de savoir si des objets sont encore cachés dans certaines pièces. Ce n’est pas quelque chose de nouveau, les anciens RE possèdent également cette fonctionnalité.

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Et que dire du retour des rubans encreurs limités? Pour ceux du fond qui n’auraient pas connu les tout premiers Resident Evil, le système de sauvegarde nécessitait une machine à écrire (trouvable dans une salle de sauvegarde), mais aussi un ruban encreur. Sans ces derniers, impossible de sauvegarder! Dans Requiem, seule Grace à la possibilité d’en utiliser, mais c’est une option à choisir lors du début de notre partie.

Pas de panique; il sera également possible de confectionner les précieux rubans à l’aide de certains composants. Moins stressant qu’à l’origine, le système permet quand même d’ajouter une petite dose d’appréhension supplémentaire bienvenue.

… Mais au goût du jour pour les nouveaux venus

Et Leon dans tout ça? J’ai omis de le citer volontairement afin de d’abord me concentrer sur Grace. Après son enlèvement à l’hôtel Wrenwood, on ne se retrouve pas directement à Rhodes Hill, mais bien au même endroit où nous avons pris le contrôle de notre héroïne. Avec, cette fois-ci, Leon.

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Exit donc la lenteur et place à l’action. Leon se manie pratiquement comme sur Resident Evil 4 (RE4) et possède désormais une hache de combat pour se battre. Dans son inventaire sous forme de valise, on y trouve aussi son pistolet, le fameux Requiem (qui fait office de revolver lourd), ainsi que quelques soins.

Le premier affrontement avec des zombies se veut chaotique; les civils courent dans tous les sens, les accidents de voitures sont légion, et il est difficile de discerner qui est infecté. J’ai presque eu l’impression de revivre le début de l’incident de Raccoon City.

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Pour revenir à notre cher et tendre Leon S. Kennedy, je me suis également retrouvé en terrain connu. Avec lui, c’est la poudre à canon qui parle. Les affrontements sont stylisés, notre héros recharge son arme façon «John Wick» et l’impact des balles est très réaliste. À l’instar du couteau dans les précédents opus, la hache permet également de parer, mais aussi d’attaquer et d’enclencher un QTE afin d’achever un ennemi. Par ailleurs, il faudra penser à régulièrement aiguiser sa hache, sous peine d’avoir de mauvaises surprises.

En plus de sa hache, Leon pourra également se servir de certaines armes que ses ennemis ont laissé tomber. L’exemple a été montré avec la fameuse tronçonneuse dans l’une des bandes-annonces, mais d’autres armes seront aussi de la partie.

Le zombie est bien de retour et il est en forme

Après les Ganados, les Majinis, les J’avos et les champignons/moisissures, je dois bien avouer que le zombie commençait sérieusement à manquer à l’univers de Resident Evil. Certes, il faut savoir évoluer avec son temps, mais il fallait leur retour - et QUEL retour!

Comme vous l’aurez probablement vu dans la campagne promotionnelle du jeu, nos chers zombies sont désormais dotés de paroles. Enfin, il reste quelques bribes de leur identité avant trépas, et c’est là que les choses deviennent dérangeantes.

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Lors de l’exploration du sympathique hôpital, j’entendais chanter au loin; un jukebox en lecture automatique? Que nenni! En m’approchant de ce qui ressemblait à un lounge typique des années 50, j’ai été surpris de découvrir une femme zombie en train de chanter et danser! Mieux encore, certains couloirs sont plongés dans la pénombre, mais il est possible d’allumer la lumière via un bête bouton-poussoir. Quelle fut ma surprise d’entendre l’un des zombies me «gronder» sur le fait qu’il ne faut pas allumer la lumière!

Bien évidemment, ce ne sont que quelques exemples parmi les très nombreuses rencontres que vous allez faire, mais le fait de proposer une innovation du genre, sans dénaturer les zombies et rendre cela crédible, a tout du génie.

Une IA pas toujours égale

Malheureusement, certains ennemis ne semblent pas toujours fonctionner normalement. Je m’explique; à certains moments, il faut user de la furtivité, mais à plusieurs reprises, je me suis retrouvé dans le champ de vision de l’un d’eux sans qu’il ne me voie. Bug d’IA? Peut-être. À contrario, d’autres ennemis m’ont semblé littéralement dotés d’un sixième sens et me repéraient à des kilomètres. Rien de grave en soit, mais une petite mise à jour s’impose probablement de ce côté.

Je ne vais pas me prononcer davantage sur le bestiaire afin d’éviter tout risque de spoiler. Soyez rassuré; si vous appréciez la diversité, vous en aurez clairement pour votre argent. Et vous n’êtes clairement pas prêt à ce qui vous attend par la suite!

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Techniquement, ça donne quoi?

Passons maintenant à l’aspect purement technique. Pour vous donner une idée de comment le jeu tourne sur PC, voici les spécificités de ma machine:

  • Carte graphique: NVIDIA GeForce RTX 5070
  • Processeur: AMD Ryzen 7 5700G
  • Mémoire vive: 32 Go DDR4 Corsair Vengeance
  • Stockage: SSD 2 To Samsung 9100 Pro
  • Système d’exploitation: Windows 11

Avec le DLSS 4 et toutes les options poussées au maximum (avec Ray Tracing), Resident Evil Requiem tourne comme une horloge à une moyenne avoisinant les 220 images par seconde en définition 3440×1440. Cependant, j’ai pu constater plusieurs grosses pertes d’images avant certains évènements scriptés, comme si le jeu chargeait à l’avance.

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Du côté de la stabilité, rien à dire; je n’ai subi aucun crash du jeu. Cependant, certains bugs subsistent encore sur la version de test, comme les cinématiques de certaines morts très drôles à voir.

Quant au support du format 21/9 (Ultra Wide), il est complet. Seules les cinématiques passent au format 16/9, mais ce n’est pas dérangeant.

Autant vous dire que le jeu est beau, très beau, même. Comme je l’ai dit plus tôt, l’introduction du jeu m’a scotché de par ses effets de pluie, mais aussi ses jeux de lumière. Tout ça sans oublier l’atmosphère claustrophobique, voir malsaine qui se dégagent de certains lieux, phases et créatures cauchemardesques. Et lorsque notre personnage passe à trépas? Je ne me rappelle pas avoir vu des morts aussi réalistes, gores et violentes depuis Resident Evil 4; vous êtes prévenus.

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Et que dire de l’aspect audio du jeu? Encore une fois, Capcom a mis les petits plats dans les grands avec un mixage à vous coller la pétoche pendant de longues heures. Chacun de vos pas résonne, votre personnage halète régulièrement, le bois craque, l’orage gronde à l’extérieur et les complaintes lointaines des infectés vous donneront la chair de poule.

À noter que Resident Evil Requiem est entièrement doublé en français. On y retrouve de nombreuses voix connues, dont celle de Leon, doublé par Anatole de Bodinat.

Un grand merci Capcom

Inutile d’y aller par quatre chemins; Resident Evil signe enfin un retour aux sources à la hauteur de sa réputation. S’éloignant des deux épisodes précédents (le VII et Village), tout en gardant certaines mécaniques de ces derniers, Requiem a des airs d’aboutissement, voire même d’apothéose.

Avec son scénario riche, ses passages stressants au possible, un bestiaire très bien fourni et un Leon plus badass que jamais, Resident Evil Requiem est une lettre d’amour pour les fans de la première heure.

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La seule chose que je puisse réellement lui reprocher, c’est sa durée de vie. En tout et pour tout, en fouillant un petit peu à gauche et à droite, RE Requiem m’aura tenu en haleine pendant 15 heures environ. Bien entendu, je n’ai pas eu le luxe d’absolument tout chercher étant en condition de test, mais on pourrait extrapoler sur un temps de jeu avoisinant les 15 à 20 heures selon la difficulté et l’implication. Et c’est sans compter sur la rejouabilité du titre à des niveaux de difficulté supérieurs débloqués après l’avoir terminé pour la première fois.

Pour conclure, je dirais que Resident Evil Requiem est l’un des meilleurs Resident Evil jamais sorti, tout simplement. Oscillant entre nostalgie et renouveau, la saga de Capcom prend l’un des meilleurs tournants possibles; l’avenir s’annonce des plus radieux.

Note générale: 9/10
+ Deux gameplays différents + choix de la perspective
+ Une ambiance à frissonner de terreur
+ Graphiquement très beau
+ Difficulté bien dosée
+ Un rythme intense
+ Du fan-service bien amené
+ Une histoire riche en révélations
+ Le retour des rubans encreurs
- Des bugs graphiques «rigolos» durant certaines morts
- Quelques pertes de FPS assez conséquentes
- Durée de vie un peu courte, mais dans la moyenne d’un Resident Evil
- Certains ennemis aveugles et d’autres totalement omniscients

Condition du test: Clé PC de test envoyé par l’éditeur

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