Les résultats de la présidentielle au Pérou vont être examinés
L'autorité électorale du Pérou a annoncé samedi lancer une opération de contrôle informatique du premier tour de la présidentielle, impliquant des experts internationaux. Trois semaines après le scrutin, des défaillances logistiques empêchent de connaître l'identité du candidat arrivé deuxième.
Avec plus de 97% des votes dépouillés, le radical de gauche Roberto Sánchez (12%) et l'ultraconservateur Rafael López Aliaga (11,9%) se disputent la place au second tour, avec seulement 27 500 voix d'écart. Keiko Fujimori (droite) s'est imposée avec 17,12% des voix.
Des milliers de procès-verbaux ont été contestés et font l'objet d'examens. Le jury national des élections (JNE), la plus haute autorité électorale du pays, a décidé de mener un «contrôle informatique complet et exhaustif du processus électoral du premier tour», sans préciser de délai pour cette vérification.
L'opération de contrôle sera menée par un comité d'experts indépendants avec des spécialistes nationaux et internationaux, dans le but de «renforcer la transparence, l'intégrité et la fiabilité des résultats électoraux», a indiqué le JNE dans un communiqué.
Il avait estimé plus tôt que les résultats du premier tour ne seraient pas connus avant la mi-mai.
Le scrutin du 12 avril a été marqué par des irrégularités logistiques dans l'acheminement des urnes et des bulletins, poussant les autorités à prolonger d'un jour le vote, puis lors du dépouillement, notamment lorsque des caisses contenant des bulletins ont été retrouvées dans une benne à Lima.
Rafael López Aliaga a demandé la tenue d'un nouveau scrutin à Lima, mais le JNE a rejeté cette demande et a confirmé la date du second tour au 7 juin.
Les plus de 27 millions d'électeurs appelés aux urnes devaient voter pour un président, mais aussi renouveler les députés et sénateurs. (ats/afp)
