Nouvelle révélation dans l'affaire Balogun
Le feuilleton autour de la suspension de Folarin Balogun prend une nouvelle tournure. Selon le Times, la décision de lever la suspension de l'attaquant américain avant le huitième de finale de la Coupe du monde contre la Belgique aurait été prise par une seule personne: Mohammad Al-Kamali, président de la commission de discipline de la FIFA.
D'après le quotidien britannique, le dirigeant émirati n'aurait pas consulté les 17 autres membres de la commission avant de suspendre la sanction à titre probatoire. Si cette information se confirme, il s'agirait d'une procédure pour le moins inhabituelle. Le journaliste britannique Ben Jacobs souligne en effet qu'Al-Kamali ne prend généralement pas ce type de décision seul.
Expulsé en seizième de finale, Balogun devait automatiquement purger un match de suspension. Contre toute attente, la commission de discipline de la FIFA a toutefois décidé de suspendre cette sanction, permettant ainsi au joueur de 24 ans de participer à la lourde défaite des États-Unis face à la Belgique (4-1). Jamais, dans l'histoire de la Coupe du monde, une suspension automatique n'avait été intégralement transformée en sursis.
Cette décision controversée est intervenue après un appel du président américain Donald Trump au président de la FIFA, Gianni Infantino. Le locataire de la Maison-Blanche avait demandé que l'action ayant conduit à l'expulsion soit réexaminée, tout en assurant ne jamais avoir cherché à dicter la décision. De son côté, Gianni Infantino a également affirmé n'avoir joué aucun rôle dans l'issue de la procédure.
Dans un communiqué publié au nom de la commission de discipline, Mohammad Al-Kamali a défendu une décision «indépendante», en s'appuyant sur l'article 27 du règlement de la FIFA, qui autorise la suspension d'une sanction à titre probatoire. L'instance mondiale n'a toutefois fourni aucune explication sur les raisons ayant motivé cette grâce.
(nih/jcz)
