La Nati met fin à l'incroyable série d'Erling Haaland
Oui, Erling Haaland traverse une période difficile avec Manchester City. Entre des soucis au genou et une perte d’efficacité, il n’a marqué que cinq fois en 2026.
La star mondiale restait cependant sur une incroyable série de onze rencontres consécutives en équipe nationale, avec a minima un but à son actif. Et lors de ses quatre dernières sorties sous le maillot de la Norvège, il avait fait trembler les filets au moins deux fois par match, y compris contre l’Italie.
Preuve de sa dynamique en sélection, Haaland a reçu juste avant le coup d’envoi du match amical contre la Suisse, mardi à Oslo, son trophée de meilleur buteur des qualifications européennes pour la Coupe du monde.
Mais son total de seize réalisations, soit deux fois plus que Memphis Depay, son dauphin au classement, n’a pas suffi à inquiéter la défense suisse, qui a maîtrisé ses rares incursions jusqu'à sa sortie à l'heure de jeu.
Pour contrer Erling Haaland et son binôme d'attaque Alexander Sorloth, Murat Yakin avait opté pour une défense à trois, dans laquelle était intégré Denis Zakaria. Le Genevois a globalement tenu la baraque aux côtés de Manuel Akanji et Nico Elvedi, sauvant une grosse occasion norvégienne (31e, Thorsby).
Dans son nouveau maillot extérieur vert menthe, l'équipe de Suisse s'est d'abord articulée en un 3-4-3, avec Michel Aebischer et Fabian Rieder en pistons. Le cœur du jeu était occupé par un double pivot Remo Freuler-Ardon Jashari, ce dernier remplaçant un Granit Xhaka laissé au repos par Murat Yakin.
Sept changements à la pause
S'ils se sont montrés plutôt solides, les Suisses ont eu plus de mal à créer du danger sur la pelouse atroce de l'Ullevaal Stadion, qui a visiblement souffert de l'hiver scandinave.
Après une frappe trop écrasée de Dan Ndoye (6e), les Helvètes ont dû attendre la 41e pour se procurer trois occasions consécutives, mais ni Rieder (42e), ni Ndoye (44e), ni Vargas (45e) n'ont trouvé le cadre.
Comme il l'avait annoncé, Murat Yakin a profité de la pause pour envoyer du sang neuf sur la pelouse, mais personne ne s'attendait à voir entrer sept joueurs au retour des vestiaires. Aurèle Amenda, Eray Cömert et Luca Jaquez ont suppléé le trio défensif, Djibril Sow et Vincent Sierro les deux milieux centraux, et Johan Manzambi et Alvyn Sanches ont remplacé Ndoye et Vargas sur les ailes.
Mvogo solide
Comme face à l'Allemagne vendredi, la Suisse a même terminé le match avec dix joueurs de champ différents des titulaires, suite aux entrées de Joël Monteiro, Silvan Widmer et Miro Muheim. C'est peu dire que le speaker du stade a eu du travail, puisque le sélectionneur norvégien Stale Solbakken a lui procédé à onze changements, dont celui du gardien à la mi-temps.
Toutes ces rocades n'ont pas vraiment modifié le cours de la rencontre, qui est restée fermée jusqu'au bout. Le seul véritable enseignement de cette partie, outre l'interruption de la série d'Erling Haaland, c'est peut-être que la Suisse peut compter sur un deuxième gardien de qualité. Yvon Mvogo s'est globalement montré très rassurant, même s'il faut dire que la Norvège n'a cadré qu'un seul tir tout au long du match.
Murat Yakin a en tout cas pu voir tous ses joueurs à l'œuvre, à l'exception du troisième portier Marvin Keller et de Noah Okafor, qui s'est légèrement blessé vendredi alors qu'il devrait rentrer contre l'Allemagne. Le sélectionneur a désormais deux mois pour choisir les 26 qui seront du voyage à la Coupe du monde.
(ats/roc)
