Cet étonnant gardien de Serie A possède un gant spécial
Alberto Paleari est en train de réaliser une saison monstrueuse avec le Torino. Le Lombard de 33 ans a réalisé dimanche son cinquième blanchissage en huit matchs (7 de championnat et 1 de Coupe d'Italie) lors de la victoire des siens face à Sassuolo (1-0). Son succès actuel, le grand gardien (196 cm) le doit à son envergure, son jeu aérien, ses réflexes et ses qualités au pied, autant d'atouts régulièrement cités pour expliquer la réussite tardive de cet habitué des divisions inférieures italiennes.
Mais depuis deux matchs, on ne parle pas seulement du brave Alberto Paleari pour ses prouesses dans les cages. Le gardien est aussi devenu une curiosité en raison de son gant droit modifié.
Tout commence après le match contre Come fin novembre. Paleari est inquiet. Son équipe vient de s'incliner lourdement (1-5) mais, surtout, il souffre d’un problème aux tendons de la main droite, qui lui provoque des douleurs à deux doigts. Une blessure qui l'éloigne du terrain pour les matchs face à Lecce et au Milan. Comme le portier ne veut surtout pas manquer une troisième partie, il décide de serrer les dents contre la Cremonese. Et pour tenir le coup ce 13 décembre, enfile un gant spécial, «doté d'un double renfort pour immobiliser les deux doigts douloureux», décrit La Gazzetta dello Sport.
L'objet en gros plan:
Et ça marche: Paleari subit trois tirs cadrés, mais n'encaisse aucun but. Le «Toro» l'emporte même 1-0 sur sa pelouse. Convaincu par l'efficacité de son nouvel outil, le Lombard décide de rempiler ce dimanche à Sassuolo, et fait tout aussi bien: certes moins sollicité (une seule frappe cadrée), il enchaîne par un nouveau blanchissage qui permet à son équipe de s'imposer encore 1-0.
Reverra-t-on Paleari et son gant fétiche face à Cagliari le 27 décembre prochain? Si sa blessure n'est pas totalement guérie, c'est certain. Le gardien aurait d'ailleurs tort de se priver d'un équipement qui a fait ses preuves par le passé, puisqu'il n'est pas le premier à jouer avec un gant à quatre doigts.
C'est déjà arrivé à Manuel Neuer, en 2013 déjà et ces dernières semaines encore. Victime d'une blessure mineure, le portier du Bayern a glissé son annulaire et son petit doigt de la main gauche dans un gant spécialement conçu pour les maintenir ensemble.
Et l'année dernière, c'est Aaron Ramsdale qui, insuffisamment remis d'une fracture du doigt, avait opté pour cette solution lors de la rencontre face à Fulham.
Le numéro 1 de Southampton avait d'ailleurs brillé en n'encaissant aucun but (cinq parades et un ballon boxé).
«La méthode consistant à attacher un doigt blessé à un doigt voisin valide est connue en médecine sous le nom de "buddy taping" (bandage en binôme)», renseigne le site Keepersport, précisant que «le doigt valide sert alors de sorte d’attelle naturelle pour le doigt blessé».
Keepersport propose d'ailleurs des gants à quatre doigts à ses clients gardiens de but. La boutique en ligne spécialisée estime même que ce type de modèle est bien plus qu’une simple mesure de rééducation. «Il offre des avantages concrets qui peuvent redonner la confiance nécessaire dans les buts: stabilité et protection maximales, meilleure sensation et sécurité, ainsi que surface de prise plus large.»
Alberto Paleari a profité pleinement de cet équipement pour remettre son équipe dans la bonne direction. Grâce à ses interventions, mais aussi à l'efficacité de son capitaine, l'international croate Nikola Vlasic, le Torino (13e) a pris huit points d'avance sur le premier relégable en Serie A, et peut désormais lorgner vers le haut du classement.
