
Les Geneva International Series arrivent à Genève et promettent un événement de haut niveau. Pour la première fois, le tournoi réunira les équipes masculines et féminines dans une même compétition. L’entrée sera libre, pour permettre au plus grand nombre d’assister au spectacle.
La ville du bout du lac organise ce week-end un prestigieux tournoi de cette discipline spectaculaire, qui réfléchit à un nouveau format pour accélérer le jeu.
30.06.2026, 18:5030.06.2026, 18:50
Les meilleurs clubs européens du rugby à 7 ont rendez-vous au Centre Sportif des Cherpines (Plan-les-Ouates), samedi 4 et dimanche 5 juillet, pour une nouvelle édition du Geneva International Seven’s. Un évènement qui met en lumière une discipline encore trop méconnue, mais particulièrement spectaculaire: un jeu ultra-rapide et explosif, rythmé par des actions intenses, de grands espaces et une intensité constante du début à la fin. Et l’histoire ne s’arrête peut-être pas là.
Selon Gianni Di Martino, ex-international suisse devenu manager général des Switzers Rugby Geneva, l'instance dirigeante de la discipline (World Rugby) songerait à un nouveau format de jeu. Au lieu des deux mi-temps habituelles de 7 minutes, le rugby à 7 pourrait à l'avenir se jouer sans pause, sur un one-shot de 14 minutes. Di Martino s'en réjouit:
«Je suis plutôt emballé par ce nouveau format, qui irait clairement dans le sens du spectacle: l’intensité du jeu serait encore plus folle, sans temps mort ni véritable baisse de régime. On pourrait même imaginer des changements illimités, avec 6 ou 7 remplaçants au lieu des 5 habituels, pour maintenir un rythme élevé du début à la fin.»
Un autre sujet sur le rugby à 7
Engagée ce week-end avec les Switzers dont elle est la capitaine, Lea Badel est moins convaincue par le projet:
«J’aime bien le format avec deux mi-temps car même si la pause ne dure que deux minutes, elle permet de se regrouper, de discuter de ce qui fonctionne ou non et de corriger quelques erreurs quand c'est nécessaire. Et puis, on joue au rugby à 7 principalement dans les mois chauds, donc cette interruption est aussi essentielle pour s’hydrater.»
Ancien joueur de Pro D2 (rugby à 15), devenu entraîneur et préparateur des Switzers (rugby à 7), Mickaël Schlick souligne un autre enjeu majeur: l’impact physique qu’impliquerait un tel changement de format.
«Beaucoup de règles sont actuellement en réflexion pour rendre le rugby à 7 encore plus spectaculaire, notamment en augmentant le "ball in play", le temps de jeu effectif. Mais sans professionnaliser davantage la discipline, un bloc de 14 minutes ne fonctionnera pas sur le long terme. Les joueurs, encore amateurs ou semi-professionnels, seraient exposés à un risque constant de défaillance physique en raison de la répétition des efforts. Ce n’est qu’en professionnalisant au maximum les joueurs et les staffs que nous pourrons développer durablement le rugby à 7.»
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