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Ponti devra sortir le grand jeu en finale du 50 pap'

Noè Ponti jouera les médailles sur 50 m papillon mardi
Keystone

Ponti devra sortir le grand jeu en finale du 50 pap'

Noè Ponti visera une médaille sur 50 m papillon mardi aux Européens de Paris, mais le Tessinois devra signer une très grosse performance en finale pour décrocher l’or.
10.08.2026, 21:4410.08.2026, 21:44

Noè Ponti jouera comme prévu les médailles sur 50 m papillon, mardi aux Européens en grand bassin de Paris. Mais le Tessinois devra frapper très fort en finale (à 18h37) pour espérer se parer d'or.

Lundi, Noè Ponti est monté en puissance pour ses premières coulées dans le bassin du Centre aquatique olympique de St-Denis, réussissant 22''69 en séries puis 22''53. «Mes sensations étaient bonnes», a-t-il lâché après avoir manqué de 0''02 son record personnel établi aux Mondiaux 2025 où il avait conquis l'argent.

Mais la concurrence est, comme il s'y attendait, particulièrement féroce. No 1 européen de la saison avant ces joutes, Egor Kornev a ainsi réalisé une performance de choix en demi-finales en signant le troisième meilleur temps de l'histoire: 22''36, à 0''09 du record du monde détenu par l'Ukrainien Andrii Govorov.

Champion du monde en titre de la discipline – devant Noè Ponti, Maxime Grousset a lui aussi répondu présent, se rassurant pleinement après sa fracture subie à un pied il y a moins de deux mois. Poussé par le bouillant public tricolore, le Français a réalisé le même chrono en séries puis en demi-finales (22''49).

La moindre erreur serait fatale

Quelle sera la clé de la réussite en finale? «Il ne faudra pas commettre d'erreur», a répondu Noè Ponti, interrogé en zone mixte. «Si tu fais une petite faute, tu perds. Si tu fais tout juste, peut-être que tu gagnes. Entre la 1re et la 8e place, la marge est infime. Une petite erreur, et tu termines 8e.»

Le médaillé de bronze des JO 2021 sur 100 m papillon n'est pas surpris le moins du monde par le chrono réalisé par Egor Kornev. «Je savais qu'il était très rapide. Il l'avait montré (en juin) aux championnats de Russie (red: Kornev avait alors nagé en 22''59), où je pensais qu'il pourrait battre le record du monde», a-t-il lâché.

N'est-il pas préférable de laisser le statut de favori à l'un de ses rivaux ? «Ca n'a aucune importance, et ne fera aucune différence», a répliqué Noè Ponti. «Nous sommes tous très forts, et tout sera possible. Ce sera la finale la plus rapide de l'histoire sur 50 m papillon», promet le Tessinois.

Triple échec romand sur 200m dos

Les autres Suisses engagés lors de cette première journée de compétition n'ont en revanche pas répondu aux attentes chronométriques. Les trois Romandes en lice sur 200 m dos chez les dames avaient ainsi les moyens d'atteindre les demi-finales, mais ont manqué leur affaire.

Fanny Borer, 20e en 2'14''12, se disait néanmoins satisfaite, même s'il ne lui a manqué que 57 centièmes pour passer en demi-finale. «Je n'ai jamais nagé aussi vite le matin», soulignait ainsi en zone mixte la Vaudoise de 30 ans, qui se remet tout juste d'une blessure à une épaule.

Plus jeunes, Gaia Rasmussen (22e en 2'14''84) et Manon Richard (25e en 2'17''11) sont restées plus loin du compte. «Je m'attendais à faire mieux», a ainsi souligné la première, dont le record personnel est de 2'12''78. «J'ai pris mes repères. Une longue semaine m'attend. Mais je suis un peu déçue car c'est ma course préférée.» (sda/ats)

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