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Saut à ski: Simon Ammann se bat pour continuer à voler

Saut à ski: Simon Ammann se bat pour continuer à voler
Simon Ammann vise une 28e saison de Coupe du monde.image: keystone

Les dinosaures du saut à ski luttent pour ne pas disparaître

Simon Ammann, 43 ans, et Noriaki Kasai, 52 ans, arpenteront encore les tremplins de saut à ski cet hiver. Plus que jamais menacés par la jeune garde, ils luttent pour leur place au plus haut niveau.
24.10.2024, 17:0126.10.2024, 19:17
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La Coupe du monde de saut à ski débutera le 22 novembre à Lillehammer en Norvège. Or on ne sait toujours pas si Simon Ammann sera de la partie. Le Saint-Gallois est bousculé en équipe nationale. Les jeunes ont définitivement pris le pouvoir. Gregor Deschwanden (33 ans) et Kilian Peier (29 ans) mèneront la Suisse au plus haut niveau cet hiver. Ils seront probablement accompagnés par Felix Trunz (18 ans), cinquième du Grand Prix d'été de Rasnov.

Quid du dernier ticket? Celui-ci pourrait encore revenir à Simon Ammann, étonnant quatrième des Championnats de Suisse à Einsiedeln (SZ) le 1er septembre. Etonnant, car le quadruple champion olympique de saut à ski avait été relégué quelques semaines auparavant dans la hiérarchie.

Ses mauvais sauts en préparation ont conduit les entraîneurs à l'aligner en FIS Cup. Pire, son passage par le troisième échelon mondial s'est soldé par des résultats inquiétants. A Hinterzarten en Forêt-noire, Ammann n'a pas convaincu. Il s'est classé 38e et 21e des concours organisés.

Or la confiance semble aujourd'hui retrouvée. Le Saint-Gallois, passé de la marque allemande Fischer à la manufacture slovène Slatnar, a surmonté son changement de skis. Il retrouve peu à peu ses réglages et sa position d'élan. Après un passage par Trondheim en Coupe continentale, Simon Ammann a enchaîné les Grands Prix d'été, à Rasnov en Roumanie, Hinzenbach en Autriche et Klingenthal en Allemagne, signant au passage trois résultats dans les 30. La FIS Cup est derrière lui et le champion du monde de Sapporo paraît davantage dans le coup.

Il se rapproche des premières manches de Coupe du monde, que le Japonais Noriaki Kasai, plus âgé, ne verra pas.

Quatrième des Championnats du Japon d’été, le week-end dernier à Hakuba aux abords de Nagano, le Nippon a impressionné sur son épreuve nationale. Le troisième du classement général de la Coupe du monde 1993 et médaillé d'argent par équipes aux Jeux de Lillehammer en 1994 n'a terminé qu'à trois mètres du vainqueur Ryoyu Kobayashi, sur l'ensemble des deux tentatives. Or les entraîneurs japonais n'ont pas jugé bon de le sélectionner.

Cela signifie que Noriaki Kasai, 52 ans, n'évoluera pas sur le circuit de la Coupe du monde, au moins jusqu’à Noël. Mais le Nippon sait mieux que quiconque que les cartes finiront par être rebattues. Il avait débuté la saison dernière en Coupe continentale, avant de faire son trou en Coupe du monde à partir du mois de février. Noriaki Kasai était alors entré dans les points à plusieurs reprises et il avait été sélectionné par deux fois pour disputer les concours par équipes.

C'est un diesel.

Un diesel néanmoins capable d'inspirer un Simon Ammann aux prestations ascendantes cet été. Pas encore convaincu par une participation aux Jeux de Milan-Cortina en 2026, le Suisse a devant lui un homme ambitieux, un précurseur décidé à jouer les premiers rôles lors d'une neuvième apparition aux Jeux olympiques et d'une 14e venue aux Mondiaux de ski nordique. Car malgré sa déconvenue et le retour à la Coupe continentale, Noriaki Kasai n'est pas abattu. Le sauteur aux 651 départs en Coupe du monde garde à l'esprit les prochaines grandes échéances. «Je voulais aller en Coupe du monde, mais je ne peux rien y faire. J'espère pouvoir progresser jusqu'aux Mondiaux. Je vais continuer à tout donner en Coupe Continentale», a-t-il déclaré à l'issue des Championnats du Japon.

Exemplaire, Noriaki Kasai n'a donc pas dit son dernier mot. Or si l'expérience parle pour lui, son combat face à la jeune garde parait quelque peu déséquilibré. Le Nippon ne doit pas uniquement faire face aux critiques de ceux préférant le voir à la retraite. Il doit aussi en montrer davantage que les autres, s'il veut s'attirer la faveur des entraîneurs, plus enclins à performances égales à sélectionner de jeunes athlètes. La donne est identique pour Simon Ammann, en attente d'une 28e saison de Coupe du monde. Le staff helvétique ne lui fera aucun cadeau.

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