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Timothée Chalamet impressionne dans Marty Supreme: critique

Marty Supreme raconte l'ascension compliquée d'un pongiste peu scrupuleux vers ses rêves de gloires dans le New York des années 1950.
Marty Supreme raconte l'ascension compliquée d'un pongiste peu scrupuleux vers les sommets de la gloire.Image: A24

Le film le plus attendu de l’année sort enfin en salles

Après des mois d'attente, Marty Supreme, le long-métrage de Ben Safdie avec Timothée Chalamet est enfin au cinéma: on y découvre l'acteur franco-américain en quête de grandeur, au sens propre comme au figuré, dans une œuvre qui évoque le légendaire Martin Scorcese.
17.02.2026, 18:5717.02.2026, 18:57

Si, pour beaucoup, le tennis de table est une activité de camping, pour Marty Mauser (Timothée Chalamet), le personnage principal de Marty Supreme, devenir numéro un de cette discipline est sa raison de vivre. Il va mettre tout en œuvre pour arriver à ses fins. «Dream Big» («Rêver grand»), la tagline du film, aura même été le moteur d'une campagne marketing rondement menée par le studio A24, qui a multiplié les happenings ces derniers mois pour promouvoir son film.

En savoir plus sur promo du film:

Difficile de ne pas faire le lien avec son interprète, Timothée Chalamet, qui, il y a un an, lorsqu'il remportait un prix aux SAG Awards pour le biopic de Bob Dylan, Un parfait inconnu, annonçait ses ambitions: «La vérité, c’est que je suis vraiment à la recherche de la grandeur. Je veux faire partie des grands. Je suis inspiré par les grands».

Il l’annonçait avec une franchise qui détonnait à Hollywood. On ne saurait lui donner tort, puisqu'à seulement 30 ans, l'acteur franco-américain est à sa troisième nomination aux Oscars en comptant celle pour Marty Supreme qui pourrait bien le voir sacré, le 3 mars prochain.

Si, de prime abord, le film est vendu comme un biopic sportif sur la vie d'un pongiste devenant champion, ce n'est pas tout à fait le cas. Le long-métrage s'inspire librement de la vie de Marty Reisman, plusieurs fois médaillé aux championnats du monde, deux fois vainqueur de l'US Open en 1958 et 1960 et que l’on surnommait «le mauvais garçon du tennis de table». L'homme était connu pour s'être forgé une réputation d’excentrique et de margoulin. C'est véritablement sur cet aspect que le cinéaste Josh Sadfie va braquer sa caméra.

New York, années 50. Marty Mauser, jeune joueur de tennis de table issu des quartiers populaires de Manhattan, gagne sa vie en pariant sur ses matchs, en plus de son travail de vendeur de chaussures. Doté d’un talent hors norme ainsi que d’une confiance en lui un peu trop affirmée, il ambitionne de quitter son milieu d’origine pour se faire un nom dans cet univers compétitif où peu croient en ses chances.

La bande-annonce:

Vidéo: extern / rest

Sa trajectoire croise celle de l’ancienne vedette de cinéma Kay Stone (Gwyneth Paltrow) et de son mari, Milton Rockwell (Kevin O’Leary), un magnat de l’industrie du stylo dont le soutien financier pourrait s’avérer précieux. Entre sa petite amie enceinte, Rosie (Odessa A’zion), et son ami de longue date, Wally (Tyler, The Creator), Marty va tout mettre en œuvre pour gagner suffisamment d’argent, au prix d’aventures rocambolesques (tant pour lui que pour son entourage), afin d’atteindre le sommet de son art aux Championnats du monde de Tokyo.

Martin Supreme

Le réalisateur new-yorkais Ben Safdie signe ici son premier film en solo, après avoir connu un succès critique en réalisant, avec son frère Josh Safdie, les très estimés Good Time (2017) et Uncut Gems (2019). Ce dernier, sorti sur Netflix, racontait comment, accablé par des dettes croissantes et la pression de percepteurs qui le cernent, un bijoutier new-yorkais (incarné par Adam Sandler) prêt à tout risquer, dans l’espoir de rester à flot et en vie.

Une comédie noire, portée par une mise en scène audacieuse. Un parallèle nécessaire, puisqu’on retrouve dans Marty Supreme les mêmes ingrédients qui faisaient tout le délice de Uncut Gems.

Le film marque le retour à l'écran de Gwyneth Paltrow, bien meilleure actrice qu'influenceuse.
Le film marque le retour à l'écran de Gwyneth Paltrow, bien meilleure actrice qu'influenceuse.Image: A24

Avec son personnage de Marty, un Juif new-yorkais autocentré, victime de son arrogance et immergé dans des situations ubuesques, on retrouve évidemment la patte des frères Safdie, un style qui n’est pas sans rappeler celui des frères Coen. Cependant, là où ce nouveau long-métrage surprend, c’est qu’il pourrait parfaitement s’inscrire dans le sillon de l’un des plus grands réalisateurs américains: Martin Scorsese.

Que ce soit par l'hommage appuyé à l'amour de Scorsese pour les longs plans-séquences, les mouvements de caméra fluides, les dialogues rapides ou les performances improvisées, où la frontière entre être et jouer devient floue, tout dans Marty Supreme évoque Martin Scorsese.

Son aura est partout, de l’affection portée à la Grande Pomme avec ses personnages véreux ou au grand cœur, le communautarisme, les inégalités sociales, à l'escalade vers le rêve américain. Sans parler du titre lui-même: si le film culte sur la boxe Raging Bull (1980) de Scorsese et Uncunt Gems (2019) des Safdie avait eu un enfant, sans doute s'appellerait-il Marty.

Le film le plus cool de l'année

Produit par le studio A24, maison prestigieuse du cinéma indépendant qui collectionne les prix, et porté par les bras désormais musclés de Timothée Chalamet, également producteur du long-métrage, qui s’est entraîné au ping-pong assidûment pendant sept ans, Marty Supreme repose sur des bases solides. A commencer par son interprète principal, dont le jeu nerveux et habité fait totalement oublier son Bob Dylan, un rôle qui semble désormais en comparaison bien fade.

Marty Mauser un personnage détestable, mégalomaniaque et arrogant que Timothée Chalamet arrive à rendre particulièrement attachant. C'est ça le talent.
Marty Mauser un personnage détestable, mégalomaniaque et arrogant que Timothée Chalamet arrive à rendre particulièrement attachant. C'est ça le talent.

Mais ce qui n'aurait pu être qu'un film classique, taillé pour les Oscars et porté par un acteur livrant une partition millimétrée, s’avère en réalité être un film plein d’audace, bourré d'un humour noir qui fait mouche. La mise en scène, radicale, impose la vision stylistique d’un véritable auteur de cinéma, sublimée par une photographie en 35 mm du plus bel effet à l'heure du tout numérique.

Cela se voit dès l’apparition du titre, où la fécondation d'une ovule se transforme une balle de ping-pong. Une transition qui prête à sourire dès les premières minutes du métrage et qui laisse entendre que nous sommes bien face à un film pas comme les autres. Ben Safdie, qui a également écrit le scénario avec son monteur de longue date, Ronald Bronstein, a insufflé à Marty Supreme la même énergie frénétique que dans les films qui ont fait la renommée acquise avec son frère.

Si la reconstitution du New York des années 1950 offre une immersion sans pareil, c’est également grâce à sa bande-son anachronique que le film brille. Pour ne citer qu'eux: l’utilisation géniale des tubes 80's Forever Young de Alphaville et Everybody Wants to Rule the World de Tears for Fears, mais aussi par la bande originale de Daniel Lopatin, toute en synthés, qui n’est pas sans rappeler Vangelis.

Marty Supreme est donc un film à voir, car il offre ce que le cinéma américain a de meilleur, que ce soit par la performance impressionnante de son interprète, par la finesse de son écriture ou encore par la prouesse de sa mise en scène unique qui lorgne entre film sportif et film noir. Un classique instantané qui va irrémédiablement vous donner envie de jouer au ping-pong.

(Marty Supreme est à découvrir au cinéma dès le mercredi 18 février)

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