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Image: Keystone

La France ne sait plus gérer certains de ses supporters

Le match Lyon-Marseille a été arrêté après 4 minutes de jeu dimanche soir lorsque Dimitri Payet (OM) a reçu une bouteille sur la tête. Il n'a jamais repris. Cet épisode de violence est le dernier d'une série inquiétante en Ligue 1.
21.11.2021, 22:4922.11.2021, 06:36

Le championnat de France a vécu un nouvel épisode de violence dimanche, lorsque Dimitri Payet a été atteint par une bouteille d'eau pleine lancée par un supporter de Lyon.

La partie a été interrompue à 20h49, soit après quatre minutes de jeu, sans que personne ne sache si elle allait reprendre. Les Lyonnais sont revenus sur le terrain après plus d'une heure d'incompréhension totale, s'échauffant à nouveau en attendant leurs adversaires. Mais les Marseillais, choqués, ont refusé de poursuivre la rencontre. La Ligue et la Préfecture se sont ensuite renvoyés la balle pour savoir qui devait décider de poursuivre ou non la rencontre.

C'est finalement à 22h42 que le speaker du stade a annoncé que le match ne reprendrait pas.

Cet épisode à peine croyable du début à la fin vient s'ajouter à de nombreux autres faits de violence enregistrés depuis le début de la saison en Ligue 1.

Dès la 1re journée, deux supporters montpelliérains avaient été placés en garde à vue après avoir atteint Valentin Rongier. Le joueur de l'OM avait reçu une bouteille sur la lèvre.

Dimitri Payet avait lui aussi été ciblé par plusieurs bouteilles quelques semaines plus tard sur la pelouse de Nice. Il en avait d'ailleurs renvoyé une en tribune. Le terrain avait ensuite été envahi par les supporters. La rencontre avait été arrêtée et n'avait jamais repris.

Les faits de violence s'étaient poursuivis le 18 septembre lors de Lens-Lille. Apparemment provoqués par les supporters lillois, plusieurs dizaines de Lensois avaient pénétré sur le terrain dans le but d'en découdre avec le parcage visiteur.

Quatre jours plus tard, un car transportant des supporters bordelais était tombé dans un guet-apens, alors qu'il circulait en direction du stade de Montpellier. Les fans des deux camps s'étaient affrontés lors d'une violente rixe qui avait fait 16 blessés légers.

Le lendemain, Angers-Marseille était lui aussi terni par le comportement de certains spectateurs. Après le coup de sifflet final, les supporters rivaux avaient été au clash.

Les soutiens de Saint-Etienne avaient eux aussi troublé une rencontre de championnat en octobre, retardant le coup d'envoi entre leur équipe et Angers. Très remontés contre la situation de leur équipe, les deux kops du Stade Geoffroy-Guichard avaient lancé des dizaines de fumigènes sur la pelouse. Les filets des buts avaient même été brûlés.

Pour protéger les joueurs, des filets amovibles sont parfois déployés. Comme en octobre à Marseille, lorsque Neymar et ses coéquipiers bottaient les corners.

Il n'y en avait aucun, dimanche soir à Lyon, lorsque Dimitri Payet s'est avancé pour tirer le premier corner de la partie après quelques minutes de jeu. (jcz)

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