Le hockeyeur français exclu des JO est dans la tourmente
Le joueur de hockey Pierre Crinon, exclu du tournoi olympique pour une bagarre lors du match France-Canada, sera jugé en mai à Grenoble pour des violences sur un gardien d'Angers en novembre, a indiqué mardi le parquet de Grenoble.
«Le procureur a décidé d'engager des poursuites» contre Pierre Crinon pour violences volontaires avec arme, a indiqué le procureur Etienne Manteaux dans un communiqué, précisant que l'audience se tiendra le 27 mai 2026 à 13h30.
Le 30 novembre, lors du match de hockey entre Grenoble et Angers, Pierre Crinon avait frappé au visage le gardien angevin Matthew O'Connor avec un gant renforcé, lui occasionnant trois jours d'incapacité totale de travail pour traumatisme facial, rappelle le communiqué.
Le parquet de Grenoble avait d’abord décidé de classer cette procédure sans suite, car des sanctions disciplinaires avaient été prises, Pierre Crinon étant suspendu pendant sept matchs, selon le procureur.
«Compte tenu de la réitération de faits de violences (...) lors des Jeux olympiques contre un joueur canadien dimanche, le procureur constate que monsieur Crinon n'a pas su saisir l'opportunité de ce classement pour cesser tout comportement violent», est-il ajouté.
Pierre Crinon s'est battu dimanche avec le Canadien Thomas Wilson, après avoir été plaqué contre la bande durant le match perdu par la France (10-2). Les arbitres avaient été contraints d'intervenir énergiquement pour séparer les deux joueurs qui avaient continué à s'invectiver après leur exclusion de la glace. Crinon avait aussi longtemps chambré les spectateurs.
Le hockeyeur français a été exclu du match et a également été suspendu par sa fédération pour la fin du tournoi olympique. Il a donc manqué le dernier match des Bleus, éliminés mardi en huitièmes de finale par l’Allemagne (5-1).
«Le comportement provocant de Pierre Crinon à sa sortie de la glace, alors même qu’il venait de se faire exclure de la rencontre pour une bagarre, constitue une violation manifeste de l’esprit olympique et porte également atteinte aux valeurs de notre sport», a indiqué lundi la Fédération française de hockey.
(afp/roc)
