Avec plusieurs livres consacrés à la royauté et des accès très privilégiés dans ce milieu ô combien fermé, Tina Brown est considérée comme la cerise sur le pudding des chroniqueurs royaux. Interrogée sur le podcast américain The Ankler, la journaliste n'y est pas allée avec le dos de la cuiller. En particulier au moment de critiquer le sens des affaires de Meghan Markle et ses innombrables projets aux Etats-Unis.
«Le problème avec Meghan, c'est qu'elle a le pire jugement au monde. Elle est parfaite pour tout se tromper. Elle l'est vraiment», affirme la spécialiste au sujet de la duchesse de Sussex, dont la dernière marque de lifestyle, American Riviera Orchard, se fait encore attendre, après des mois de spéculations. Le problème de l'ex-princesse américaine, selon Tina Brown?
Si la journaliste ne mâche pas ses critiques envers la duchesse de Sussex, Tina Brown n'est pas avare en louanges à l'égard de son mari, le prince Harry. «Quand il part en voyage à l'étranger, il est vraiment doué. Il est charmant, drôle, gentil, authentique», juge l'ancienne rédactrice en chef de Vanity Fair et du magazine New Yorker.
«C'est donc très triste qu'il ne puisse pas retourner en Angleterre et jouer ce rôle, qui est désespérément nécessaire, car la monarchie n'est plus qu'un squelette, regrette l'auteure. C'est tellement ironique que le prince Charles, pendant toutes ces années, ait parlé d'une monarchie allégée. Elle est tellement allégée désormais qu'elle est anorexique.»
La spécialiste fait en effet référence aux derniers mois difficiles de la monarchie britannique, entre le cancer du roi Charles III, diagnostiqué en janvier 2023, suivi peu après de celui de la princesse Kate, restée à l'écart de la scène publique pendant plusieurs mois.
Quant à l'héritier du trône, le prince William, Tina Brown ne se veut pas très positive. «William est tellement accablé par toute l'anxiété qui pèse sur ses épaules – sa femme, son père et tout ça – qu'il aurait besoin d'un ambassadeur mondial optimiste et joyeux que serait Harry», tranche l'experte.
Ce n'est toutefois pas de sitôt que le futur roi d'Angleterre envisagera un retour à la maison de son frangin, exilé en Californie. Comparant la rivalité des deux frères avec celle qui opposait jadis le prince Charles et la princesse Diana à l'époque de leur mariage, Tina Brown explique:
Quant à savoir si le peuple britannique accueillerait le duc de Sussex à bras ouverts après des années de scandales, elle a un avis tranché: «Je pense que s'il revenait seul, oui. Il l'accueillerait. Malheureusement, l'hostilité entre Harry et William est telle que je ne crois pas que William voudra un jour le retour d'Harry.»
Sans oublier qu'il y a, selon cette fine observatrice de la monarchie britannique, un dernier problème. Et non des moindres. «Je pense qu'il est plutôt sous l'emprise de Meghan... Il est l'agneau de l'abattoir dans cette situation. Il a été terriblement impressionné par Meghan. Il pensait qu'elle savait tout.»
«Malheureusement, conclut la spécialiste sur un ton sombre, elle a commis toutes les erreurs possibles et imaginables, et elle est en quelque sorte à court de route. Je veux dire, je ne sais pas où va Meghan.»
Toutefois, tout espoir n'est pas complètement perdu. Et qui sait, peut-être, qu'un jour venu... «Un retour d'Harry est toujours possible. Il sera toujours le prince Harry. Il sera toujours le petit-fils de la reine et le fils de Diana. On ne peut pas lui enlever ça, quoi qu'il arrive.»
Après tout, si les membres de la famille royale nous ont prouvé qu'ils étaient bons pour quelque chose, ce sont bien les surprises.