Sport
Commentaire

JO 2026: La douche froide olympique dont Alexis Monney avait besoin

Switzerland's Alexis Monney, reacts in finish area during the men's alpine skiing team combined slalom race at the 2026 Olympic Winter Games at the Stelvio Ski centre in Bormio, Italy, on Mo ...
Alexis Monney espérait briller sur une piste taillée pour lui. Sauf qu'aux Jeux olympiques, rien ne se déroule jamais comme prévu.Keystone
Commentaire

La douche froide olympique dont Alexis Monney avait besoin

Alexis Monney quitte ses premiers Jeux frustré et déçu. Le spécialiste romand de la vitesse traverse un apprentissage nécessaire pour mieux s'imposer et s'inscrire dans la durée.
11.02.2026, 19:1111.02.2026, 19:48

Il avait explosé sur la Stelvio, avec une victoire en descente et un podium en super-G lors de la saison 2024/2025. Il avait ensuite enchaîné avec, entre autres, une deuxième place sur la Streif et des médailles aux Mondiaux (descente et combiné par équipe).

Mais sur la piste de ses exploits de l'an passé, qu'il retrouvait avec enthousiasme, les cris de joie ont cédé la place aux larmes de déception. Face aux journalistes, le Fribourgeois a préféré abréger les échanges avec la presse, rattrapé par l'émotion.

epa12726400 Alexis Monney of Switzerland reacts in finish area during the Men's Super G of the Alpine Skiing competitions at the Milano Cortina 2026 Winter Olympic Games, Stelvio ski centre in Bo ...
Le tableau des résultats n'affiche pas ce qu'espérait Monney.Keystone

Depuis son année folle, le Fribourgeois est devenu un coureur scruté et redouté. Mais la fusée de Châtel-Saint-Denis doit encore trouver son rythme de croisière avant d'être pleinement en orbite. Pourquoi? Pour cette raison toute simple: lorsqu'on brille l'espace d'une saison, lorsqu'on s'impose soudain sur le circuit, la suite peut se révéler traîtresse. Tant de promesses se sont effondrées sous le poids d'un seul verbe: confirmer.

La saison olympique coïncidait avec cette fameuse année épineuse de la sacro-sainte confirmation, celle qui peut dévorer tout cru des talents du ski fraîchement révélés.

Dans le sillage de saisons sublimes ou de coups d'éclat qui propulsent des skieurs au sommet de leur discipline, les désillusions s'empilent; elles deviennent parfois un fardeau qui ont brisé des futurs grands. Cette étape cruciale, celle qui permet de s'installer durablement parmi les poids lourds, devient un écueil fatal pour certains. On songe au talentueux Gilles Roulin, qui n'est jamais parvenu à confirmer ses dispositions. Sur cette liste figurent également des noms comme les techniciens Marc Gini et Sandro Simonet, ou encore les descendeurs Ralph Weber et Nils Mani. Autant de talents qui n'ont su transformer l'éclat d'une saison en carrière accomplie.

Dans le sillage de son pote extraterrestre Franjo von Allmen, pour Monney, c'est l'heure d'apprendre. Le Fribourgeois, qui nous confiait en 2024 ne pas savoir où il en était avec son potentiel, peut se rassurer: il n'a pas encore atteint la pleine mesure de son potentiel.

Aujourd'hui, ce 11 février 2026, il admet avoir skié «trop rond et trop doux», conscient que quelques «drifts» superflus ont alourdi le bilan final. Une analyse lucide et sans fard, qu'il achève ainsi: «C'est de l'expérience qui rentre. Avec du recul, je serai content de ce que j'ai accompli. Surtout, j'aurai beaucoup appris», déclare-t-il devant la caméra de la RTS.

Une ultime parole qui clôt une réflexion de fond, au-delà de la réalité des chiffres et des médailles tant convoitées.

Monney a le cuir épais. Ces Jeux olympiques en deçà de ses espérances ne sont qu'une étape supplémentaire dans son apprentissage pour s'installer durablement dans la hiérarchie mondiale. Ils ouvrent un nouveau cycle de quatre ans vers le firmament: un titre olympique. Cette saison marque un passage obligé, une période charnière dans une carrière appelée à gagner en étoffe.

Les meilleures et les pires tenues des athlètes aux JO 2026
1 / 40
Les meilleures et les pires tenues des athlètes aux JO 2026

La Suisse

partager sur Facebookpartager sur X
Snoop Dogg s’amuse beaucoup aux JO d’hiver 2026
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Votre commentaire
YouTube Link
0 / 600
Aux JO, les patineurs galèrent avec leur musique
Une menace inattendue plane sur le patinage artistique aux Jeux de Milan-Cortina: les droits d'auteur. Le milieu, qui a bâti ses programmes sur des partitions modernes, voit désormais ses musiques lui échapper. Ce qui devait libérer la créativité risque de la détruire.
Pour tout ce qui a trait à la chorégraphie, souvent, la question de la musique est fondamentale. Les gestes rodés à l'infini, les transitions ciselées, les émotions tissées note après note. La musique, c'est le socle de la chorégraphie. Si elle disparaît, tout s'effondre.
L’article