ciel couvert
DE | FR
1
Sport
Football

Des juniors genevois gagnent 39-1: «On ne s'est pas moqué»

Image

Des juniors genevois gagnent 39-1: «On ne s'est pas moqué»

Le Signal FC Bernex-Confignon 1 a écrasé Sport Genève Benfica 1 samedi. Un match que le club victorieux a abordé avec sérieux et sans chambrer son rival, venu avec neuf joueurs seulement.
03.10.2022, 12:10
Suivez-moi

Que s'est-il passé samedi après-midi au stade du Signal FC Bernex-Confignon? Le compte-rendu officiel de la rencontre, publié sur le site du football suisse, mentionne le score fleuve de 39-1 en faveur de l'équipe hôte face au Sport Genève Benfica 1. Un résultat inhabituel, surtout dans le championnat de juniors A 1er degré, la plus haute catégorie régionale. Pour en savoir plus, nous avons lancé un coup de fil à Jérôme Clerc, l'assistant du Signal FC. Il raconte un match pas comme les autres, et pas forcément facile pour son équipe.

Jérôme Clerc, que s'est-il passé samedi?
Il y avait déjà un écart de niveau entre notre équipe, qui joue les premières places et notre adversaire, dernier du championnat avec un goal-average négatif de 72. En plus, Genève Benfica s'est présenté samedi avec neuf joueurs seulement. Avec deux joueurs de moins et un écart de niveau, il n'y a pas eu de miracle.

Le classement

Image

Ça veut dire pas de remplaçants non plus...
Exact. Pour la petite histoire, un 10e joueur était censé arriver mais leur entraîneur nous a dit qu'il n'avait pas trouvé le stade de Bernex.

Il est difficile à trouver?
Non. En 2022 avec Internet, je pense qu'il est à la portée de n'importe quel jeune entre 18 et 20 ans.

Comment était l'ambiance avant la rencontre, sachant ce déséquilibre des forces?
L'arbitre nous a demandé d'être sérieux pour ne pas que la partie dégénère. C'est ce qu'ont fait nos joueurs: ils n'ont jamais fêté le moindre but mais ils se sont appliqués pour en marquer. Quand nos adversaires engageaient, ils dégageaient le ballon rapidement pour se défaire de la pression, si bien qu'on le récupérait rapidement pour attaquer à nouveau. Cela paraît simple, mais je ne vous cache pas que c'était un match très compliqué à coacher. L'entraîneur principal et moi-même, on s'est posé énormément de questions durant tout le match.

Quels genres de questions?
On s'est demandé s'il fallait continuer la partie. Parce qu'à un moment donné, ça n'a plus aucun sens. Mais c'était à l'arbitre d'arrêter le match, et on ne sait pas si le règlement l'autorise. Quand une équipe est à 9 elle doit jouer, donc son adversaire aussi, au risque de perdre par forfait et de devoir payer une amende. On était coincés, et eux aussi.

Genève Benfica aurait pu simuler deux blessures et à 7, la partie prenait automatiquement fin...
Ils auraient pu le faire en effet, mais ils ont joué le jeu jusqu'au bout. Ils ont fait preuve d'un état d'esprit remarquable. Ils ne se sont jamais criés dessus. Leur but c'était de marquer un goal et ils ont réussi.

«On ne les a pas laissés marquer. Ce but, ils ont été le chercher»
Jérôme Clerc, assistant du Signal FC Bernex-Confignon 1

Pourquoi ne pas leur avoir prêté de joueurs?
On y a réfléchi. Mais comment allaient-ils interpréter notre proposition? Ils auraient pu penser qu'on se moquait d'eux. Et puis il y a des règlements, on ne peut pas faire n'importe quoi non plus.

Une autre possibilité, mais elle semble un peu ridicule, aurait été que vous jouiez à neuf aussi...
Certes, mais on n'a pas à payer les erreurs de nos adversaires. D'ailleurs, la première chose que le coach de Genève Benfica a faite, a été de s'excuser. Car personne ne sort gagnant d'un tel match. Il n'avait aucun sens.

Plus d'articles sur le sport

Montrer tous les articles

Un baron brésilien de la drogue se fait griller en plein match de foot

Video: watson
1 Commentaire
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
1
8 bonnes raisons de croire à un exploit de la Suisse contre le Brésil
Contrairement aux apparences (palmarès, effectif, joueurs de classe mondiale), la Suisse peut battre les géants brésiliens. Voici pourquoi.

Il fut un temps où une victoire de la Suisse contre une grande nation n'était qu'une vague hypothèse, au mieux un lointain souvenir. C'est différent aujourd'hui. 1-0 contre le Portugal, 2-1 contre l'Espagne, ce sont les exemples les plus récents en 2022. Oui, battre la Nati est devenu compliqué. L'Italie peut en témoigner, qui échoué à deux reprises (c'est pourquoi elle suit la Coupe du monde depuis le canapé). Et encore l'Euro: les matchs contre la France et l'Espagne sont allés en prolongation.

L’article