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image: keystone/shutterstock

Bordeaux - Lyon, le duel des Suisses qui ont mal choisi leur club

Vladimir Petkovic et Xherdan Shaqiri, les deux stars suisses du football français, s'affrontent ce dimanche soir (20h45) à Bordeaux en Ligue 1. Mais tant le coach bordelais que le meneur de jeu lyonnais vivent une saison difficile. Leur duel sera peut-être l'occasion, pour l'un des deux, de corriger le tir.
05.12.2021, 18:2906.12.2021, 06:11
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C'est l'un des classiques du Championnat de France. Mais vu de Suisse, ce Bordeaux-Lyon est surtout le duel qui oppose les deux stars de la Nati dans l'Hexagone.

Sur le banc bordelais, l'ancien sélectionneur Vladimir Petkovic. Sur celui de Lyon, Xherdan Shaqiri. Et ce n'est pas parce que le maître à jouer de la Suisse a troqué le maillot pour le costume de coach en arrivant sur les bords du Rhône. A 30 ans, il est encore bien trop jeune pour ça. Tout simplement: le numéro 29 de l'OL ne joue quasiment plus...

Depuis le 30 octobre, Shaqiri a foulé les pelouses de Ligue 1 pendant 64 minutes seulement. Ce jour-là, il faisait sa dernière apparition (titulaire contre Lens, il n'est pas entré en jeu lors des trois derniers matchs). L'Helvète n'était pas non plus sur le terrain de Bröndby en Europa League il y a dix jours (victoire 3-1).

Le classement de Ligue 1 samedi soir

source: rts

Très peu utilisé à Liverpool, le Bâlois pensait enfin avoir trouvé un club qui lui permettrait d'exprimer son immense talent sur la durée, et gagner ainsi la reconnaissance qu'il mérite. Les fans de foot suisses avaient le même espoir quand ils ont appris la signature de leur idole à Lyon cet été. Malheureusement, il n'a pas été comblé. L'entraîneur rhodanien Peter Bosz ne s'en cache pas, Shaqiri n'est pas son premier choix:

«Il joue mieux dans l'axe et on a Houssem Aouar et Paqueta. Donc il a surtout joué sur le côté droit avec nous»
Peter Bosz, entraîneur de Lyon, sur Xherdan Shaqiri

Mais sur ce côté droit, le technicien néerlandais privilégie là aussi d'autres solutions, notamment le décalage de Lucas Paqueta.

Maigre consolation pour Xherdan Shaqiri: il pourra toujours se dire qu'il n'est pas le responsable du début de naufrage de l'Olympique lyonnais. Les Gones ont perdu trois fois sur leur cinq derniers matchs et occupent une triste 12e place.

De son côté, Vladimir Petkovic doit peut-être aussi regretter d'avoir rejoint la France cet été. Après un Euro historique avec la Nati, le Tessinois a posé sa valise à Bordeaux. A la surprise générale. Beaucoup de suiveurs en Suisse se sont demandés pourquoi le technicien avait accepté de signer dans un club qui avait tout d'un bourbier (relégation évitée de justesse et rachat d'un businessman pour éviter la faillite). Alors même que la sélection russe semblait lui faire de l'œil avec une offre lucrative, par exemple.

Comme pour Shaqiri, on espérait que le Mister trouve son bonheur sur les bords de l'Atlantique en relançant un club moribond grâce à sa réputation et son savoir-faire indéniable. Mais après 16 matchs, les craintes pour lui sont plus fortes que jamais. Les Girondins sont 18e (à un point de la dernière place), encaissent énormément de buts et ne semblent pas avoir trouvé un style de jeu.

Et les mauvais résultats s'enchaînent: un nul à Metz après avoir mené 2-0 et joué à 11 contre 10, une défaite mortifiante à la maison contre le modeste Brest (1-2, là aussi après avoir ouvert le score) et une claque 5-2 mercredi à Strasbourg. Le bilan est très maigre: une seule victoire lors des dix dernières journées.

Les dirigeants bordelais ont vigoureusement critiqué leurs joueurs dimanche passé, mais n'ont – étonnamment – à aucun moment remis en question leur entraîneur suisse. «Les choses changent vite en football», entend-on souvent. Ça pourrait être vrai à Bordeaux si l'équipe s'englue dans la crise, et ce, même si le nouveau boss Gérard Lopez mise à long terme sur Petkovic pour reconstruire l'équipe (le Tessinois a signé pour trois ans).

Pour Xherdan Shaqiri et Vladimir Petkovic, le magnifique Euro cet été semble déjà bien loin. Même si le premier a eu l'occasion de regoûter à des sensations fortes et à la gloire avec la Nati le mois passé avec la qualif pour le Qatar. Et du même coup s'offrir une parenthèse dorée dans une saison bien difficile en club. Le match qui oppose les deux Suisses ce dimanche soir, c'est donc aussi l'opportunité de prendre un nouveau départ pour l'un des deux.

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