
Malgré le 6-0, l'entraîneur Jan Cadieux n'a pas apprécié la stratégie de la Norvège.Keystone
A la sortie de la demi-finale, le coach Jan Cadieux et le buteur Damien Riat ont expliqué ne pas avoir apprécié la stratégie norvégienne en fin de match.
30.05.2026, 19:4130.05.2026, 19:45
Pour accéder à sa troisième finale mondiale de rang, la Suisse a disposé de la Norvège 6-0. Et le plan des Scandinaves était clair: tenter de faire sortir les Helvètes de leur match.
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La sirène finale retentit. La patinoire exulte en communion avec tout le banc helvétique. Tout le banc? Non. Franc fou, Jan Cadieux invective le coach adverse Petter Thoresen. On le voit mettre son index contre sa tempe pour signifier à son interlocuteur qu'il est «fou». De son côté, le Norvégien mime avec ses doigts le côté «piailleur» du sélectionneur national.
Quand il arrive devant la presse, Jan Cadieux est immédiatement interrogé sur cette séquence. Cadieux a répondu:
«J'ai juste dit ce que je pensais de leur comportement dans les cinq dernières minutes. Quand tu perds 6-0 et que tu sais qu'il y a une équipe qui va jouer une finale le lendemain, même eux vont jouer le match pour le bronze, et tu te comportes comme ils se sont comportés... C'est un manque de classe et je lui ai dit ce que je pensais.»
Auteur du 4-0, Damien Riat n'a pas mâché ses mots pour évoquer ce début de match extrêmement physique de la part des Norvégiens:
«Je pense que leur plan de match, c'était un peu de foutre la m.... Ils voulaient nous sortir de notre match en jouant de manière physique. Et c'était à nous de rester dans notre match, concentrés, de jouer notre jeu et de prendre les devants»

A Zurich, les fans étaient aux anges samedi.Keystone
La Suisse n'a pas tremblé, mais elle a dû attendre le tiers médian pour être certaine de jouer une troisième finale consécutive. Et pour la première fois en cinq finales (2013, 2018, 2024, 2025 et 2026), elle aura un peu plus de repos puisqu'elle a eu la chance de jouer en premier, privilège du pays hôte oblige.
Mais au fait, est-ce que cela change vraiment quelque chose? Jan Cadieux:
«Je pense, oui. On aura quelques heures de plus de récupération. Peut-être aussi un meilleur sommeil ce soir, parce que quand on finit aussi tard, ce n'est pas évident de se coucher tout de suite. Je crois que ça peut nous être clairement bénéfique.»

Damien Riat a inscrit le 4-0 pour la Suisse.Keystone
En jouant et en remportant la première demi-finale, la Suisse doit pour une fois attendre avant de connaître son adversaire en finale entre le Canada et la Finlande. Et logiquement, les joueurs de Jan Cadieux n'affichent aucune préférence. L'entraîneur conclut:
«Comme on l'a vécu depuis le début du tournoi, on prend un match après l'autre, peu importe contre qui on joue, conclut Damien Riat. On veut jouer de la bonne manière, solide défensivement, marquer des buts et que ça roule, que le rouleau compresseur continue. Et si les étoiles sont alignées demain, ça sera pour nous.»
(ats)
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