Pour mesurer la chaleur, les sportifs ont un outil spécial
La plupart des sportifs amateurs se conforment au nombre de degrés pour adapter leur pratique en extérieur. On sait ainsi qu'au-delà de 30 degrés, il est préférable de décaler son activité. Mais ce seul chiffre n'est pas le seul repère auquel se fient les athlètes de haut niveau. Le Monde rappelle qu'une grande partie des fédérations sportives professionnelles se basent sur une autre donnée pour organiser leurs compétitions dans des conditions sereines: le WBGT (Wet-Bulb Globe Temperature).
Il s'agit d'un indicateur permettant de mesurer le stress du temps sur l'organisme. Il prend en compte la température mais aussi l'humidité et les rayonnements solaires. «Il est plus précis et permet de mieux quantifier le risque», précise L'Equipe, ajoutant que Roland-Garros utilise ce calcul pour adapter son règlement en cas de forte chaleur.
Si l’indice WBGT atteint 30,1°C (soit environ 35°C avec 60% d’humidité), les joueurs peuvent bénéficier d’une pause de dix minutes après le deuxième set chez les femmes et le troisième chez les hommes. Un second seuil, fixé à 32,2°C de WBGT (environ 36°C avec 66% d’humidité), entraîne une interruption temporaire des matchs jusqu’à une baisse des températures. Les toits des courts peuvent alors être fermés pour faciliter la reprise.
On risque de reparler de ce fameux indice WBGT cet été puisque des chercheurs s’inquiètent des conditions météorologiques extrêmes qui pourraient survenir sur les terrains de la Coupe du monde. Le collectif de scientifiques inquiets estime qu'environ un quart des matches (26 parties) se joueront probablement dans des conditions équivalentes ou supérieures à 26°C WBGT.
(jcz)
