L’équipe de la pépite Paul Seixas dément un départ en Suisse
L'équipe Decathlon CMA CGM, où évolue la pépite Paul Seixas, qui a remporté le Tour du Pays basque samedi, restera française en 2027. C'est ce qu'a indiqué la formation à l'AFP, démentant une information du média spécialisé néerlandais Wielerflits, qui indiquait qu'elle allait opter pour la Suisse.
«C'est une période où beaucoup de gens parlent à notre place. Il y a beaucoup de rumeurs. L'année dernière, on disait de nous qu'on deviendrait une équipe belge ou qu'on déménagerait à Lille (réd: au siège de Decathlon). On vous confirme qu'on restera une équipe française et que notre Centre de Performance restera à Chambéry», a assuré l'équipe qui court sous licence française depuis sa création en 1992.
Le média Wielerflits avait affirmé jeudi, citant «des sources multiples», que Decathlon CMA CGM allait évoluer sous licence suisse en 2027 pour payer moins de charges.
«Ce ne sera pas le cas. La preuve, on officialise la création au 1er janvier 2027 d'une équipe féminine qui sera elle aussi basée à Chambéry. On renforcera donc même notre centre de performance sur place, à la Motte Servolex», dans le grand Chambéry, a insisté Mathieu Charpentier, directeur délégué de l'équipe, auprès de l'AFP.
La structure française, qui s'est fortement internationalisée ces derniers mois avec le recrutement de nombreux coureurs et entraîneurs étrangers, s'est d'abord appelée Chazal, puis Casino, AG2R Prévoyance, AG2R-La Mondiale et AG2R Citroën, avant l'arrivée en 2024 de Decathlon, par ailleurs actif en Suisse, comme sponsor principal. CMA CGM, également présent en Suisse, accompagne l’équipe en tant que co-partenaire titre depuis cette saison.
Decathlon CMA CGM est devenue ces dernières années l'une des formations les plus puissantes avec un budget dépassant les 40 millions d'euros. Cela reste toutefois beaucoup moins que les mastodontes comme UAE, qui ont des charges beaucoup moins importantes que les écuries françaises, parmi les plus pénalisées du peloton.
Afin de régler ça, le patron d'une autre équipe française, Marc Madiot de la Groupama–FDJ, avait demandé fin 2025 un cadre standardisé, en Suisse, où se trouve le siège de l'Union cycliste internationale (UCI). «Pourquoi ne pas évoquer que toutes les équipes soient basées en Suisse, en termes juridiques, pour avoir le même coût social?», avait-il demandé.
Malgré le démenti de Decathlon CMA CGM, Wielerflits assure qu’un rapprochement vers la Suisse afin de réduire les charges, tout en conservant une licence française, reste possible, citant l’exemple de l’équipe Soudal-Quick-Step.
La formation a établi son «agent payeur, disons la société qui effectue les paiements, au Luxembourg». Mais son service course se trouve au plat pays, à Wevelgem, et elle détient une licence belge, une situation rendue possible grâce à ses principaux sponsors, basés en Belgique. Un tel montage pourrait intéresser Decathlon CMA CGM.
Decathlon CMA CGM compte dans ses rangs le phénomène français Paul Seixas qui s'affirme à 19 ans comme déjà l'un des meilleurs coureurs du monde et sur lequel l'équipe mise pour remporter le Tour de France dans les années à venir. Elle pourrait un jour se le faire ravir par UAE ou une autre «superteam» du peloton.
(afp/roc)
