Affaire Balogun: la Suisse réagit à l’immense polémique
«J'ai demandé un réexamen parce que je ne pensais pas que c'était une faute», a déclaré le président américain lors d'un événement à la Maison-Blanche. Donald Trump a confirmé lundi avoir appelé le président de la Fifa Gianni Infantino pour demander un réexamen du carton rouge infligé à l'attaquant américain Folarin Balogun, afin qu'il puisse participer au match contre la Belgique cette nuit.
Trump on Balogun: "I saw the play, and I'm a person that loves sports ... that wasn't a foul. That wasn't even an infraction ... this referee, who is a little bit suspect if you check his past. He made a call that nobody could believe ... he's our best player, or one of our best… pic.twitter.com/YfIqb1JA4u
— Aaron Rupar (@atrupar) July 6, 2026
Il a aussi estimé que les règles du carton rouge étaient «injustes» et a jugé «très douteux» l'arbitre ayant officié lors du match entre les Etats-Unis et la Bosnie-Herzégovine.
Infantino tenu à défendre sa position:
«Ils agissent de manière autonome, appliquent le Code disciplinaire de la Fifa et statuent sur les affaires en fonction des règlements applicables et des faits propres à chaque dossier. Leur indépendance est essentielle à la crédibilité et à l'intégrité du football, et elle doit toujours être respectée», a-t-il affirmé lundi.
Au sujet de Trump:
Lundi soir, la commission d'appel de la Fifa a également rejeté le recours belge contre le repêchage de l'attaquant américain Folarin Balogun, le jugeant «irrecevable». La fédération belge de football (URBSFA) «n'a pas qualité pour former un recours contre cette décision, n'étant pas partie à la procédure», a indiqué l'instance dans un communiqué.
En réponse, la fédération belge a informé l’équipe des États-Unis qu'elle contestera l'éligibilité de Balogun après le match, s'il est sélectionné. Enfin, l’Association suisse de football (ASF) a publié un communiqué sur l’affaire: «Jusqu’à présent, le principe était clair: tout joueur expulsé est automatiquement suspendu pour le match suivant. Cette règle s’appliquait de manière égale à tous et garantissait clarté et cohérence».
«Cette décision soulève des questions et crée une incertitude, notamment quant à l’autorité des décisions arbitrales, en particulier lorsque l’arbitrage vidéo (VAR) est sollicité. La crédibilité de la compétition repose sur des règles claires et appliquées de manière cohérente», lit-on enfin dans le communiqué.
Ce 8e de finale, qui se jouera dans la nuit de lundi à mardi, risque d’être particulièrement tendu.
(fv)
