La Suisse aura un avantage important en finale
Le bilan est terrible. En 2013? Défaite 2-5 contre la Suède. En 2018? 2-3 aux tirs au but contre… la Suède. En 2024? 0-2 face à la République tchèque. En 2025? 0-1 après prolongation contre les États-Unis. L'équipe de Suisse de hockey a perdu quatre finales en douze ans et un seul joueur a été présent à chaque fois: Nino Niederreiter.
Le joueur de NHL tentera dimanche soir, dans la Swiss Life Arena de Zurich, un cinquième assaut vers l’or mondial. «C'est difficile à croire et, bien sûr, fantastique d’être de nouveau en finale. À domicile, ce serait le moment parfait pour conclure le travail», confie-t-il. Qu’est-ce qui lui donne confiance pour cette fois?
Les défaites passées servent aussi de leçon: «On en retire forcément quelque chose. Dans les précédentes finales, nous avons été trop prudents. Cette fois, nous devons être le plus offensifs et agressifs possible.»
Disputer cette finale à la maison pourrait jouer en leur faveur. L’ambiance dans la Swiss Life Arena est électrisante. «L’énergie des supporters nous porte depuis le début du tournoi. L’atmosphère est incroyable, et nous en profitons pleinement», raconte Niederreiter. Même sentiment chez le capitaine Roman Josi:
Malgré la perspective d’un premier titre mondial, l’ambiance dans le camp suisse après la victoire nette en demi-finale contre la Norvège était loin d’être euphorique. Les joueurs affichaient certes de la satisfaction, mais restaient concentrés. Roman Josi explique: «Nous voulons conserver l’élan de nos dernières rencontres et continuer d’attaquer, de jouer notre jeu. C’est peut-être ce que nous avons regretté après les deux précédentes finales. Si nous y parvenons, cette fois, nous décrocherons enfin l’or.»
