Le stade du Lausanne-Sport a vécu une drôle de soirée
Certains font mine de ne pas regarder, d'autres tiennent leur visage dans leurs mains. Les plus optimistes, eux, ont déjà sorti leur téléphone. Le tir réussi de Ruben Vargas - qui marque le penalty décisif - est suivi de tout ce qui avait été tant attendu: la tribune A fait jaillir le rouge dans tous les sens.
Cris, joie, cris de joie, maillots et écharpes qui virevoltent, personnes qui s'embrassent. Dans le stade lausannois, personne n'a songé à rester assis après le triomphe des onze Helvètes.
Avec ses millions de scénarios puisés dans l'histoire du football, cette rencontre contre la Colombie n'aura boudé aucun chapitre d'un match décisif, de l'espérance fébrile née bien avant le coup d'envoi jusqu'à cette joie commune partagée.
Comme les joueurs sur le terrain, chacun a d'abord tenté de trouver la meilleure place. Comme les joueurs sur l'écran, la foule a ensuite chanté en choeur l'hymne national. Aux chants s'ajoutent adrénaline, applaudissements, «hop suisse» et sifflets - quand l'arbitre résiste à une faute que, pourtant, tout spectateur a repérée ou encore quand le président de la FIFA Gianni Infantino apparaît sur l'un des trois grands écrans déployés sur la pelouse du Lausanne-Sport. La voix qui commente derrière les images annonce un «match aussi tendu qu'on pourrait l'imaginer».
Resteront les derniers sons. Des cris de joie se fondent dans des centaines de klaxons.
(jcz/ats)
