«Ce match doit être arbitré par un homme»: un joueur choque à Roland-Garros
Perdre un match de 5 heures devant un public français chauffé à blanc est une chose. En conclure qu'il aurait plutôt fallu un homme sur la chaise d'arbitre en est une autre.
Battu jeudi après-midi par le Français Moïse Kouamé au deuxième tour de Roland-Garros au terme d'un match irrespirable de 4h56, le Paraguayen Adolfo Daniel Vallejo s'est retrouvé au cœur d'une polémique après des déclarations visant l'arbitre de la rencontre, la Brésilienne Ana Carvalho.
Des propos sexistes après un match de folie
Interrogé par le média spécialisé Clay Tennis après sa défaite, le joueur de 22 ans a estimé que cette rencontre n'aurait pas dû être arbitrée par une femme. Selon lui, l'ambiance volcanique du court Suzanne-Lenglen, acquis à la cause du jeune phénomène français, nécessitait davantage «d'autorité». Ou, dans sa vision des choses, davantage de chromosomes Y.
Vallejo, selon qui il faut «beaucoup de force» pour gérer un public aussi intense, reproche notamment à l'arbitre d'avoir laissé trop de temps à son adversaire entre certains points.
Pour le Paraguayen, Moïse Kouamé aurait pu récupérer physiquement grâce à plusieurs interruptions, à des célébrations prolongées et à l'énergie de la foule parisienne.
Il faut dire que le scénario avait de quoi provoquer une belle tempête émotionnelle. Le Paraguayen était mené deux sets à zéro par le Français de 17 ans avant de revenir dans le match. Dans la cinquième manche, Vallejo menait même 5-2 avant d'être renversé dans un Suzanne-Lenglen en fusion.
Porté par le public, Moïse Kouamé a finalement arraché la victoire au super tie-break du cinquième set. Le Français, invité grâce à une wild-card, poursuit ainsi son incroyable parcours Porte d'Auteuil. A seulement 17 ans, il est devenu l'un des plus jeunes joueurs de l'ère Open à atteindre le troisième tour du tournoi parisien, tout comme un certain Rafael Nadal à l'époque.
Quant à Vallejo, il risque désormais que sa sortie fasse davantage parler que son palmarès. Sur les réseaux sociaux, certains rappellent que le règlement des Grands Chelems prévoit des sanctions financières en cas de comportement jugé contraire à l'éthique sportive.
