La Nati dames fait désormais face à sa «tâche la plus difficile»
Les Suissesses peuvent continuer à rêver de la Coupe du monde au Brésil. Malgré certaines lacunes, la sélection de Rafel Navarro aborde avec optimisme le deuxième tour des barrages contre l'Autriche après ses deux victoires contre Israël.
Leila Wandeler pense-t-elle beaucoup à la Coupe du monde? C'est la question qui lui est posée après la victoire au premier tour des barrages contre Israël (2-0 mardi à Sion, 9-3 cumulé). «Oui, bien sûr», répond la jeune Fribourgeoise en riant. Elle ne veut toutefois pas célébrer trop tôt. «Nous ferons la fête quand nous irons à la Coupe du monde», promet la joueuse de 20 ans.
Même après avoir franchi le premier tour des barrages, le chemin vers le Mondial 2027 au Brésil reste long. Le deuxième tour, prévu les 1er et 5 décembre (match aller à domicile dans un lieu à déterminer) verra la Suisse affronter l'Autriche. Et il faudra même peut-être passer par un barrage intercontinental (lire l'encadré ci-dessous) pour valider ce précieux sésame.
Pour départager ces huit nations, l'UEFA se basera sur le classement de la dernière Ligue des nations. Or, la Suisse n'y occupe que la 17e place, malgré sa victoire dans son groupe de Ligue B.
Pour se qualifier directement, la Nati doit donc non seulement éliminer l'Autriche, mais aussi espérer qu'au moins une des quatre équipes moins bien classées qu'elle remporte son barrage: la Finlande contre l'Italie, le Portugal contre l'Islande, le Pays de Galles contre la Norvège ou l'Ecosse contre la Suède.
Dans le cas contraire, les Suissesses devront passer par un barrage intercontinental, organisé sur terrain neutre, pour tenter d'arracher leur qualification. Elles pourraient notamment y retrouver le Ghana, l'Equateur, l'Afrique du Sud ou l'Ouzbékistan.
Avec l'Autriche, les Suissesses affronteront pour la première fois de l'année un adversaire supérieur sur le papier. Et si la capitaine Lia Wälti et ses coéquipières ont enfin retrouvé une certaine solidité défensive mardi soir, certaines lacunes restent dans les esprits.
«Beaucoup de confiance» engrangée
Les trois buts encaissés contre Israël à l'aller sont encore dans les mémoires. Tout comme le manque d'efficacité offensive au retour. Les Suissesses ont tenté 26 tirs, dont sept cadrés, mais n'ont célébré que deux buts. Ce n'est pas une raison de s'inquiéter, estime Géraldine Reuteler. La joueuse d'Arsenal affirme que l'équipe de Suisse a malgré tout engrangé «beaucoup de confiance».
«Oui, nous avons encaissé trois buts à l'aller. Mais nous en avons marqué sept, il faut aussi le dire», relève Reuteler.
La Suisse est donc désormais «prête» à relever le prochain défi. Reuteler reconnaît évidemment que l'Autriche est un adversaire plus coriace qu'Israël. Mais elle entend d'abord récupérer avant de se projeter sur cette rencontre, qui aura lieu dans un mois et demi.
Rafel Navarro relativise lui aussi le manque d'efficacité devant le but. Lors de la conférence de presse précédant le match, le sélectionneur avait déjà déclaré qu'il préférait une victoire 3-0 à un succès 7-2. Même avec un but de moins, le technicien espagnol affichait son optimisme mardi soir. La Suisse a livré une prestation plus maîtrisée que vendredi, selon lui. Il s'est dit très satisfait du résultat, même si son équipe aurait pu mieux exploiter ses occasions.
Pour Navarro, la suite est claire: analyser le prochain obstacle, l'Autriche. «Ce sera un barrage très difficile», prévient-il. Le fait que les Autrichiennes évoluent à un niveau supérieur à celui d'Israël ne l'inquiète toutefois pas.
Julia Stierli, qui a marqué le 2-0 mardi soir, partage un sentiment similaire. La défenseuse, qui côtoie plusieurs Autrichiennes au SC Fribourg, en est consciente: «Nous savons que la tâche la plus difficile nous attend désormais.»
(ats/yog)
