Sport
Saut à ski

Saut à ski: des sportifs soupçonnés de trafiquer leur pénis

Plus le pénis est grand, plus la quantité de tissu autorisée à l’entrejambe est importante, et plus les athlètes peuvent voler loin (photo d'illustration).
Plus le pénis est grand, plus la quantité de tissu autorisée à l’entrejambe est importante, et plus les athlètes peuvent voler loin (photo d'illustration).Image: Keystone

Des sportifs soupçonnés de trafiquer leur pénis

Selon le tabloïd allemand Sport Bild, certains sauteurs à ski auraient recours à un agrandissement du sexe pour voler plus loin. Explications.
07.01.2026, 05:3607.01.2026, 05:36

Depuis le scandale impliquant l’équipe norvégienne lors des Championnats du monde en mars, les contrôles des combinaisons en saut à ski font l’objet d’une vigilance accrue. Dans cette discipline, chaque millimètre compte pour générer un maximum de portance. Les tentatives de tricherie ont été récurrentes par le passé; désormais, les contrôleurs de la FIS, sous la direction du responsable du matériel Matthias Hafele, appliquent les règles avec une rigueur renforcée.

La Tournée des quatre tremplins a déjà donné lieu à plusieurs disqualifications. Le Slovène Timi Zajc, deuxième du premier concours, a par exemple été exclu pour avoir porté une combinaison trop courte, un équipement qu’il utilisait également lors de la deuxième épreuve. Le Norvégien Halvor Granerud a, lui, été disqualifié à Garmisch-Partenkirchen en raison d’une combinaison trop longue au niveau des jambes. Enfin, sa compatriote Anna Ström a été exclue du Two Nights Tour pour avoir inséré une seconde semelle dans ses chaussettes.

Dans un sport où chaque millimètre est âprement disputé, parfois par des moyens illégaux, l’idée de contourner les règles pour pouvoir porter des combinaisons plus grandes n’a rien d’invraisemblable. Le quotidien allemand Bild évoque aujourd’hui une méthode pour le moins déroutante.

Des risques pour la santé

Selon ses informations, certains sauteurs auraient eu recours à des injections d’acide hyaluronique au niveau du pénis afin d’obtenir un avantage compétitif. L’explication tient au protocole de mesure mis en place avant la saison: tous les athlètes ont été scannés en 3D, une procédure qui inclut la prise du tour d’entrejambe. Or cette mesure débute au point le plus bas de la zone génitale. Autrement dit, les athlètes naturellement mieux dotés bénéficieraient d’un avantage autorisé par le règlement, et donc d’une portance accrue.

Reste à savoir si ces soupçons, évoqués en coulisses selon le tabloïd allemand Bild, reposent sur des faits avérés. Rien ne permet de l’affirmer à ce stade, même si le scénario paraît plausible.

Interrogé à ce sujet, un médecin-chef allemand explique les effets de l’acide hyaluronique, ou d’autres produits de comblement, injecté dans le pénis: «Il est possible d’obtenir un épaississement temporaire et purement visuel de l’organe. En revanche, une telle injection ne permet aucune augmentation de la longueur.» Un procédé qui n’offrirait donc pas nécessairement un avantage sportif.

Le praticien met en outre en garde: ce type d’intervention n’a «aucune indication médicale» et comporte des risques pour la santé.

C’est pour cette raison que certains athlètes auraient, par le passé, eu recours à de la mousse placée autour des testicules afin d’influencer les mesures. Lors des mensurations, les sauteurs portent un sous-vêtement. Mais le chef des contrôles, Matthias Hafele, se veut catégorique:

«Je peux exclure toute tentative d’augmentation des parties génitales à l’aide d’accessoires visibles. Lors des mesures, du personnel médical est présent et procède à des contrôles extrêmement précis»
74.Internationale Vierschanzentournee, Skispringen, Herren, Weltcup, Garmisch-Partenkirchen, Neujahrsspringen, 4hills, Grosse Olympiaschanze Mathias Hafele AUT FIS Equipment Control, Materialkontrolle ...
Le responsable du matériel de la FIS, Matthias Hafele, se montre particulièrement vigilant cette année.Image: www.imago-images.de

Dans ces conditions, il n’est plus possible non plus de créer un volume artificiel à l’aide de silicone dissimulé dans un préservatif. Une pratique qui aurait existé auparavant, à l’époque où les mensurations étaient encore effectuées manuellement.

Selon Bild, plusieurs nations espèrent qu’un nouveau body scan sera effectué avant les Jeux olympiques afin de corriger d’éventuelles erreurs de mesure. Une hypothèse écartée par le chef des contrôles, Matthias Hafele, qui affirme qu’aucune nouvelle campagne de scans n’est prévue. En coulisses, des travaux sont toutefois en cours pour, selon ses mots, «améliorer ce sujet délicat». A l’avenir, les mesures devraient se baser sur la structure osseuse des athlètes, et non plus sur les tissus mous.

(nih/jcz)

Les travaux de rénovation dans le sous-sol du Constallation à Crans-Montana en 2015
1 / 6
Les travaux de rénovation dans le sous-sol du Constallation à Crans-Montana en 2015

Les travaux de rénovation dans les sous-sol du Constallation à Crans-Montana en 2015.

source: facebook
partager sur Facebookpartager sur X
Deux hommes ont escaladé la tour de Collégiale de Berne
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Les arbitres de NHL ont une qualité que les Suisses n’ont pas
Si le tournoi olympique a montré que la NHL n’est peut-être pas aussi toute-puissante qu’on le prétend, il a aussi révélé que ses arbitres possèdent une qualité faisant cruellement défaut aux nôtres.
Le tournoi olympique de hockey sur glace a livré deux enseignements pour notre championnat.
L’article