Cet athlète «arrogant» indigne le saut à ski
Après deux disqualifications pour des combinaisons non conformes à Oberstdorf puis Garmisch, la Tournée des quatre tremplins est d'ores et déjà terminée pour Timi Zajc. Sanctionné d'un carton rouge, il n’a pas été autorisé à participer au concours d’Innsbruck ce week-end et ne pourra pas défendre ses chances à Bischofshofen mardi.
Ces disqualifications successives ont vivement fait réagir dans le petit monde du saut à ski, à commencer par le directeur sportif autrichien Mario Stecher, qui a formulé de lourdes accusations à l’encontre du sauteur slovène.
«Cela me met hors de moi. (...) C'est de la manipulation pure et simple. C'est inacceptable», a déclaré l'homme de 48 ans auprès de l'agence de presse autrichienne APA, en marge du concours d'Innsbruck.
Zajc a été contrôlé avec une combinaison présentant un écart de quatre millimètres lors du concours du Nouvel An à Garmisch-Partenkirchen, après avoir déjà été sanctionné pour un écart de trois millimètres à Oberstdorf, en ouverture de la Tournée. Stecher a insisté:
Arrogance et manque de respect
L’ancien sauteur Martin Schmitt a lui aussi sévèrement critiqué Zajc sur Eurosport: «C’est un avertissement. Je trouve cela audacieux, mais pas dans le bon sens du terme». A Oberstdorf, il avait encore éprouvé de la compassion pour le Slovène. «Mais je n’ai absolument aucun respect pour ce qui se passe ici», a-t-il ajouté.
Les Slovènes s’étaient plaints que le contrôleur en chef Mathias Hafele avait soudainement déplacé le point de contrôle, le faisant passer de la sortie du tremplin vers le haut de la plateforme.
Sven Hannawald s’est également emporté contre Zajc: «Cette arrogance, ce manque de respect. Reprendre la même combinaison et en rire sur Instagram: cela doit immédiatement cesser», a déclaré le vainqueur de la Tournée 2002 dans l'émission Sportschau.
Après le concours d’Oberstdorf, Zajc avait écrit dans une story: «Quel beau concours! Allons un peu étirer la combinaison, peut-être que tout ira bien à Garmisch-Partenkirchen».
La réalité fut tout autre.
(t-online/roc)

