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Belarusian Olympic sprinter Krystsina Tsimanouskaya, center, arrives at Narita International Airport in Narita, east of Tokyo Wednesday, Aug. 4, 2021. Tsimanouskaya plans to seek refuge in Europe after accusing team officials of trying to force her to leave the Tokyo Games early. (AP Photo/Koji Sasahara)

La sprinteuse biélorusse Krystsina Tsimanouskaya à l'aéroport de Narita à Tokyo ce mercredi, juste avant son départ pour l'Autriche. Image: keystone

Tokyo 2020

L'athlète biélorusse Krystsina Tsimanouskaya a quitté Tokyo

La sprinteuse Krystsina Tsimanouskaya, qui craignait d'être rapatriée de force en Biélorussie, a décollé du Japon mercredi pour l'Autriche. Elle devrait rejoindre la Pologne, qui lui a accordé un visa humanitaire.



La sprinteuse biélorusse Krystsina Tsimanouskaya, en conflit avec les autorités sportives de son pays, a quitté mercredi l'aéroport de Tokyo-Narita pour Vienne.

Il s'agit très probablement d'une escale avant de rejoindre la Pologne, qui lui a accordé un visa humanitaire.

Changement de plan

Il était initialement supposé que l'athlète de 24 ans prenne mercredi un vol direct Tokyo-Varsovie opéré par la compagnie polonaise LOT. Mais elle a changé d'itinéraire à la dernière minute, embarquant dans un avion de la compagnie Austrian Airlines pour Vienne. Elle n'a fait aucune déclaration à la presse avant son départ, intervenu peu après 11 heures.

La sprinteuse avait affirmé dimanche avoir échappé à un rapatriement forcé en Biélorussie, quelques jours après avoir ouvertement critiqué la Fédération d'athlétisme de son pays en plein Jeux olympiques de Tokyo. Elle était restée confinée depuis lundi à l'ambassade de Pologne à Tokyo, sans parler aux médias. Elle avait quitté l'ambassade tôt mercredi à bord d'une voiture aux vitres teintées, de sorte qu'il n'était pas possible de l'identifier avec certitude.

Aidée par le CIO

Pour des raisons de sécurité, les autorités polonaises n'avaient pas souhaité donner d'informations à l'avance sur son départ de Tokyo. Des représentants de la Fondation biélorusse pour la solidarité sportive (BSSF), une organisation soutenant les sportifs dans le collimateur du pouvoir de Minsk, comptaient accueillir Krystsina Tsimanouskaya à son arrivée à Varsovie.

Belarusian Olympic sprinter Krystsina Tsimanouskaya, right, arrives at Narita International Airport in Narita, east of Tokyo Wednesday, Aug. 4, 2021. Tsimanouskaya plans to seek refuge in Europe after accusing team officials of trying to force her to leave the Tokyo Games early. (AP Photo/Andrea Rosa)
Krystsina Tsimanouskaya

L'athlète arrive à l'aéroport de Tokyo-Narita. Image: sda

Selon l'athlète, sa fédération nationale voulait l'obliger au dernier moment à participer au relais 4x400 mètres aux Jeux olympiques de Tokyo, alors qu'elle était censée initialement courir le 100m et le 200m, une décision qui l'avait indignée.

Craignant de se retrouver en prison si elle rentrait en Biélorussie, Krystsina Tsimanouskaya avait obtenu dimanche soir l'aide du CIO et une protection policière alors qu'elle était à l'aéroport de Tokyo-Haneda, sur le point d'être rapatriée. Le CIO a initié une enquête officielle sur cette affaire, demandant également des explications au Comité national olympique biélorusse.

Réactions de politiciens polonais

Cet incident a suscité des réactions internationales condamnant la Biélorussie, ancienne république soviétique dirigée d'une main de fer par le président Alexandre Loukachenko depuis 1994 et dont le fils est à la tête du comité national olympique.

«Le régime d'Alexandre Loukachenko est réputé recourir à diverses méthodes, souvent totalement illégales (contre ses détracteurs), c'est pourquoi le mieux est de fournir le moins de détails possible» sur le départ de Tsimanouskaya de Tokyo, avait justifié mardi le vice-ministre des Affaires étrangères polonais Pawel Jablonski.

Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a pour sa part dit avoir parlé à la sprinteuse. Il a écrit sur Facebook:

«La Pologne va continuer de soutenir activement la nation biélorusse tout entière, et les militants d'opposition persécutés»

Mateusz Morawiecki, premier ministre polonais

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