Beyoncé et Rihanna font une apparition magistrale au Met Gala
A part si vous vivez dans une grotte et que vous êtes coupé de tout réseau social, vous aurez remarqué que des stars empaffées de tissus, plus ou moins transparents, plus ou moins de bon goût, ont envahi vos «Pour Toi».
Et c'est pour une occasion grandiose; c'est en effet ce lundi 4 mai que s'est tenu le Met Gala, qui est le gala de charité annuel du Costume Institute du Metropolitan Museum of Art de New York. Chaque année, cette grand-messe qui réunit les beautiful people de Hollywood célèbre l’ouverture de l’exposition annuelle dudit Costume Institute.
Or, cette année, il y avait au bas mot deux choses loin d'être banales.
Thème facile et polémiques
Pour commencer, le thème était d'une simplicité limpide, ce qui mérite d'être relevé. Les célébrités ont enfin pu arborer des créations de designers qui respectaient scrupuleusement le code vestimentaire. Intitulé «Fashion Is Art», ce dernier était en parfaite adéquation avec l'exposition consacrée au «Costume Art».
Deuxièmement, le Met a été marqué par une grosse controverse. Comme on vous l'expliquait ci-dessous, le fait que Jeff Bezos et son épouse, Lauren Sánchez, étaient les principaux financeurs de l'événement, et qu'ils ont mis la main à la poche à hauteur de quelque 10 millions de dollars si l'on en croit Page Six, en a choqué plus d'un.
Ce qui a surtout fâché, et qui a même mené à de véritables campagnes de boycott, c'est le lien du patron d’Amazon avec l'ICE, la police de l’immigration américaine. Comme le rappelle Radio France, «l’entreprise fournit des infrastructures de stockage et d’analyse de données à l’agence américaine ICE». La venue en grande pompe du couple, et sa mainmise sur l'événement, ont donc été perçues d'un mauvais œil par de nombreux observateurs, mais également par certains artistes.
Les contestations ont également parfois pointé du doigt les conditions de travail au sein de l'entreprise de Bezos. Des groupes de militants, comme «Everyone Hates Elon», ont organisé des actions marquantes, notamment en plaçant des centaines de bouteilles d'urine factice à l'intérieur du Metropolitan Museum.
Cette mise en scène visait à dénoncer les témoignages d'employés affirmant ne pas avoir assez de temps pour aller aux toilettes.
Pour ne rien arranger, le prix d'entrée au gala a grimpé à 100 000 dollars, ce qui a été perçu comme une débauche d'opulence par de nombreux internautes.
Queen Bee est de retour
Pas très joyeux tout ça. Mais malgré les polémiques, il y a tout de même eu des moments forts durant cette soirée bling bling, qui ont eu l'heur de mettre un peu de baume au cœur des internautes.
Pour commencer, la superstar Beyoncé a fait son grand retour sur le tapis rouge du Met, après dix ans d'absence.
Il faut dire que la chanteuse était la coprésidente de cette édition, et qu'elle se devait de faire un come-back magistral. Elle a donc compté sur le doigté d'Olivier Rousteing pour briller parmi les quelque 450 illustres invités, et est apparue dans une robe-squelette entièrement incrustée de cristaux, rehaussée d'une imposante cape de plumes. Sur sa tête trônaient une coiffe scintillante et des bijoux signés Chopard. Dramatique? Absolument, puisque la traîne a nécessité l'aide de six personnes pour son transport. Artistique? On vous laisse juge.
En choisissant de mettre une tenue signée Olivier Rousteing à l'honneur, l'interprète de Halo a voulu honorer les liens qui l'unissent depuis longtemps au créateur français.
Mais ce n'est pas tout! Les fans de la chanteuse ont également pu apercevoir tout son clan, posant fièrement à ses côtés. Blue Ivy, 14 ans, a ainsi fait ses grands débuts au sein de l'événement caritatif dans une tenue blanche bouffante couleur crème. Ces dames étaient escortées par le rappeur Jay-Z. De quoi tourner le Met en une véritable affaire de famille!
Queen Bee a d'ailleurs exprimé toute son émotion lors d'une interview pour Vogue, déclarant: «C’est irréel parce que ma fille est là. C’est incroyable de pouvoir partager ça avec elle».
Beyoncé au Met:
Rihanna et A$AP Rocky
Puisqu'on parle justement d'affaires de famille, un autre couple iconique a pointé le bout de son nez, faisant tourner toutes les têtes. Il s'agit bien entendu de la chanteuse Rihanna et d'A$AP Rocky, dont les looks étaient très attendus.
La boss de Fenty Beauty s'est montrée bien plus soft qu'en 2015, où elle avait déboulé dans une immense robe jaune canari signée Guo Pei, qui lui avait valu des mèmes infinis. Bon, et personne n'a oublié sa silhouette papale signée Maison Margiela par John Galliano, pour l’exposition «Heavenly Bodies: Fashion and the Catholic Imagination», en 2018.
En 2025, c'est son ventre de femme enceinte qu'elle avait mis à l'honneur, dans un costume en laine sur mesure conçu par Marc Jacobs.
Cette année, pas de chichis; Rihanna a débarqué au Metropolitan Museum of Art vêtue d'une robe chatoyante signée Margiela Couture par Glenn Martens, somme toute assez simple. Riri ressemblait tout de même un peu à une jolie lampe de salon dans ce look, mais il n'en fallait pas moins pour illuminer la soirée.
Ce qui a fait la petite différence? Certainement la coiffure Art déco monumentale inspirée de l’architecture médiévale flamande, si l'on en croit Gala. A ses côtés, A$AP Rocky s'est fait relativement discret mais était d'une élégance chirurgicale dans un look Chanel imaginé par Matthieu Blazy, mêlant manteau rose structuré, détails satinés et camélia couture.
A n'en point douter, cette année, le Met est plus que jamais une affaire de famille.
(jod)
