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Harry et Meghan menacés d'être dépouillés de tous leurs titres

Un député conservateur du Parlement britannique réclame de priver le prince Harry et son épouse Meghan Markle de leurs titres royaux via «l'option nucléaire».
Un député du Parlement britannique réclame de priver le prince Harry et son épouse Meghan de leurs titres royaux via «l'option nucléaire».IMAGE: WATSON

Un député britannique menace Harry et Meghan de «l'option nucléaire»

Les réactions et les prises de position s'enchaînent depuis la publication de Fin de règne, le livre polémique du journaliste Omid Scobie, et ses révélations sur les soi-disant «racistes royaux». Au point que le sujet s'apprête à finir sur la table du Parlement britannique.
04.12.2023, 16:5904.12.2023, 18:16
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Il était prévisible que le dernier bouquin à charge contre les Windsor, Fin de règne, provoque son lot de scandales et de spéculations passionnées. Ce qui était moins attendu, en revanche, c'est qu'une mauvaise traduction néerlandaise déclenche une tentative de priver définitivement Harry et Meghan, les duc et duchesse de Sussex, de leurs titres royaux.

Souvenez-vous: la semaine passée, la version néerlandaise du livre d'Omid Scobie se retrouvait retirée en urgence des rayons des librairies des Pays-Bas et de Belgique. Motif officiel, selon les éditeurs? Un «problème de version». Officieusement, la version néerlandaise mentionnait en toutes lettres le nom des deux «racistes» royaux ayant formulé des «inquiétudes» quant à la couleur de peau d'Archie, le bébé à naître de Meghan.

Les coupables présumés? Des membres seniors de la famille royale. Et non des moindres. A en croire le journaliste Omid Scobie, il s'agirait du roi Charles et de Kate Middleton en personne.

L'option «nucléaire»

Bien qu'Harry et Meghan n'aient pas confirmé ces accusations ni même pris position publiquement, cette énième polémique royale est celle de trop pour le député Bob Seely. Le conservateur a annoncé ce week-end dans les colonnes du Mail on Sunday recourir à une mesure oubliée et pour le moins... drastique.

«Dans les prochaines semaines, je présenterai un projet de loi au Parlement visant à dépouiller le duc et la duchesse de Sussex de leurs titres royaux»
Bob Seely, dans Mail on Sunday.

Ouh! Mais par quel moyen magique? «Je ne suis pas républicain et je soutiens la monarchie, mais après le dernier épisode de querelle du couple avec le reste de la famille royale, je pense que le Parlement et le Conseil privé devraient envisager une option nucléaire», écrit-il avec véhémence dans le tabloïd britannique.

Alors non, par «option nucléaire», Bob Seely n'entend pas rayer le manoir de Montecito et ses occupants de la carte en y larguant une bombe atomique. Le député fait allusion au «Titles Deprivation Act», loi controversée héritée de la Première Guerre mondiale destinée à priver les nobles allemands ennemis de leurs titres royaux britanniques, afin d'éviter tout embarras aux Windsor.

«Mon objectif est simple: si quelqu'un ne veut pas faire partie de la royauté, c'est une décision que nous respectons – mais il ne doit pas conserver ses titres et ses privilèges, s'il saccage une institution qui joue un rôle important dans la vie de notre nation»
Bob Seely, dans Mail on Sunday.

«De toutes les allégations d'Omid Scobie, l'utilisation de la race pour diffamer la famille royale est la plus insidieuse et la plus toxique. La garantie de laisser une odeur de stigmatisation et impossible à prouver lorsqu'elle est fausse. C’est l’insulte fourre-tout de l’ère moderne», s'insurge le député.

En conséquence:

«Plus tôt le duc et la duchesse deviendront simplement M. et Mme Sussex, mieux ce sera pour nous tous»
En guise de conclusion, dans le Mail on Sunday.

Bob Seely n'est pas le seul homme politique à s'exprimer sur les dernières mésaventures de la monarchie. Citons aussi l'ancien premier ministre, Boris Johnson, qui allègue dans une tribune publiée dans le Daily Mail que «le soi-disant raciste royal», a probablement tenu «une conversation tout à fait innocente et tout à fait normale», qui se tient à «chaque fois qu'une famille attend un bébé».

Mentionnons également l'ancien chef de la Commission pour l'égalité raciale et des droits de l'Homme, Sir Trevor Phillips, qui a qualifié ces allégations de «non-sens». «Je pense qu'il n'existe aucune famille de couleur dans le monde où cette conversation n'a eu pas lieu», clame à son tour le travailliste sur la chaîne Sky News, en prenant en exemple son propre petit-fils métis.

Les derniers éléments de l'enquête

Que Meghan et Harry soient liés ou non à ces révélations, l'enquête suit son cours pour comprendre comment diable deux versions distinctes d'un même livre ont bien pu être publiées. L'auteur, Omid Scobie jure toujours «sur sa vie, sur la vie de sa famille» qu'il s'agit d'une erreur et non d'un coup marketing. Quant à l'une des deux traductrices, contactée la semaine passée, elle assure qu'elle n'a fait qu'interpréter ce qui était écrit noir sur blanc:

«Je traduis ce qui est devant moi… Je ne les ai pas ajoutés»

Selon le Times, la version finale du livre d'Omid Scobie parvenue chez l'éditeur néerlandais quelques semaines avant sa publication ne nommait pas les deux membres de la famille royale au centre de la «querelle raciale». Toutefois, il semblerait que la version préliminaire, elle, faisait bien figurer les noms en toutes lettres. Les deux traductrices se seraient simplement penchées sur la version antérieure du manuscrit, plutôt que le texte approuvé final.

Réunion royale en vue

Du côté des Windsor, sans surprise, le mot d'ordre est silence et prudence. Selon l'une des fameuses «sources proches du Palais», il n'est pas encore question de «pourparlers de crise» à ce stade. Charles III, en déplacement à Dubaï la semaine passée pour inaugurer la COP28, et son fils William, qui a assuré ses propres engagements royaux au Royaume-Uni, ne se sont pas encore rencontrés en personne pour discuter des mesures à suivre.

«Les conversations auront lieu et les décisions seront prises avec soin, temps et professionnalisme, plutôt que de manière précipitée pendant le week-end»
Une source proche du Palais, au Telegraph.

Les hauts responsables de la Firme devraient se réunir cette semaine pour de la suite à suivre. «Toutes les options», y compris un recours juridique, seront envisagées, dit-on.

Harry de retour au tribunal

En parlant de justice, l'impétueux fils cadet Harry s'apprête à s'y frotter une nouvelle fois cette semaine. Alors que des menaces institutionnelles pèseront bientôt sur son précieux titre nobiliaire, le duc de Sussex entame une bataille judiciaire de trois jours devant la Haute Cour de Londres.

Ce nouveau combat portera sur le volet «sécuritaire». Pour rappel, le duc conteste la décision du ministère de l'Intérieur de ne pas lui offrir le «même degré» de sécurité de protection personnelle lors de ses visites au Royaume-Uni, depuis son retrait de ses fonctions royales et son déménagement à l'étranger.

Décidément. Un vrai lundi comme on les aime pour les Sussex. Un peu plus tôt, les médias royaux se sont fait les gorges chaudes de la décision du duc Hugh de Grosvenor, ami commun des couples royaux et parrain à la fois de George et d’Archie, de ne pas convier les Sussex à son mariage en juin prochain.

Bah... y'a des semaines comme ça.

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