La fiancée de Donald Jr donne des «maux de tête» aux Trump
C'était des fiançailles on ne peut plus «présidentielles». Un cadre digne de conte de fées, Camp David, lieu historique et prisé des présidents, niché dans le parc national de Catoctin Mountain, dans le Maryland. Une bague de huit carats, d'une perfection rare et dotée d'un diamant exceptionnel, choisie amoureusement par Donald Trump Jr (pourtant pas vraiment réputé pour sa délicatesse), en amont d'un week-end en amoureux, pour fêter l'anniversaire de sa douce.
Bref, tous les ingrédients étaient réunis pour que Bettina Anderson, 39 ans, la relativement récente petite amie du fils aîné du président des Etats-Unis, accepte cette demande en mariage. Bingo. Après avoir fuité dans Page Six, la nouvelle a été confirmée par Donald Trump lors d'une cérémonie à la Maison-Blanche.
BREAKING NEWS:
— Laura Loomer (@LauraLoomer) December 16, 2025
President Trump just announced at the White House that his son @DonaldJTrumpJr and his girlfriend Bettina Anderson are getting married! They just got engaged.
Congratulations to them both. pic.twitter.com/psb38nTGla
C'est une pluie de bénédictions, messages enthousiastes et autres félicitations surexcitées qui s'est abattue comme des dragées sur les futurs mariés.
Il semble loin, le temps où la garde rapprochée MAGA du président et de sa famille sondait avec méfiance les réseaux sociaux de Bettina Anderson. Il y a un an tout pile, en effet, alors que les rumeurs d'une liaison entre le fils prodigue et cette native de la clinquante Palm Beach commencent à tourbillonner, de nombreuses sources confient leurs inquiétudes que la jeune femme ne provoque des «maux de tête» à l'administration.
En cause? Bettina, pourtant décrite comme une «républicaine convaincue» par ses proches, ne serait pas assez de droite. Entendez: de la droite dure. En 2020, la jeune femme avait manifesté son soutien en faveur du mouvement Black Lives Matter et enjoint ses compatriotes américains à respecter les mesures sanitaires pendant la pandémie de Covid-19 sur son compte Instagram.
Il n'en fallait évidemment pas plus pour mettre le petit monde MAGA sens dessus dessous.
Maux de tête en vue
Pourtant, force est de constater que Bettina Anderson a fait ses preuves et son trou au sein du clan, en jouant les gendres idéales. Même papa Trump, qui s'est toujours montré pointilleux avec les compagnes de son fiston (la légende raconte qu'il lui a «désigné» sa première épouse, Vanessa, et désapprouvait le look de sa seconde fiancée, Kimberly Guilfoyle), est cette fois-ci «satisfait».
Une source de People.
La dernière recrue des Trump n'a manqué aucune occasion de manifester son enthousiasme à la perspective de rejoindre la famille politique la plus puissante d'Amérique. Depuis un an, Bettina est de tous les évènements, pointe régulièrement le bout de son nez dans le Bureau ovale, inonde ses réseaux sociaux de selfies familiaux et commente avec enthousiasme les publications Instagram de ses beaux-frères et belles-sœurs.
«Elle a compris qu'elle devait rester belle, immobile et se soumettre à tout ce que font les Trump», lâche une source de People. «Elle a réussi à s'adoucir suffisamment pour être acceptée.»
C'est comme ça que ça marche, chez les Trump.
Malheureusement pour Bettina Anderson, ses mois d'efforts pour «s'assagir» ont été quelque peu bousculés. Car l'annonce grandiloquente de sa future union avec Don Jr, ce mardi, coïncidait également avec la publication d'une vaste enquête du New York Times sur les origines de la fortune de Jeffrey Epstein - le sujet sensible par excellence de l'administration Trump.
Vous vous demandez sans doute quel peut bien être le rapport entre une riche influenceuse de Palm Beach et un obscur financier décédé dans sa cellule il y a six ans, et vous aurez raison.
Le fait est que sur les 8500 mots que compte l'article, le nom d'«Anderson» ressurgit autour du 8100e. Celui d'Harry Loy Anderson Jr, le défunt père de Bettina, un ancien banquier et philanthrope qui aurait involontairement contribué à faire de Jeffrey Epstein le monstre que l'on connait aujourd'hui.
En 1999, selon le New York Times, Anderson aurait en effet écrit une lettre de recommandation en faveur de Jeffrey Epstein aux autorités des îles Vierges américaines, assurant que le pédophile condamné était «un homme d'une intégrité irréprochable» et «jouissait d'une excellente réputation dans notre communauté».
Cette recommandation a ouvert la voie au financier pour installer sa société sur l'île et obtenir, ainsi, des avantages fiscaux importants - ainsi qu'un écrin idéal pour installer son vaste réseau de trafic sexuel, sans être inquiété.
Harry Loy, comme on le surnommait à l'époque, est décédé à l’âge de 70 ans en 2013. Il reste connu pour avoir jamais été le plus jeune président de banque des Etats-Unis, en prenant les manettes de la Worth Avenue National Bank à 26 ans en 1970.
Une chose est sûre: alors qu'elle est sans doute déjà en train de plancher sur sa robe de mariée et la couleur de la tourte montée, la future Madame Trump se serait bien passée de ces obscurs rappels de l'Au-delà en guise de cadeau de fiançailles.
Affaire à suivre.
