«Une piste de bowling»: il dézingue la pelouse de la finale
La pelouse du Stade de New York New Jersey, où se disputait dimanche la finale de la Coupe du monde, a été vivement critiquée tout au long de la compétition en raison de sa qualité.
Habituellement, un terrain synthétique est utilisé pour les matchs des Giants de New York et des Jets de New York en NFL. Du gazon naturel a été installé spécialement pour la Coupe du monde.
Au fil du temps, la nouvelle pelouse a semblé s'améliorer grâce au travail des jardiniers. Elle était cependant encore loin d'être un billard dimanche à l'occasion de la finale.
Le terrain était relativement sec, ce qui a ralenti le jeu. Il était également dur, le ballon y rebondissant alors excessivement au lieu de glisser naturellement. La qualité variait aussi selon les plaques, certaines zones affichant des teintes particulièrement inhabituelles.
Bref, un terrain loin des standards d'une finale de Coupe du monde, comme l'a souligné le champion du monde allemand Christoph Kramer sur la chaîne ZDF quelques minutes avant le coup d'envoi du match.
Kramer s'est montré encore plus sévère: «Je n'ai jamais joué sur un terrain comme celui-là. On dirait une piste de bowling sur laquelle on aurait posé un tapis».
La pelouse est bien sûr la même pour tout le monde. Les deux nations doivent composer avec ces désagréments. Mais pour une équipe comme l’Espagne, dont le jeu repose sur la possession et les passes, encore plus que l'Argentine, c’est un véritable désavantage.
«Au final, en tant que joueur, on ne peut bien sûr pas dire que c’est la faute de la pelouse. Il faut accepter les conditions. Mais bien sûr, c’est plus difficile aujourd’hui pour l’Espagne, qui se définit par sa maîtrise du ballon. (...) C’est un tout autre style de football sur cette pelouse», a assuré Kramer.
Au final, l’Espagne s’en est plutôt bien sortie. Dominante tout au long de la partie, elle s’est imposée 1-0 après prolongations face à l’Argentine pour décrocher sa deuxième étoile.
(t-online/roc)

