Beckham pourrait jouer un mauvais tour à Infantino
L’UEFA s’est de nouveau exprimée ce week-end au sujet de la présidence de la Fédération internationale de football (Fifa). Ses 55 associations membres réclament une «personnalité respectée et rassembleuse, issue du monde du football, avec une vision et une expérience de direction» pour succéder à Gianni Infantino.
Selon l’instance européenne, les jours du Valaisan à la tête de la Fifa sont comptés. Ses excuses n'auraient pas convaincu. Cependant, à moins d’un mois de la date limite de dépôt des candidatures, fixée au 18 novembre, aucun candidat ne s’est encore déclaré pour défier Infantino lors de l'élection prévue en mars 2027 à Rabat, au Maroc.
Le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin, a renoncé à se présenter, tout comme Nasser Al-Khelaifi et Victor Montagliani, un temps pressentis pour le poste. Arsène Wenger ne semble pas non plus être une option envisageable. L’ancien entraîneur d’Arsenal travaille en étroite collaboration avec Infantino en tant que directeur du développement mondial du football et est déjà âgé de 76 ans.
Mais l’UEFA n’a pas dit son dernier mot. Depuis quelques jours, un nouveau nom circule pour faire barrage au Valaisan, et il est des plus prestigieux: David Beckham.
Son profil différent semble particulièrement intéressant pour les associations européennes. A 51 ans, l’ancien international anglais est copropriétaire et président de l’Inter Miami. Il a convaincu Lionel Messi de rejoindre la Floride et dispose d’un solide réseau mondial. Passé notamment par Manchester United et le Real Madrid au cours de sa carrière, il est devenu une marque internationale et bénéficie également d’un important rayonnement en Asie.
Beckham porte par ailleurs un regard critique sur la Fifa. En 2015, il avait qualifié les scandales de corruption qui éclaboussaient l’organisation de «répugnants». Selon Sky, son nom circule dans les hautes sphères du football comme celui d’un possible rival d’Infantino. En coulisses, certains affirment qu’il ne serait pas opposé à une telle candidature.
Si David Beckham venait effectivement à se lancer dans la course à la présidence, la victoire serait toutefois loin d’être acquise. Gianni Infantino bénéficie encore d’un soutien solide, notamment en Afrique, mais aussi dans certaines régions d’Asie et d’Amérique du Sud. L’Europe a donc besoin de bien plus qu’un nom prestigieux: elle doit trouver un candidat capable de rallier des voix au-delà de ses frontières.
