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Mondial 2026: analyse de l'Iran, probable adversaire de la Nati

Granit Xhaka et les Suisses vont très probablement défier l'Iran en 16es de finale du Mondial.
Granit Xhaka et les Suisses vont très probablement défier l'Iran en 16es de finale du Mondial. image: watson

Le probable adversaire de la Nati a un atout majeur

La Suisse va très probablement défier l'Iran, le vendredi 3 juillet à Vancouver (5h heure suisse) en 16es de finale du Mondial. Les Iraniens excellent dans un domaine particulier.
27.06.2026, 16:0927.06.2026, 19:10

L'adversaire de la Nati en 16es de finale du Mondial se précise. Selon les calculs du site belge Klinkt, les Helvètes défieront l'Iran (90,3 % de chances) le vendredi 3 juillet à Vancouver (5h heure suisse).

Les Iraniens ont terminé troisièmes du groupe G, derrière la Belgique et l'Egypte. Pour que leur place en 16es de finale soit validée, il faut encore attendre les derniers matchs de poule des autres groupes. La Suisse sera définitivement fixée sur son adversaire dimanche matin.

Switzerland's Johan Manzambi, center, celebrates with teammates Breel Embolo, front, Djibril Sow, left, and Ruben Vargas after scoring the second goal during the World Cup Group B soccer match be ...
Les Suisses ont terminé premiers de leur groupe, avec sept points en trois matchs. image: Keystone

Celui-ci sera donc très probablement l'Iran. Fait cocasse: la «Team Melli», son surnom, peut se qualifier sans avoir gagné un seul match. Elle a terminé cette phase de poules avec trois matchs nuls et trois points. Le goal-average, avec peu de buts marqués et peu de buts encaissés (3-3), reflète le style de jeu des Iraniens.

«Leur organisation défensive est un atout majeur», souligne le média World Soccer Talk.

«Ce système privilégie la stabilité défensive et les transitions rapides, s'appuyant sur un bloc bas pour gêner les adversaires avant de lancer des contre-attaques fulgurantes.»

Face à des adversaires habitués à dominer, la Team Melli défend avec un bloc bas particulièrement bien organisé. C'était le cas contre la Belgique (0-0), une équipe qui ressemble à la Suisse. L'Iran a «fermé le jeu en 5-4-1», s'est montré «hermétique» défensivement et a «joué les contres et les coups de pied arrêtés», décrit L'Equipe, qui parle également d'intentions offensives «minimalistes».

epa13054977 Kevin De Bruyne of Belgium in action during the FIFA World Cup 2026 group stage match Belgium against Iran, in Los Angeles, USA, 21 June 2026. EPA/CHRISTOPHER TORRES
Les Iraniens ont brillé défensivement contre la Belgique de Kevin De Bruyne. image: Keystone

Fox Sports met aussi en avant cette rigueur tactique défensive iranienne, qui a fait merveille contre les Belges (zéro but encaissé):

«L'Iran a également fait preuve d'intelligence en limitant les centres belges à de longues zones, et lorsque le ballon atteignait la surface iranienne, la défense était suffisamment bien placée pour le dégager.»

Mais la Team Melli – «qui excelle dans la récupération du ballon haut sur le terrain», selon World Soccer Talk – ne fait pas que défendre. Quand elle se procure de rares occasions, elle a le talent pour les convertir. A l'image de son but – finalement annulé pour un très léger hors-jeu – contre la Belgique, «sur une superbe combinaison qui a ridiculisé la défense belge», écrit L'Equipe.

L'auteur de ce but non-valable? Mehdi Taremi, la star de cette sélection. L'avant-centre (33 ans), actuellement à l'Olympiakos et passé par l'Inter et Porto, est la pièce maîtresse offensive des Iraniens. Même s'il n'a pas encore marqué dans ce Mondial. The Guardian dresse un portrait élogieux de Taremi:

«C'est un attaquant infatigable qui contribue également aux efforts défensifs. Sa plus grande force réside dans sa capacité à se projeter dans le dos de la défense adverse et à se retrouver seul face au gardien. Dans ces situations, il est toujours prêt à marquer ou à s'écrouler au moindre contact pour obtenir un penalty.»
epa13040390 Iran forward Mehdi Taremi in action in the second half during the FIFA World Cup 2026 group stage match Iran against New Zealand, in Los Angeles, USA, 15 June 2026. EPA/CHRIS TORRES
Mehdi Taremi compte 58 buts pour 107 sélections avec l'Iran.Image: keystone

Un Iranien moins connu brille dans cette Coupe du monde, et sera à surveiller de près par la Nati: le latéral droit Ramin Rezaeian (36 ans). Il est le meilleur buteur de la Team Melli (deux buts, et une passe décisive) et domine plusieurs autres statistiques intéressantes, au sein de l'équipe: plus grands nombres de centres, de cassages de ligne (tentés et réussis) et de solutions offertes aux coéquipiers.

Un troisième homme se distingue dans cette formation: le gardien Alireza Beiranvand (33 ans). Celui qui dispute sa troisième Coupe du monde est en état de grâce en Amérique du Nord. A l'image de son arrêt exceptionnel face au Belge Maxim De Cuyper.

L'arrêt en vidéo

Vidéo: twitter

Des ressources mentales et une mission

Cette équipe d'Iran a aussi prouvé qu'elle a des ressources mentales, qui peuvent être décisives. Notamment de la résilience, en revenant deux fois au score contre la Nouvelle-Zélande (2-2). Et de l'abnégation: un but annulé et une barre transversale dans les arrêts de jeu contre l'Egypte, quand les Iraniens poussaient pour aller chercher la victoire et la deuxième place du groupe.

Et puis, en Amérique du Nord, les Iraniens sont en mission. Le contexte très tendu avec les Etats-Unis (la guerre, les problèmes de visas, l'obligation de déplacer son camp au Mexique) semble donner envie à la Team Melli de se surpasser. Les Helvètes affronteront des joueurs surmotivés.

Stérilité offensive et inexpérience

Malgré toutes ses qualités, l'Iran – 21e au classement Fifa – n'est pas un crack du football mondial, et la Nati (16e) part favorite. Si elle défend bien, la Team Melli est nettement plus empruntée quand il s'agit de faire le jeu. En moyenne, dans ce Mondial, elle n'a la possession que 37% du temps, ce qui fait d'elle l'une des équipes qui porte le moins le ballon (36e sur 48).

Egypt's Mohamed Salah (10) controls the ball during the World Cup Group G soccer match between Egypt and Iran in Seattle, Friday, June 26, 2026. (AP Photo/Manu Fernandez)
L'Iran laisse généralement le ballon à l'adversaire, comme ici contre l'Egypte. Image: keystone

Une autre statistique prouve cette passivité en phase offensive: l'Iran n'est que 34e sur 48 quant au total de solutions offertes par des coéquipiers, c'est-à-dire les appels de balle. Et certaines sélections derrière les Iraniens dans ce classement n'ont pas encore joué leur dernier match de poule.

World Soccer Talk résume parfaitement les limites offensives des Iraniens:

«Leur forte dépendance aux contre-attaques peut les rendre vulnérables s'ils sont menés au score en début de match»

A la Suisse, donc, de tout faire pour ouvrir le score. D'autant que même si les représentants de la Team Melli sont résilients et combatifs, ils sont inexpérimentés à ce stade de la compétition: ce duel contre la Suisse serait leur premier match dans une phase à élimination directe en Coupe du monde, en sept participations.

La Nati, elle, connaît ces matchs couperets. Elle en a joué contre l'Ukraine (2006), l'Argentine (2014), la Suède (2018) et le Portugal (2022). Mais elle n'en a plus gagné depuis... 1954. Sur le papier, elle sait comment corriger cela le 3 juillet à Vancouver, très vraisemblablement contre l'Iran.

La Coupe du monde 2026 en images:
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source: sda / andre penner
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- Elle se retrouve face à un grizzli
Video: watson
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